Pièces de vers auxquelles donne naissance l'inauguration de la
statue de l'abbé de l'Épée, à Versailles. Improvisation poétique du
sourd-muet Pélissier, avec épigraphe du sourd-muet Lenoir.--Le
conseil municipal autorise le maire à accepter le monument, et
adresse des remercîments aux commissaires, aux souscripteurs et au
statuaire.--La commission sollicite en vain de M. le Ministre de
l'intérieur, par l'intermédiaire de M. le préfet, une dernière
subvention pour solder ses comptes.--Relevé définitif des recettes
et dépenses.--Tribut de regret de la commission à quatre de ses
membres décédés.--Ses remercîments à M. le préfet Aubernon.--Elle
décerne une médaille au statuaire Michaut.--Désir des souscripteurs
sourds-muets de voir leurs noms imprimés dans les journaux, afin de
constater leur reconnaissance pour l'abbé de l'Épée. La commission
ne peut que faire lithographier des listes générales.--Conclusion:
sept vœux émis; trois encore à exaucer, une statue dans
l'Institution, berceau de l'art d'élever les sourds-muets; deux
inscriptions, l'une, sur la maison modeste où il naquit, à
Versailles; l'autre, sur la maison modeste où il commença à
enseigner, à Paris.
A l'occasion de l'inauguration de la statue, plusieurs pièces de vers,
plus remarquables, en général, sous le rapport de l'intention que sous
celui du talent, parurent dans les journaux de Seine-et-Oise.
Notre poëte sourd-muet, Pélissier[105], voulut chanter, à son tour, cet
envoyé du ciel, et, plus heureux, il réussit à le faire dans la
véritable langue des dieux.
Ses vers ont pour épigraphe cette pensée d'un de nos frères:
Élever des statues aux grands hommes, c'est léguer
à la postérité de sublimes leçons.