LA CHANSON DU SANG

Là où nous passons, il y a du sang dans le ruisseau.--Là où nous

frappons, un homme peut entrer son poing--et le bras jusqu’au coude.

Un vrai fils de Kerels est, à son baptême,--ondoyé avec du sang.--On

fait, avec le couteau,--une croix sur son cercueil quand il tombe

frappé.--Alors le soleil se lève rouge sur le bois,--le jour a le visage

d’un homme blessé à mort.

Les Kerels, comme la mer, se sont rués sur les villages;--ils ont

éventré les fermiers gras.--Ils ont fait danser ensuite les femmes--en

frappant leurs couteaux l’un contre l’autre.--Leur musique était comme

du sang--qui chanterait dans des violons.

Maintenant que de rouges funérailles ont vengé leur frère,--ils

regagnent les bois.--Le couchant est toujours rouge--par-dessus les

Kerels, quand leur bois ils regagnent.

La petite femme de la mer · 第 27 / 43 题