Mais finissons. Aussi bien est-ce assez comme cela sur Saint-René
Taillandier et sur toute cette littérature de pièces et de morceaux
qu'il nous donne. Son livre n'ajoutera rien à l'opinion qu'on a,
depuis qu'on la lit dans la _Revue des Deux Mondes_, de cette plume de
_peine_ de Buloz. Il n'y a que la _Revue_ qui puisse récompenser par
un éloge semblable à celui qu'il fait de toute sa rédaction les
services que lui rend Taillandier.
Il faut être juste, pourtant: Saint-René Taillandier n'est pas le plus
mauvais écrivain du groupe littéraire dont il fait partie, de ce
groupe obscur, sans couleur, sans sonorité, de peu de nerf, qui s'en
va laissant sa critique sur les écrits contemporains et qu'on pourrait
appeler très bien «les colimaçons de la littérature», car ils portent
aussi leur maison sur le dos et ils la traînent partout comme les
écrivains de la _Revue des Deux Mondes_, qui ne sont jamais nulle part
que des écrivains de la _Revue des Deux Mondes_. Seulement, ce qu'ils
laissent sur les littératures est moins brillant que la trace des
colimaçons des jardins sur les feuilles vertes dépliées.
Et Saint-René Taillandier en est bien heureux! Sans cela on le
congédierait.