[446] Variante: il faut s'appliquer _ce que Lucain_.
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Nº 20 _bis_.--LES AMBASSADEURS DU ROI AU CONGRÈS, AU MINISTRE DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES A PARIS.
Vienne, le 20 décembre 1814.
Monsieur le comte,
Les questions sur la Pologne et la Saxe ne sont point encore résolues.
M. le prince de Talleyrand rend compte au roi de la communication que
le prince de Metternich lui a faite de la note que ce dernier a
adressée aux Prussiens et par laquelle il déclare: «Que le cabinet de
Vienne réprouve l'incorporation de la Saxe à la Prusse.»
M. le prince de Talleyrand a répondu par une note qui expose avec
force les principes qui doivent être suivis dans l'arrangement des
affaires de l'Europe. On attend que les Prussiens fassent connaître
leur décision. On assurait qu'ils avaient rédigé une note très forte
dans laquelle ils posent en principe que l'incorporation de la Saxe à
leur monarchie n'admettait plus de contradiction. On nous a dit que
l'empereur de Russie lui-même n'avait pas voulu que cette note fût
remise.
Lord Castlereagh ne peut cacher son embarras, mais ne s'explique
encore sur rien. L'embarras de sa position tient à ce qu'il a, dans
plusieurs circonstances, abandonné la Saxe, même par écrit; et de
plus, lorsqu'il a défendu dans les mêmes notes la Pologne, il n'a
point parlé de la Pologne _grande et indépendante_, mais seulement de
la Pologne.
Les affaires d'Italie, celle de Naples exceptée, sur laquelle rien n'a
été dit, avancent et se traitent dans un bon sens. Rien cependant
n'est encore terminé.
Les conférences sur les affaires de la Suisse ont fait des progrès et
on rédige le rapport qui doit être soumis au comité des huit
puissances. Nous aurons l'honneur de le transmettre au département dès
qu'il aura été présenté.
Agréez...
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