Page 150, ligne 25, un _gargouillement_ de gorge...--suffoque _un
souffle de pompe détraquée_;...
Page 150, ligne 29, vie _et un flot de liquide s'épandait sous les
jupons aux pieds de la femme étendue_.
Page 165, ligne 17, couchée, _oui couchée_ dans...
Page 176, ligne 16, voulu _d'mé_.
Page 186, ligne 11, connaître _l'enfantement_.
Page 193, ligne 24, ranimaient _triomphant_, elle...
Page 231, ligne 3, était _lourde_ et...
Page 248, ligne 18, _on croit le voir_, on voudrait fuir...
Page 249, ligne 9, croyance, _le dernier appui de son âme_.
Page 250, ligne 25, confier _les intimes secrets de son cœur_.
Page 271, ligne 21, complaisante, _complice de l'adultère_...
Page 281, ligne 24, chavirer, _soulever_ et...
Page 298, ligne 18, lui, _où il est né_, où nous mourrons...
Page 303, ligne 13, femme, _bien qu'elle n'eût pas encore quarante
ans_...
Page 303, ligne 14, restée _petite_ et fanée...
Page 305, ligne 6, Elle fut _dévorée d'inquiétude_ pendant...
Page 320, ligne 12, douloureux, _ne savait que dire, elle_...
Page 328, ligne 16, Montivilliers, _à mi-chemin du village_ de
Batteville...
Page 330, ligne 17, souvent _indécise_ comme...
Page 330, ligne 19, sur _son choix_, balançant...
Page 331, ligne 3, et la fourmi.
Page 333, ligne 4, fit un _tas_ de...
Page 335, ligne 20, inutiles et bavards. Vers huit heures, etc.
Page 337, ligne 26, mouchoir _à carreau_.
Page 339, ligne 1, s'arrêta devant une petite maison...
Page 346, ligne 29, Je suis _toute seule_.
Page 348, ligne 26, mère _éperdue_, désespérée...
Page 348, ligne 28, tout, _permettrait ce mariage indigne_.
Page 349, ligne 17, par cette _catin. Elle avait pris subitement cette
détermination dernière sentant tout perdu, si elle ne tentait pas ce
suprême effort._
Page 349, ligne 19, préparatifs. _On chercha parmi les malles empilées
dans le grenier, pleines encore d'objets de toute sorte, celles qui se
trouvaient dans le meilleur état, et_ Rosalie commença...
Page 349, ligne 29, femmes _allèrent_ ensemble...
Page 351, ligne 4, répondre! _Elle avait peur de voir arriver la
mère, peur de cette entrevue avec le fils qu'elle tenait férocement,
peur de voir tous ses projets déjoués, toute sa honteuse machination
renversée._ Jeanne...
Page 352, ligne 22, monotone. _De temps en temps toute la suite de
wagons s'arrêtait devant une gare, puis repartait. Elle filait en
vomissant sa fumée, s'enfonçait sous les montagnes, ressortait dans les
plaines, passait les vallées sur les ponts._
_Tout à coup, au sortir d'un tunnel, un employé cria Rouen, et Jeanne
sentit son cœur qui battait à l'étouffer._
Page 355, ligne 1, Rosalie. _Et elle se mit en route après avoir bu sa
tasse de café au lait, obtenue à grand'peine, le personnel de l'hôtel
n'étant pas encore levé._ Il...
Page 357, ligne 1, doute. _Elle se sentait défaillir. Elle dit
pourtant_: «...
Page 357, ligne 6, moi _bien vite_ à...
Page 359, ligne 9, Goderville. _Et sa timidité s'accrut de la
crainte d'être grotesque. Elle se vit, en passant, dans la glace
d'une boutique. Il lui sembla qu'elle avait l'air d'une folle._ Elle
n'osait...
Page 360, ligne 24, situation. _Elle retourna à l'ancienne maison de
Paul et à la préfecture; on ne put rien lui dire, on n'avait rien
découvert_...
Page 360, ligne 27, faire, où _passer les heures_, n'ayant personne...
Page 365, ligne 14, qu'elle _n'osait plus rien entreprendre, qu'elle_
hésitait...
OPINION DE LA PRESSE
sur
_UNE VIE_.
_Le Réveil_, 15 avril 1883 (Paul Alexis).
«Ce livre,... c'est la vie elle-même. Ce sont des événements qui se
passent un peu partout et tous les jours. Et cela vous prend au cœur
pourtant, parce que c'est humain. Toutes les femmes croiront plus ou
moins avoir été Jeanne, retrouveront leurs propres émotions, et seront
particulièrement attendries...
«L'effet général est très grand, et le style emporte tout. Je viens
en somme d'éprouver une grande satisfaction à savourer trois cents
pages de cette prose qui me paraît plus que jamais «franche, souple et
forte». Exubérance de santé, style chaud, phrase musclée et d'aplomb,
attaches solides d'athlète, j'ai retrouvé tout Guy de Maupassant.»
_Temps_, 13 mai 1883.
«M. de Maupassant choisit ses mots; il ne les recherche point et il
lui suffit qu'ils soient justes pour obtenir une phrase sonore et un
coloris harmonieux. Cette belle simplicité, si sûre d'elle-même, donne
un grand charme à ses descriptions; quelques traits caractéristiques
vivement saisis et fortement exprimés lui suffisent...
«Quelques qualités qu'il y ait dans _Une Vie_, M. de Maupassant est
supérieur à cette œuvre. Pourquoi son tableau est-il si violemment
poussé au noir? C'est ce pessimisme qui a empêché Flaubert de se
renouveler, c'est lui qui frappe M. Zola d'incapacité psychologique.»
_Revue des Deux-Mondes_, 1er août 1884, «Les Petits Naturalistes» (F.
Brunetière).
«Tous les défauts qu'exige l'esthétique naturaliste, M. de Maupassant
les a, mais il a aussi quelques qualités qui sont assez rares dans
l'école. Ainsi, j'ose à peine l'en féliciter, mais il y a chez lui
quelques traces de sensibilité, de sympathie, d'émotion: dans le _Papa
de Simon_,... dans _Une Vie_... Comme Flaubert, il manque surtout de
goût et de mesure. Sans cela, sans quelques pages qui semblent une
gageure, _Une Vie_ serait presque une œuvre remarquable. C'est sans
doute une bien simple et bien banale histoire; elle se laisse lire
toutefois; et, voulant en parler, j'ai pu la relire sans ennui. Mal
équilibré, mais soutenu par la solidité, si je puis ainsi dire, de
trois ou quatre scènes principales, l'ensemble a de la carrure et
respire une certaine puissance.»
_Revue Bleue_, 21 avril 1883 (Maxime Gaucher).
«M. Guy de Maupassant a placé en tête de son dernier roman, _Une Vie_,
cette épigraphe: «L'humble vérité.» Humble, c'est déjà un progrès. La
vérité était moins humble, n'est-ce pas? dans la _Maison Tellier_. Vous
verrez que le réalisme--il faut dire aussi que M. de Maupassant n'est
qu'un demi-réaliste--finira par quitter les bas-fonds et les cloaques.
«Le titre du roman, _Une Vie_, indique assez qu'ici nous avons une
existence entière, ou peu s'en faut... Les personnages principaux sont
peints de main de maître et se détachent avec un singulier relief...
La série de tableaux que fait défiler devant nous M. de Maupassant est
l'œuvre d'un styliste et d'un coloriste bien remarquable.»
_Le Figaro_, 25 avril 1883 (M. Philippe Gille).
«Je ne sais jusqu'où l'opinion publique va porter le succès de ce
roman, succès qui ne peut être douteux, mais ce que je tiens à dire
avant d'entrer plus amplement dans l'analyse de ce procès-verbal
minutieux et émouvant de la vie d'une créature humaine, c'est que son
auteur vient de faire un grand pas et s'est placé sur un terrain assez
élevé pour que sa personnalité s'y puisse détacher nettement.
«M. Guy de Maupassant, qui a commencé comme élève de Zola, vient de
sortir de l'école.»
* * * * *
Liste des modifications:
Page 64: «prêt» remplacé par «près» (Lorsqu'il fut tout près)
Page 346: «songait» par «songeait» (elle songeait à tous les
secrets)
Page 358: «recontrer» par «rencontrer» (elle pourrait rencontrer Paul)