La ville de Gheurdès produit également des tapis, mais surtout des
foyers qui sont considérés également comme provenant de Smyrne; ils se
rapprochent cependant des tapis de Perse, avec lesquels ils ont une
certaine analogie au point de vue de la précision du point, des dessins
et du coloris.
Les moyens de fabrication sont à peu près les mêmes que ceux employés à
Ouchak.
Cette fabrication occupe 2,000 ouvrières et 400 métiers, tissant
annuellement 10,000 mètres carrés; depuis quelques années, elle tend à
diminuer sensiblement par suite de la préférence que l’on accorde
maintenant aux carpettes du Daghestan.
Koula produit des tapis de pied connus sous le nom de tapis de prière,
d’un bon marché qui résulte soit des moyens industriels de fabrication,
soit de l’emploi du chanvre comme trame. On y confectionne des descentes
de lit d’environ 2 mètres de long sur 1 mètre de large qui coûtent de 10
à 15 francs; celles tout en laine varient de 35 à 40 fr.
Koula produit encore de petits tapis, d’un style primitif local et
d’excellente qualité, qui sont tissés par un très petit nombre
d’ouvrières de choix et font partie des trousseaux de mariage. La
fabrication en est extrêmement limitée, les prix étant trop élevés pour
le commerce.