Dès le début du fonctionnement du Comité, nous avons stipulé
expressément que, les jours de classe, il ne serait pas délivré de pain
aux enfants qui, d'après la loi, devaient se trouver à l'école.
Cette règle était dans l'intérêt, à la fois, des parents et des enfants.
Tous les enfants ne sont pas aptes à bien faire les commissions dont on
les charge, et il est préférable que ce soient les grandes personnes qui
manipulent des tickets, aient à exprimer leur désir d'accepter leur
ration de tel produit, ou d'y renoncer, etc. L'intérêt des Aliment
complet pour enfants 1 fr. 75 la enfants nous paraît encore plus à
sauvegarder. Il est indispensable qu'ils fréquentent régulièrement
l'école, si l'on veut qu'ils en tirent profit. S'ils manquent la classe
aujourd'hui, demain ils ne pourront plus suivre les explications du
maître, se dégoûteront de l'étude, se dissiperont, et chercheront
eux-mêmes toutes les occasions de faire l'école buissonnière, car
l'instruction est, après le pain, le premier besoin d'un peuple qui veut
maintenir sa place dans le monde.
D'ailleurs les parents sont, en général, inexcusables, quand ils
envoient les enfants chercher à leur place pain et denrées. Les nombreux
adultes qui ne travaillent pas disposent largement du temps nécessaire à
leurs courses. Si une mère de famille est retenue chez elle par les
occupations de son ménage, elle trouvera sans peine, une voisine qui se
chargera obligeamment de sa carte du ravitaillement.
En tout cas, le Comité Américain est trop attaché à l'intérêt bien
compris des familles les moins fortunées, pour refuser dans cette
matière son aide la plus énergique au personnel enseignant. Il rappelle
au public que, dans aucun de ses locaux de distribution, il ne sera rien
délivré aux enfants d'âge scolaire (jusqu'à 13 ans), sauf le jeudi et
pendant les vacances. Il a donné ordre aux chefs de groupe, de tenir
strictement la main à l'application de cette mesure.
Le Comité.
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