[Note 389: Etienne Carneau, né à Chartres en 1610, entré
dans l'ordre des Célestins en 1630, mort en 1671. Ayant
été-guéri de la fièvre par le _vin émétique d'antimoine_, il
composa en faveur de cette panacée, et contre ses ennemis,
_la Stimmimachie, ou le grand combat des médecins modernes
touchant l'usage de l'anti-moine, poème histori-comique_, dédié
à Messieurs les médecins de la faculté de Paris, par le sieur
C. C. Paris, Jean Paslé, 1656, in-8. M. Viollet-Leduc possédoit
un exemplaire de _la Stimmimachie_. Il en a parlé dans sa
_Bibliothèque poétique_, p. 545; mais il ne semble pas avoir
connu la pièce reproduite ici, et qui est une preuve que le goût
du bon Célestin pour le vin ne s'arrêtoit pas au vin émétique.
Quand il mourut, le P. Carneau étoit revenu aux idées pieuses.
On le voit par l'épitaphe qu'il se composa lui-même en latin et
en françois. Nous ne l'avons trouvée que dans le petit volume de
Bordelon: _le Livre à la mode, ou Diversitez nouvelles_, Paris,
1696, in-8, p. 241, où elle est donnée d'après une histoire
manuscrite des Célestins. Voici l'épitaphe françoise; nous vous
ferons grâce de la latine, dont celle-ci, du reste, n'est que la
traduction:
Ci-gît qui, s'occupant et de vers et de prose,
A pu quelque renom dans le monde acquérir:
Il aima les beaux-arts; mais, sur toute autre chose,
Il médita de plus celui de bien mourir.]
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_La Pièce de cabinet._