Notes 335

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Notes de bas de page:

[1] _Résumé des travaux_ de l'ex-Société centrale des sourds-muets de

1838 à 1843, par MM. Lenoir et Allibert, professeurs

sourds-muets.--Rapports sur l'état des recettes et dépenses de cette

Société dans le même intervalle de temps, par MM. Dubois et Imbert, le

premier sourd seulement, le second sourd-muet.

[2] Toutefois, il y a apparence que ces infortunés étaient mieux traités

chez les Romains, pourvu toutefois qu'ils montrassent de l'aptitude à

une spécialité quelconque, puisque nous voyons Pline citer l'un d'eux,

nommé Pedius, comme s'exerçant dans les beaux-arts.

[3] Extrait de l'_Annuaire de l'Institut des sourds-muets et des

aveugles de Bruges_, 1841, par M. l'abbé Carton, directeur de cet

établissement.

[4] Voyez la note A à la fin du volume.

[5] La maison qui fut son berceau n'existe plus. Elle était située sur

le terrain actuel de l'hospice, à l'angle des rues de Bourbon et de

l'Abbé-de-l'Épée (naguère de Clagny).

[6] Voyez la note B.

[7] Voyez la note C.

[8] Voyez la note D.--Copies authentiques de six pièces émanées des

anciennes archives du diocèse de Troyes et déposées à la préfecture de

l'Aube, précédées de la réponse de M. le chanoine Coffinet, secrétaire

de cet évêché, à M. Sainte-James de Gaucourt, secrétaire de la

Commission pour l'érection de la statue de l'abbé de l'Épée à

Versailles.

[9] En 1743.

[10] _La Revue ecclésiastique_, 33e livraison, février.

[11] Voyez la note E.--Observations d'un ecclésiastique aussi tolérant

qu'éclairé, M. l'abbé Bouchot, aumônier de l'institution des

sourds-muets d'Orléans.

[12] Éloge de l'abbé de l'Épée, par Bébian, censeur des études de

l'institution des sourds-muets de Paris.

[13] Chateaubriand a dit quelque part en parlant des sauvages de

l'Amérique:

«La conversation devint bientôt générale, c'est-à-dire par quelques mots

entrecoupés de ma part et par beaucoup de gestes, langage expressif que

ces nations entendent à merveille et que j'avais appris parmi elles.»

[14] Lettre seconde de l'instituteur des sourds-muets à M. l'abbé *** en

1772 (_Institution des sourds-muets par la voie des signes

méthodiques_).

[15] _Institution des Sourds-Muets, par la voie des signes méthodiques_.

1re partie. Page 89.

[16] La _Polygraphie_ ou _écriture universelle, cabalistique_, de

Trithème.--L'ouvrage de Comenius intitulé: _Janua linguarum reserta_

(1601).--Bécher de Spire (1661). _Character pro notitiâ linguarum

universale_.--John Wilkins, _an essay towards a real character and

philosophical_.--La _Pasigraphie_, ou écriture universelle, du chevalier

de Maimieux.--_L'anti-pasigraphie_ de Vater.--_Manuel polyglote_ de

Cambry, d'après le plan de Bécher.--_Essai pasigraphique_ de Zacharie

Nather.--_Cours de Pasigraphie_ de Schmid, ouvert en 1807 au lycée de

Dilengen.

Ces citations sont extraites de l'_Investigateur_, journal de l'institut

historique. Tome IX, 172e livraison.--Mars 1849.

[17] Une liste de leurs ouvrages serait ici bien longue. Contentons-nous

donc de citer quelques-uns, de ceux qui ont été publiés en français:

_Essai sur l'articulation de la voix,_ par Laurent de Blois, 1831.

--_La parole rendue aux sourds-muets,_ par le même.--_Tableau des

éléments de la parole artificielle et de la lecture sur les lèvres à

l'usage des sourds et demi-sourds de naissance et par accident,_ par M.

Piroux, directeur de l'institution des sourds-muets de Nancy,

1838.--_Méthode de phonologie et de labéologie,_ par le même,

idem.--_Mécanisme de la parole mis à la portée des sourds de naissance,_

par M. Vaïsse, professeur de la classe de perfectionnement de

l'institution nationale des sourds-muets de Paris.--Brochure de M.

Valade-Gabel, ancien directeur de l'institution, nationale des

sourds-muets de Bordeaux, 1839, intitulée: _Quel rôle l'articulation et

la lecture sur les lèvres doivent-elles jouer dans l'enseignement des

sourds-muets?--La parole enseignée aux sourds-muets, sans le secours de

l'oreille,_ par J. B. Puybonnieux, professeur et

archiviste-bibliothécaire à l'institution nationale des sourds-muets de

Paris, 1843.--_Mutisme et surdité ou influence de la surdité native sur

les facultés physiques, intellectuelles et morales,_ par le même, 1846.

[18] Voyez à la note F. un _certificat délivré par l'abbé de l'Épée à

Mademoiselle Blouïn,_ certificat publié par M. Piroux, directeur de

l'institution des sourds-muets de Nancy dans son intéressant journal

mensuel: _l'Ami des Sourds-Muets._ (2e année, 1839-1840.)

[19] Né le 11 avril 1715 à Péniche, ville de l'Estramadure portugaise, à

36 kilomètres de Lisbonne. D'autres placent son berceau à Berlango, dans

l'Estramadure espagnole. On appelait alors indifféremment, a-t-on

remarqué à cet égard, _juifs portugais_ ou _nouveaux chrétiens_ les

premiers Israélites venus de la péninsule hispanique et admis légalement

en France par les ordonnances de Henri II.

[20] Jacob Rodrigues Pereire, déjà cité.

[21] M. Bébian remarquait en 1827, dans son excellent _Manuel

d'enseignement pratique des sourds-muets_, que plusieurs institutions

d'Allemagne ne faisaient usage d'aucun alphabet manuel, mais qu'on y

traçait en l'air la forme des lettres comme si on les écrivait. Selon

cet instituteur éminent, les lettres ainsi tracées sont beaucoup trop

fugitives; elles supposent d'ailleurs une grande habitude d'écrire sur

le papier et ne peuvent être par conséquent d'aucune utilité pour les

premières leçons.

[22] Voyez à la note G:--1º ma lettre au directeur de l'institution

nationale des sourds-muets de Paris sur la _dactylologie _ de M.

Leménager; 2º celle que j'ai adressée à la Commission consultative de

cet établissement sur la _dactylographie_ de M. Ch. Wilhorgne.

[23] _Institution des Sourds-Muets_, chap. 1, pag. 9-10.

[24] C'est par ce moyen que le père Vanin avait commencé l'éducation des

deux sœurs sourdes-muettes.

[25] Il a fait paraître un grand nombre de traductions d'ouvrages

anglais qui lui étaient commandés par des éditeurs, des lettres sur la

dactylologie et un mémoire publié par le _Journal de Physique_, en

1770.--Il avait, en outre, formé lui-même quelques élèves, parmi

lesquels se distinguait une demoiselle de Rennes, dont Le Bouvier

Desmortiers cite quelques écrits.--La _dactylologie_ était l'instrument

favori de ce sourd-muet très-remarquable, auquel nous sommes redevables,

dit-on, de l'adoption de ce mot grec.

[26] Ce moine anglo-saxon passe pour avoir composé le premier un travail

méthodique ayant trait au langage doigté.--Il a pour titre _Loquela

digitorum_, art d'exprimer les nombres par la position des doigts sur

les mains ou des mains sur le corps. Il se compose d'un texte très-court

et n'ayant guère que l'étendue d'une des pages du _Magasin pittoresque_

(16e année), et de 55 figures. Les 36 premières expriment les nombres

avec les doigts seulement et constituent ainsi ce que l'on est convenu

d'appeler la _dactylonomie_; les 19 autres, relatives à la _Chiromamie_,

empruntent leur signification aux diverses positions des mains.

Des savants font remonter de pareils systèmes à une haute antiquité. Ils

en citent pour preuves un assez grand nombre de passages des auteurs

anciens, sacrés et profanes.

[27] _Paralipomenn_, lib. III, cap 3, tome XVI de la collection de ses

œuvres, page 462.--_De utilitate ex advertis capiendâ_, lib. II, cap.

7, tome II de ses œuvres, pag. 73.

_De subtilitate_, lib XIV, pag. 425 (édition de Bâle, 1622).

[28] _Extrait de la vie de saint François de Sales_, par Marsollier.

Paris, Dufour, 1826. Tome 1er, livre 5e, page 394.

[29] J'ai été induit en erreur, comme beaucoup d'autres, quand j'ai

écrit autre part qu'il était muet de naissance.

[30] C'est ce que m'a assuré, du moins, M. Coquebert de Montbret, homme

fort instruit, membre sourd-muet de la Société Asiatique, qui, en 1847,

a, par son testament, légué non seulement sa fortune, mais sa riche

bibliothèque à la ville de Rouen. Voyez la note H où il est parlé de ce

legs d'après les _Annales de l'éducation des Sourds-Muets et des

Aveugles_, publiées par M. Edouard Morel, 4e année, 4e volume,

1847.

[31] J'ai lu dans l'_Illustration_, 3 novembre 1849, nº 349, vol. XIV,

que M. de Carignan, frère aîné du Comte de Soissons, qui était bègue,

eut pour percepteur M. de Vaugelas. La grande occupation de ce dernier

pendant quatre ans fut de lui enseigner les plus ingénieuses

décompositions des mots pour lui en faciliter la prononciation. Le

maître étant mort de chagrin de voir ses efforts échouer devant les

organes rebelles de l'élève, un Italien nommé Vicenzio Barini prit sa

place. Le nouvel instituteur imagina un moyen de lui faire prononcer et

assembler quelques lettres on ne sait comment. D'après Armand de

Barenta, à qui j'emprunte cette note, il ne paraît pas que M. de

Carignan en ait mieux profité.

[32] Ce traité, dont Locke, Leibnitz, Fontenelle, dans son éloge de

Leibnitz, et le célèbre philosophe écossais Dugald Stewart, faisaient un

grand cas, était devenu si rare, en 1834, qu'une société de bibliophiles

de Glascow, connue sous le nom de _club Maitland_, résolut d'en faire, à

Edimbourg, tirer, au nombre de cent exemplaires seulement, une nouvelle

édition réservée à ses membres. L'Institution nationale des Sourds-Muets

de Paris, grâce aux soins éclairés de M. Edouard Morel, alors son

secrétaire-bibliothécaire, est parvenu à s'en procurer un, malgré

l'énormité du prix, 120 francs.

[33] Il comptait déjà treize ans, et avait reçu un commencement

d'instruction de M. Lucas aîné, entrepreneur des bâtiments du Roi pour

les ouvrages de plomberie, quand il fut mis en pension, le 26 octobre

1750, chez Pereire, quai des Augustins, par le duc de Chaulnes, son

parrain.--Selon M. Coquebert de Montbret, ce sourd-muet, fils d'un

maréchal des logis des chevau-légers de la garde, aurait été l'oncle de

notre grand orateur Berryer.

[34] Voir son _Dictionnaire de Musique_, art. _Chant_.

[35] Voici le commencement de quelques vers de La Condamine, qu'une

considération inconnue ne permit pas, dit-on, d'inscrire sur le tombeau

de Pereire:

Pereire! ton génie et tes puissants secours

Ont rendu la parole à des muets nés sourds!

Des muets ont parlé!.......

Saboureux de Fontenay avait répondu par une dissertation remarquable aux

questions de ce savant. Peu importe, d'ailleurs, l'époque précise! A

quoi notre frère d'infortune devait-il d'être arrivé à cette supériorité

de connaissances qui excitait l'admiration générale? L'abbé de l'Épée

pense que c'était bien plus à la lecture qu'à l'habileté de son maître

Pereire.

[36] Voir l'_Encyclopédie_ et ses _Lettres sur les Sourds-Muets_.

[37] Voir son _Traité des Sensations_.

[38] Voir sa _Dissertation sur la manière d'apprendre à parler aux

muets_.

[39] C'est seulement comme instituteur et non pas comme savant que je

considère ici Pereire.--Il mourut à Paris, en 1780, revêtu du titre de

membre de la Société Royale de Londres, et fut enterré dans le cimetière

des juifs portugais, à La Villette.

[40] L'abbé de l'Épée a supprimé, par modestie sans doute, quelques

expressions de cette lettre qui s'adressaient à lui.

[41] Toutes les pièces furent fournies en latin de part et d'autre.

[42] Léopold Loustau a exposé au salon de 1839 un grand tableau qui

représente saint Pierre guérissant un boiteux;--en 1840, le _Sermon de

Jésus-Christ sur la Montagne_, dont le ministre de l'intérieur a fait

l'acquisition;--en 1844, _Jésus enfant parmi les docteurs de la loi_,

tableau donné par le ministre à la chapelle du lycée de Strasbourg et

pour lequel le jeune artiste a obtenu une médaille d'or;--en 1842,

_Jésus-Christ bénissant les petits enfants_, tableau commandé par le

ministre pour servir de pendant à ce dernier;--en 1845, l'_Apparition de

Saint-Nicolas devant Constantin le Grand_, tableau placé par ordre du

ministre dans la cathédrale de Haguenau (département du Bas-Rhin), dont

le saint est le patron;--en 1846, _Bonaparte quittant l'Égypte pour

venir sauver la France_. Il est accompagné des généraux Murat, Lannes,

Marmont, Berthier, Andréossy et de deux savants, Monge et Berthollet.

Loustau excelle également dans les portraits, dont il reçoit chaque jour

de nouvelles commandes.

[43] La comtesse de Courcel, sa nièce, ne l'évalue qu'à 7 ou 8,000 fr.

[44] _Revue ecclésiastique_, 33e livraison, février.

[45] Voyez la note 1.(44)

[46] Mlles Cornu, Trumeau, Vissera, Duhamel et Lefebure.

[47] Il était alors âgé de soixante-quatre ans.

[48] La date du 1er août n'a été connue de l'auteur de la note que

depuis les informations faites par ordre du ministère.

[49] Voyez à la note J la différence entre les mots _sourd-et-muet_ et

_sourd-muet_.

[50] Cette pièce a été donnée à M. Théodore Tarbé, par Mesd. Moreau de

Vormes, ses parentes, petites-filles de M. Moreau de Vormes, avocat au

Conseil, à qui elle était adressée.

Elle se trouve maintenant entre les mains de M. Amant, artiste aimé du

public, du théâtre Montansier, qui possède une magnifique collection

d'autographes des souverains qui ont régné sur différentes nations, des

savants les plus illustres, des plus profonds génies, des hommes les

plus vénérables, les plus remarquables, des célébrités féminines enfin

qui ont brillé sur la scène du monde.

[51] Des témoins prétendaient avoir vu la lentille; c'étaient la

nourrice de Joseph de Solar, la maîtresse de pension de l'île

Saint-Louis et un maître d'école de Toulouse.

[52] Plus tard M. Tronçon-Ducoudray avoua à M. Bouilly, auteur du drame

de _l'Abbé de l'Épée_, que l'instruction du procès, modifiant son

opinion, avait achevé de le convaincre que l'élève du célèbre

instituteur était bien véritablement l'unique rejeton mâle de la noble

famille qui le reniait. Il l'entretenait même si souvent de cette cause,

dans laquelle il n'avait pu qu'admirer l'ascendant irrésistible des plus

douces vertus unies à la philanthropie la plus chrétienne, qu'il n'avait

pas peu contribué à échauffer l'imagination si vive et l'âme si sensible

de son interlocuteur dont il soutenait et affermissait les pas après

l'avoir présenté lui-même, en 1787, au barreau français. On n'ignore pas

que Tronçon-Ducoudray, déporté à la Guyane, paya, dans la suite, de sa

liberté et de sa vie, la gloire d'avoir défendu la reine

Marie-Antoinette au tribunal révolutionnaire.

[53] Ce maître d'école de Toulouse a été accusé d'avoir suborné ses

écoliers pour les engager à ne pas reconnaître le sourd-muet en

question.

Le 2 décembre 1772, il reçut Guillaume-Jean Joseph, sourd-muet, né à

Clermont le 1er novembre 1762, et il marqua sur son registre la

sortie de cet enfant au 2 septembre de l'année suivante.

[54] Extrait du rapport du procès Solar, fait le 5 juin 1792 et jours

suivants à l'audience publique du second tribunal criminel, établi par

la loi du 14 mars 1791, et séant à Paris, au Palais de Justice, par

Jean-François Eude, juge à ce tribunal, sur l'appel de la sentence

définitive rendue au Châtelet de Paris le 8 juin 1781.

C'est par le plus grand des hasards que cette pièce est tombée tout

récemment entre mes mains. Sur ma demande, des recherches, relatives à

ladite annulation, avaient été faites jusque-là, mais infructueusement,

dans les minutes du greffe de la cour d'appel, au greffe du tribunal de

première instance et aux archives nationales.

[55] Il n'est, selon le rapporteur, autre que Pierre-Hyacinthe-Joseph,

fils de Matthias Pinchon de la Motte, employé dans les Pays-Bas aux

travaux des mines.

[56] On a remarqué qu'elle a varié dans ses déclarations sur Joseph.

Pour se justifier, elle disait que c'était sur la foi d'autrui qu'elle

croyait qu'il était son frère, mais que, devant la justice, elle devait

à la vérité de déclarer qu'elle ne le reconnaissait pas. C'est pour

cette raison que, par l'organe de son tuteur, celui-ci a formé contre

elle une demande en communication de l'inventaire fait après le décès de

la comtesse de Solar. C'était, selon lui, un moyen d'arriver ainsi à

faire reconnaître judiciairement l'état de Joseph et son identité avec

le comte de Solar.

[57] Depuis lors, nous apprend le rapporteur par _post-scriptum_, Me

Avril, défenseur de Cazeaux, lui fit donation, à sa mort, de tous ses

biens, pour le dédommager du tort involontaire que sa compagnie lui

avait fait éprouver. Cette donation, évaluée à 200,000 fr., et qui

consistait principalement en une jolie maison, sise aux environs de

Brunoy, donna lieu au mariage de Cazeaux avec Caroline de Solar.

[58] Voici la distribution des rôles:

L'ABBÉ DE L'ÉPÉE Monvel.

JULES Mad. Vanhove-Talma.

DARLEMONT Grandménil.

SAINT-ALME Damas.

FRANVAL Baptiste aîné.

DOMINIQUE Dazincourt.

MAD. FRANVAL Mad. Suin.

CLÉMENCE, SŒUR DE FRANVAL Mlle Mézerai.

MARIANNE Mad. Lachassaigne.

[59] L'abbé Sicard fut réintégré dans ses fonctions le 22 nivôse an

VIII.

[60] Voyez à la note K un extrait de mon allocution au banquet

anniversaire de la naissance de l'abbé de l'Épée, le 11 décembre 1842.

[61] Voyez à la note L la lettre de ce professeur, en date du 14 mai

1845.

[62] Une autre nièce de ce bienfaiteur de l'humanité est morte le 24

décembre 1844, à l'hôpital Necker, salle Sainte-Adélaïde, où elle

occupait le lit nº 29. Elle était dans le plus complet dénûment.

[63] Roger Ducos, député des Landes, nous apprend dans son rapport et

son projet de décret sur l'organisation de six établissements pour tous

les sourds-muets de la république, à Paris, à Bordeaux, à Rennes, à

Clermont, à Grenoble et à Nancy, d'après les décrets des 28 juin 1793

(vieux style) et 9 pluviôse, que le 23 pluviôse le statuaire de Seine,

sourd-muet, avait offert à la Convention nationale, par l'organe d'une

citoyenne, le buste de Mutius Scevola, par lui sculpté, et qu'il avait,

en outre, fait don à la même assemblée de ceux de Lepelletier et de

Marat.

[64] Il venait d'être proclamé successeur de l'abbé de l'Épée par

l'unanimité des suffrages à l'issue d'un concours public ouvert à

l'effet de recueillir cet héritage de gloire et de bienfaisance. Afin

d'apprendre sous cet illustre maître à régénérer moralement ces

malheureux, il avait été envoyé de Bordeaux, où il dirigeait une école

de sourds-muets, fondée en 1786, à l'instar de celle de Paris, par M.

Champion de Cicé, archevêque de cette ville.

[65] Le décret de l'Assemblée nationale fut converti en loi par la

sanction royale le 29 du même mois.

[66] L'article Ier du décret des 10-14 septembre 1791 était ainsi

conçu:

«Le nom de l'abbé de l'Épée, fondateur de cet établissement, sera placé

au rang de ceux des citoyens qui ont le mieux mérité de l'humanité et de

la patrie.»

L'art. 2 lui assigna la totalité du local et des bâtiments des

Célestins.

Il devait l'occuper concurremment avec les jeunes aveugles sur lesquels

les travaux de Haüy commençaient, dès cette époque, à attirer

l'attention publique.

[67] Alphonse Esquiros.--Revue de Paris.--_Les sourds-muets de Paris_.

Novembre 1844.

[68] D'autres arrêtés ministériels ont plus tard élevé d'abord de 60 à

80, puis de 80 à 100, le nombre des places gratuites réservées aux

sourds-muets indigents dans l'Institution de Paris.

[69] Voyez à la note M quelques détails sur l'origine du bâtiment

concédé aux jeunes sourds-muets et sur sa situation actuelle.

[70] Rennes.--Clermont.--Grenoble.--Nancy.

[71] Le rédacteur était M. Valade-Gabel, à qui furent adjoints MM. E.

Durieu, ancien directeur général de l'administration des cultes, et Hyde

de Neuville, ancien ministre de Chartes X, qui avait émis, le premier,

un semblable vœu, lequel ne doit point surprendre quiconque a été à

même d'apprécier, de près ou de loin, ses nobles qualités.

[72] Le nouveau rédacteur est M. Puybonnieux, professeur et

bibliothécaire-archiviste de l'Institution nationale des sourds-muets de

Paris.

[73] Entre autres, Mlle Courtois; l'abbé Salvan, élève et ami de

l'abbé de l'Épée, ancien instituteur en second à l'Institution des

sourds-muets de Paris; l'abbé Dujardin, curé de Bry-sur-Marne, près de

Nogent-sur Seine, que le comte de Romanet, sourd-muet, m'avait désigné

comme un des amis les plus dévoués de l'admirable rédempteur de mes

frères d'infortune.

[74] Ils sont de M. Audet de la Mésenquère, maître-ès-arts et de pension

à Picpus, ancien professeur de belles-lettres et membre de l'Académie de

Châlons-sur-Marne.

[75] Voyez à la note N les vers composés à cette occasion sous ce titre:

_le Sourd-Muet_, par un de nos frères les plus distingués, Pélissier,

aujourd'hui professeur à l'Institution nationale de Paris.

[76] Molière.

[77] Voyez à la note O la demande textuelle des mandataires

sourds-muets, adressée à M. Dupin aîné.

[78] Voyez la note P.

[79] Écrite en allemand.

[80] M. le comte de Montalivet.

[81] Voyez à la note Q les pièces fournies à l'appui de la proposition

de MM. Lassus, architecte, et Auguste Préault, statuaire.

[82] M. l'abbé Olivier, curé de Saint Roch, venait d'être promu à cette

dignité.

[83] Viro--admodum mirabili--sacerdoti de l'Épée--qui fecit exemplo

Salvatoris--mutos loqui--cives Galliæ--hoc--monumentum dedicarunt--Natus

1712--Mortuus 1789.--Préault, 1840.

[84] MM. le baron de Gérando, le duc de Doudeauville, Gueneau de Mussy,

Camille Périer, le duc de Praslin, administrateurs.--MM. Feuillet, Droz,

Michelot, de Cardaillac, Raynouard, Abel Remusat, Burnouf, Sylvestre de

Sacy, Frédéric Cuvier, membres du conseil de perfectionnement.

[85] Un comité, chargé du soin de remplir les intentions des

sourds-muets de toutes les écoles, de tous les pays et de toutes les

professions, et composé de M. Ferd. Berthier et de dix membres, MM. A.

Lenoir, Forestier, Boclet, Peyson, Mosca, Gouttebarge, Gire, Deruez,

Gouin et Doumic, avait arrêté, dans sa séance du 15 novembre 1834, que

cet anniversaire serait célébré, chaque année, par un banquet, auquel

les amis des sourds-muets seraient admis.

Cette fête annuelle est devenue le germe de leur Société centrale, dont

il est fait mention dans les prolégomènes de ce livre.

[86] Les comptes-rendus des banquets des sourds-muets, réunis pour fêter

les anniversaires de la naissance de l'abbé de l'Épée, se trouvent chez

le libraire Hachette.

[87] La position de l'auteur de ce livre ne lui permet pas de combler

ces deux lacunes.

[88] Les poésies de Pélissier ont paru depuis et ont obtenu un succès

complet.

[89] Gouin a obtenu, depuis, une mention honorable à l'Exposition

universelle de Londres.

[90] Maloisel, chef de l'atelier des tourneurs à l'Institution nationale

des Sourds-Muets de Paris, est inventeur d'une machine qui, se

substituant à la main du sculpteur, produit, comme par enchantement, des

bustes, des statuettes, en quelque matière que ce soit, en marbre, par

exemple, en ivoire, en fer, d'après un modèle qu'on a sous les yeux,

sans qu'il soit besoin de recourir à aucun des instruments usités,

jusqu'à ce jour, pour les travaux de cette nature.

[91] Leclerc a réussi, après des essais réitérés, à imprimer un

mouvement presque sans fin à une machine quelconque, de quelque force

qu'elle soit, sans recourir à la vapeur. Il n'attend plus que l'examen

d'un jury spécial pour enrichir l'humanité de sa précieuse découverte.

[92] La médaille porte cette inscription:

L'Abbé de l'Épée: sa vie, son apostolat, ses travaux, sa lutte et ses succès · 第 140 / 141 题