Le général: «Certainement, c'est parce qu'ils ont peur.»

Dérigny: «Ils comprendraient aussi bien les bonnes paroles et les bons

traitements, et ils aimeraient leur maître comme je vous aime, mon

général.»

Le général: «Mon bon Dérigny, vous êtes si différent de ces Russes

grossiers!»

Dérigny: «A l'apparence, mon général, mais pas au fond.» Le général:

«C'est possible; nous en parlerons plus tard; à présent, partons.

Appelez Hélène et les enfants.»

Tout était prêt: le courrier venait de partir pour commander les chevaux

au prochain relais. Chacun prit sa place dans la berline; le temps était

magnifique et le général de bonne humeur, mais pensif. Ce que lui avait

dit Dérigny lui revenait à la mémoire, et son bon coeur lui faisait

entrevoir la vérité. Il se proposa d'en causer à fond avec lui quand il

serait établi à Gromiline, et il chassa les pensées qui l'ennuyaient,

avec une aile de volaille et une demi-bouteille de bordeaux.

Le Général Dourakine · 第 6 / 177 题