Je sens que je meurs quand je pense que je t’aime.
Lorsque j’ai été heureux par toi, je suis tenté de dire que ma vie était
centuplée; mais ce n’est pas cela: elle était vraiment changée. Il y
avait un dieu en moi; j’éprouvais son sublime plaisir, dont j’ai connu
la grandeur à ma déception quand j’ai tenté de le traduire en notre
pauvre langue... Il est parti, le dieu, en m’emportant le meilleur de ma
vie. Je me sens affaibli. Aujourd’hui, par exemple, c’est à peine si
j’ai de quoi souffrir; mais la vérité, plus triste, est que je ne
souffre même pas. C’est le vide. Tu ne sauras jamais...