Là où nous passons, il y a du sang dans le ruisseau.--Là où nous
frappons, un homme peut entrer son poing--et le bras jusqu’au coude.
Un vrai fils de Kerels est, à son baptême,--ondoyé avec du sang.--On
fait, avec le couteau,--une croix sur son cercueil quand il tombe
frappé.--Alors le soleil se lève rouge sur le bois,--le jour a le visage
d’un homme blessé à mort.
Les Kerels, comme la mer, se sont rués sur les villages;--ils ont
éventré les fermiers gras.--Ils ont fait danser ensuite les femmes--en
frappant leurs couteaux l’un contre l’autre.--Leur musique était comme
du sang--qui chanterait dans des violons.
Maintenant que de rouges funérailles ont vengé leur frère,--ils
regagnent les bois.--Le couchant est toujours rouge--par-dessus les
Kerels, quand leur bois ils regagnent.