institutions ne sont plus en état de fonctionner parce qu'elles ne
répondent plus à l'état actuel de la population. Non seulement la
ruine complète de la draperie condamne le «membre» des tisserands à ne
jouir que d'une existence illusoire, mais l'introduction d'industries
nouvelles et le dépérissement d'industries anciennes sont incompatibles
avec le retour aux cinquante-deux métiers traditionnels. Tout cela,
d'ailleurs, importe peu. Au fond, personne ne songe à ressusciter
l'antique organisme municipal. On ne le rétablit que pour la forme:
la réalité qu'il recouvre n'a plus rien de commun avec lui. En fait,
ce ne sont ni les métiers, ni la collace qui gouvernent: c'est un
conseil de guerre, une sorte de comité de salut public où siègent
des meneurs calvinistes et des colonels. Le régime imposé à la ville
est purement militaire. L'esprit qui l'anime n'a plus rien de commun
avec l'ancien esprit municipal. Son but est le triomphe absolu du
calvinisme et ce sont des pasteurs qui l'inspirent et échauffent sans
relâche son fanatisme contre la majorité catholique. De persécuté,
le protestantisme se fait maintenant persécuteur. Il a la force,
grâce à quelques régiments et à l'adhésion du petit peuple, et il en
abuse. A Bruxelles, à Anvers, les mêmes circonstances produisent les
mêmes résultats. Là aussi, des «comités des dix-huit» disposent de
troupes régulières, exercent en réalité, sous le couvert des vieilles
institutions, une dictature mi-théocratique et mi-démagogique.
Vainement le prince d'Orange s'efforce de rappeler à la raison ces
fougueux zélateurs, vainement il les exhorte à la modération, au
maintien de la liberté de conscience, à l'union de toutes les forces
contre l'ennemi commun. La passion religieuse déchaînée s'en prend
maintenant à lui. Des ministres le traitent en chaire de papiste. La
prudence et les ménagements que lui impose son génie politique sont
taxés de trahison ou d'outrages à la majesté divine. Aux yeux des
calvinistes fougueux qui dominent dans les grandes villes, la cause
nationale ne compte plus. Ce qu'ils veulent, c'est le «cantonnement»
à la suisse, la liberté pour chaque grande cité d'organiser dans ses
murs et d'imposer à ses alentours la stricte et exclusive observance
de la «vraie religion». Ils ont beau voir toute la noblesse, exaspérée
par leur fanatisme, se retourner vers le roi, les provinces wallonnes,
où n'ont point pénétré les troupes protestantes et où la minorité
calviniste est impuissante, conclure la paix avec Farnèse, rien n'y
fait. Les villes persistent dans leur intransigeance jusqu'au jour où,
l'une après l'autre, bloquées par les troupes espagnoles, elles ouvrent
enfin leurs portes aux vainqueurs et subissent le sort que, depuis
longtemps, Orange leur a prédit.
CHAPITRE XI
Les villes au XVIIe siècle.
I. Le régime urbain dans les Provinces-Unies et la Belgique.--II. La
fin de la démocratie urbaine dans le pays de Liége.
I
LE RÉGIME URBAIN DANS LES PROVINCES-UNIES ET LA BELGIQUE.
Le rétablissement de la domination espagnole sur les provinces
belges, à la fin du XVIe siècle, a amené la séparation définitive
des Pays-Bas en deux États distincts. Au Nord, la république des
Provinces-Unies, qui a héroïquement défendu sa foi religieuse et son
indépendance politique, atteint bientôt à une prospérité économique
inouïe, mais qu'égale pourtant l'éclat de son développement artistique
et scientifique. Les territoires du Sud, au contraire, ramenés par la
force au catholicisme et à la monarchie espagnole, sont entraînés
dans la décadence de celle-ci; leur commerce et leur industrie
languissent, la vie intellectuelle s'y éteint et elles sont enfin
ravagées par les grandes guerres du XVIIe siècle. Si frappant pourtant
que soit leur contraste, il existe entre les deux pays un point de
ressemblance. Leurs institutions, établies ou réformées pendant la
période bourguignonne suivant les mêmes principes, présentent ici et
là les mêmes caractères généraux. Le régime urbain, en particulier,
offre de part et d'autre un spectacle presque identique, et cette
analogie de son évolution dans des milieux pourtant si différents
suffit à prouver que les transformations subies par lui répondent
à des causes profondes et inhérentes aux tendances essentielles
de la vie sociale. On pourrait caractériser brièvement ce régime,
aussi bien dans les florissantes cités du Nord que dans les
languissantes villes du Sud, en l'appelant un retour au patriciat.
Après l'effervescence révolutionnaire qui a accompagné dans les
milieux urbains l'introduction du calvinisme, l'ordre a été rétabli
partout au profit définitif de la haute bourgeoisie. Ni dans les
Provinces-Unies, ni dans les Pays-Bas catholiques, il n'a d'ailleurs
été besoin pour cela de mesures violentes. Le calvinisme définitivement
vainqueur ou définitivement vaincu, le peuple qui s'était soulevé
en sa faveur s'est retiré spontanément du pouvoir. Sous Guillaume
d'Orange comme sous Alexandre Farnèse, en pays protestant comme en
pays catholique, il abandonne l'administration urbaine au magistrat et
laisse tomber en désuétude les vieilles prérogatives politiques des
métiers. En Hollande, dès 1581, une ordonnance reconnaît formellement
l'indépendance des «régents» à l'égard de la bourgeoisie, et la même
situation apparaît à Utrecht en 1586. Désormais, la population urbaine
est dépouillée de toute intervention dans le maniement des affaires
locales. Le conseil, «la loi» de la ville, recruté dans un petit nombre
de familles riches détient exclusivement la police et la juridiction
municipales. A l'esprit démocratique s'est substitué un esprit
aristocratique et réglementaire. L'hôtel de ville, témoin jadis des
assemblées tumultueuses et passionnées de la commune, ne s'ouvre plus
qu'aux magistrats et aux fonctionnaires des bureaux. La situation est
la même dans les villes belges. Ici aussi, le pouvoir municipal s'est
concentré aux mains des riches. Si parfois il arrive encore que les
métiers s'agitent, il suffit de la moindre démonstration pour les faire
rentrer dans l'ordre. D'ailleurs, ces manifestations, car on ne peut
plus parler d'émeutes à ce propos, disparaissent après le premier tiers
du XVIIe siècle.
L'activité politique est si bien éteinte dès lors au sein des
corporations que peu à peu, soit par des règlements, soit tout
simplement par la pratique administrative, l'État ou l'échevinage
supprime les derniers vestiges qui subsistaient encore dans le régime
communal de l'organisation démocratique du XIVe siècle. Vers 1650, le
souvenir même de celle-ci a disparu. Les vieux privilèges qui l'avaient
ratifiée moisissent ignorés dans la poussière des archives[67]; sans
avoir été formellement abolis ils sont tombés lentement en désuétude.
Sous la double action de l'État et des transformations économiques,
le particularisme urbain a reculé sans cesse depuis la période
bourguignonne. Après avoir énergiquement lutté pour l'existence, il
s'est résigné à l'inévitable et les institutions qu'il soutenait et
par lesquelles il se manifestait ont nécessairement subi son sort. Au
XVIIe siècle, les villes constituent encore des personnes morales,
elles possèdent encore la prérogative de représenter le Tiers État
à l'exclusion des campagnes, mais elles se sont courbées sous la
centralisation monarchique, et à l'économie urbaine s'est substituée
l'économie nationale. Les magistrats patriciens sont désignés par le
pouvoir central, qui contrôle leur gestion dans tous les domaines. Du
vieux protectionnisme commercial et industriel il ne subsiste plus
que des vestiges sans importance. La police des marchés ainsi que les
monopoles dont jouissent encore les métiers de l'alimentation urbaine
rappellent seuls l'état de choses disparu. Mais ils ne constituent
plus que des entraves gênantes et, la plupart du temps, qu'une charge
onéreuse pour la population.
[Note 67: A Bruxelles, en 1698, le bombardement de Boufflers
ayant éventré une tour où l'on conservait des archives communales, on
découvrit les franchises accordées aux nations, dont les titres avaient
été cachés depuis longtemps par le magistrat.]
Si les villes ne dominent plus le mouvement économique, elles le
dirigent encore. C'est dans leurs murs que résident les capitalistes
et les entrepreneurs qui donnent l'impulsion à l'industrie de plus en
plus largement répandue dans les campagnes, ou qui soutiennent, comme
directeurs ou comme actionnaires, les compagnies commerciales du pays.
La bourgeoisie riche devient ainsi une classe de gens d'affaires,
de manufacturiers, de spéculateurs, dont les intérêts multiples se
mêlent à la vie nationale tout entière et cessent d'être confinés
dans le cercle étroit de la commune. Et ce qui est vrai de son rôle
économique ne l'est pas moins de son rôle politique. Elle emplit les
cadres de l'administration et siège aux assemblées d'État. Dans les
Provinces-Unies, son influence dans le maniement des affaires publiques
est péniblement contre-balancée par celle du _stathouder_. Dans les
Pays-Bas catholiques, elle possède dans les assemblées provinciales,
les seules qui subsistent au milieu de la torpeur de la vie nationale,
une part d'intervention au moins égale à celle du clergé et de la
noblesse.
Et c'est là ce qui explique que les régences patriciennes du XVIIe
siècle n'aient point eu la destinée de celles du Moyen Age. Pour
renverser celles-ci, nées à une époque où chaque ville constituait
une entité politique et économique indépendante, il suffisait d'une
simple révolution locale. Pour enlever le pouvoir à celles-là, au
contraire, il faudra une perturbation totale de l'État, puisque
l'État a absorbé les villes. Aussi, les insurrections urbaines des
temps modernes seront-elles en réalité non plus des insurrections
contre le gouvernement de la commune, mais des insurrections contre
le gouvernement national. Les cadres de la vie politique se sont
élargis comme ceux de la vie économique. Quand la démocratie marchera
de nouveau à l'assaut du pouvoir, ses revendications, ses idées, ses
moyens de propagande et de combat ne rappelleront plus en rien ceux
des communiers de jadis. Entre les révolutionnaires modernes et leurs
devanciers, on peut constater la même disproportion de forces et la
même absence de filiation qu'entre les capitalistes du Moyen Age et
ceux que la Renaissance a suscités à leur place.
II
LA FIN DE LA DÉMOCRATIE URBAINE DANS LE PAYS DE LIÉGE.
Le gouvernement démocratique s'est maintenu beaucoup plus longtemps
à Liége que dans les autres villes des Pays-Bas. Il n'y a disparu
définitivement qu'à l'extrême fin du XVIIe siècle. Mais les raisons de
sa durée justifient précisément ce que nous avons dit des motifs de sa
chute dans le reste du pays. C'est parce que les causes qui amenèrent
ailleurs la ruine du régime municipal ne se manifestèrent à Liége que
très lentement que ce régime put y atteindre un âge exceptionnellement
avancé.
Après son annexion aux États bourguignons sous le règne de Charles le
Téméraire, la principauté liégeoise avait repris son indépendance, et
avec elle ses institutions traditionnelles. Suivant les stipulations de
la paix de Fexhe (1316), le gouvernement était partagé entre l'évêque
et le «sens du pays» c'est-à-dire les États. En fait, il l'était
entre l'évêque et la «cité» de Liége. Ni le clergé, représenté par
le seul chapitre cathédral, ni la noblesse peu nombreuse et surtout
peu opulente, ne pouvaient contre-balancer aux assemblées nationales
l'action du Tiers État. Or, celui-ci était entièrement dominé par la
capitale. Le développement des charbonnages depuis le XIVe siècle,
puis, dès le début de la Renaissance, celui de la métallurgie et de la
fabrication des armes, avaient fait de Liége un des centres industriels
les plus actifs des Pays-Bas, tandis que les «bonnes villes» avaient
perdu peu à peu, à la fin du Moyen Age, leur prospérité économique.
Il en était résulté une situation analogue à celle que l'on rencontre
dans plusieurs contrées de l'Allemagne. Seule en face de l'évêque,
Liége avait entamé avec lui un duel politique dont l'issue devait
décider de la suprématie exclusive de l'un des deux adversaires sur son
rival. La cité prétendait se transformer en «ville libre», c'est-à-dire
en république municipale et secouer la souveraineté du prince. L'on
observe, dès la seconde moitié du XVe siècle, ses premiers efforts en
ce sens.
Pour se défendre, les évêques durent nécessairement s'appuyer sur
l'étranger. Ils adoptèrent en face de la cité la conduite à laquelle
les villes flamandes eurent recours contre les ducs de Bourgogne et
les Habsbourg. La situation dans le pays de Liége est donc exactement
à l'inverse de celle que nous avons constatée dans les Pays-Bas. Ici,
le prince dispose d'immenses ressources et le principe de l'hérédité
légitime son pouvoir. Là, au contraire, non seulement l'évêque ne
possède que les revenus de sa mense épiscopale, mais encore, préposé
au pays en vertu de considérations politiques ou religieuses absolument
indépendantes des intérêts locaux, aucun lien ne l'attache à ses
sujets. Souvent même ses intérêts de famille ou les conditions mises à
son élection lui imposent une conduite en opposition avec les intérêts
de ceux-ci. Manifestement, sans l'appui que lui prête tout d'abord la
dynastie bourguignonne, puis les gouverneurs espagnols de Bruxelles,
il ne pourrait tenir tête à l'opposition communale. Mais par là même
que ses droits princiers ne subsistent que grâce à son alliance avec
un souverain suspect de méditer l'annexion du pays, ils inspirent
au peuple une défiance constante. La cause du prince apparaît comme
opposée à la cause nationale, et la politique monarchique se trouve
entravée de toutes manières dans son développement.
Remarquons d'autre part que la politique urbaine ne se heurte point,
dans le pays de Liége, aux obstacles qu'elle rencontre en Flandre. Au
lieu d'une pluralité de grandes villes jalouses les unes des autres, la
principauté ne renferme qu'une seule commune puissante: sa capitale.
De plus, le tardif développement industriel de celle-ci lui permet de
s'adapter facilement aux nouvelles conditions économiques. Liége n'a
point à défendre, comme Bruges ou Gand, une position acquise et des
privilèges surannés. Dans le domaine de l'industrie, les tendances
qu'elle manifeste font songer à celles d'Anvers dans le domaine du
commerce. Elle s'ouvre largement aux gens du dehors, elle n'est
gênée ni par les monopoles, ni par les franchises que les vieilles
cités s'épuisent à maintenir au détriment du public. Au lieu de
demeurer stationnaire et de s'attacher désespérément à des privilèges
vieillis, sa population augmente sans cesse et n'éprouve pas le
besoin de se remparer dans le protectionnisme. A y regarder de près,
on peut constater que Liége ne présente plus que bien faiblement, à
partir du XVIe siècle, les caractères propres à l'économie urbaine
du Moyen Age. Elle constitue un grand centre industriel travaillant
pour l'exportation et attire à elle presque toute l'activité de la
principauté. Rien d'étonnant dès lors si elle prétend aussi s'emparer
de la direction politique du pays et réduire ses évêques au simple
exercice de leurs fonctions spirituelles.
Tel est bien, en effet, le but qu'elle s'est proposé dans le long
combat qu'elle a soutenu contre eux. Ses métiers, qui depuis 1603 ont
acquis le droit de nommer directement les jurés de conseil et les deux
bourgmestres, ne luttent point, comme en Flandre, pour la conservation
de privilèges économiques. Leur action est toute politique et leur
idéal manifestement républicain. Les longs procès qu'ils soutiennent
devant les tribunaux de l'Empire pour faire reconnaître Liége comme
ville libre, au mépris de toute vérité historique, ne laissent pas le
moindre doute sur la nature de leurs desseins. A partir du commencement
du XVIIe siècle, le conflit prend un caractère aigu par suite des
intrigues de la France et des Provinces-Unies, qui soutiennent contre
les évêques bavarois Ferdinand et Maximilien-Henri de Bavière, alliés
de l'Espagne, une agitation permanente. Deux partis se forment au
sein de la bourgeoisie: les Chiroux et les Grignoux, les premiers
se ralliant autour du prince, les seconds acharnés à le combattre.
L'anarchie s'empare de la vie publique. Les brigues électorales, la
corruption, l'intervention continuelle des résidents que la France, les
Provinces-Unies et l'Espagne entretiennent dans la cité y provoquent
des troubles de plus en plus graves. Le prince casse vainement le
règlement de 1603. Le bourgmestre La Ruelle, l'un des chefs les plus
populaires de l'opposition, est vainement assassiné en 1637. De 1649 à
1684, cinq autres bourgmestres montent sur l'échafaud.
Ce ne fut qu'à cette date, en effet, que Maximilien-Henri de Bavière
parvint à imposer à Liége une constitution qui devait durer jusqu'à
la fin de l'Ancien Régime. La France, qui avait jusqu'alors soutenu
la commune, venait de l'abandonner pour s'allier à l'évêque, et dès
lors la victoire de celui-ci était certaine. L'anarchie politique
avait créé dans la cité une situation intolérable. Les métiers, qui
n'avaient pu se maintenir que par la faiblesse du prince, se trouvèrent
impuissants devant lui dès que son pouvoir reposa sur celui du roi
de France. Ils perdirent les prérogatives politiques qu'ils avaient
conservées durant si longtemps. Ainsi, la lutte s'acheva à Liége, comme
ailleurs, par le triomphe de l'État. Il faut reconnaître d'ailleurs
que les institutions démocratiques de Liége avaient fait leur temps.
Les trente-deux métiers qui nommaient le conseil n'avaient point pu
organiser dans la ville un gouvernement stable. Peu à peu, ils étaient
tombés sous l'ascendant d'un groupe de meneurs et d'intrigants. Ils
s'étaient montrés incapables surtout de surmonter les difficultés
que créaient à la principauté les ambitions rivales de ses voisines
la France et l'Espagne. Comme il arrive habituellement des régimes
populaires, ils avaient tout sacrifié à la politique intérieure; ils
n'avaient pas compris que leurs passions et leurs intérêts laissaient
le roi de France fort indifférent, et qu'il ne s'y mêlait que pour
entretenir son influence sur la frontière des Pays-Bas. Le refus des
plénipotentiaires du congrès de Nimègue de recevoir leurs négociateurs
ne leur dessilla point les yeux, et il fallut que la catastrophe de
1684 vînt enfin leur apprendre que la politique urbaine n'était plus,
au XVIIe siècle, qu'un anachronisme et une impossibilité. Personne
ne regretta du reste le régime des métiers. On ne fit pas la moindre
tentative pour le rétablir lors de la révolution liégeoise à la fin
du XVIIIe siècle. Les idées avaient définitivement évolué, et ce fut
au nom des droits de l'homme que l'on s'efforça d'organiser alors un
nouvel état de choses.
FIN
TABLE DES MATIÈRES
Pages
AVERTISSEMENT.
CHAPITRE I
L'origine des Villes.
I.--_L'époque romaine et l'époque franque_ 1
II.--_Châteaux et cités_ 6
III.--Portus _et immigrants_ 13
IV.--_La population marchande et ses revendications
sociales_ 20
V.--_Le rôle des gildes_ 26
CHAPITRE II
Formation des institutions urbaines.
I.--_Princes laïques et princes ecclésiastiques.--La
commune de Cambrai.--Les villes flamandes_ 35
II.--_Développement du droit urbain.--Condition
des personnes et des terres dans les villes_ 43
III.--_Le Tribunal urbain.--Les échevins.--Le
conseil.--Les jurés_ 58
CHAPITRE III
Formation des institutions urbaines.
(_suite_)
I.--_Types primitifs et types dérivés de constitutions
urbaines_ 70
II.--_Le type liégeois_ 75
III.--_Le type flamand_ 82
CHAPITRE IV
L'économie urbaine.
I.--_Rapports économiques des villes avec la
campagne_ 95
II.--_La réglementation de l'alimentation urbaine et
du commerce des subsistances_ 100
III.--_Le régime de la petite industrie.--Les
métiers_ 106
IV.--_Le régime des industries
d'exportation.--Salariés et capitalistes_ 114
V.--_Caractère économique des cités épiscopales_ 126
VI.--_Densité des populations urbaines_ 129
CHAPITRE V
Les villes sous le gouvernement des patriciens
I.--_Formation et progrès du patriciat_ 136
II.--_Caractères du gouvernement patricien_ 150
CHAPITRE VI
Le soulèvement du «commun».
I.--_Décadence du régime patricien.--Premiers
soulèvements du «commun»_ 157
II.--_Le mouvement démocratique dans le pays de
Liége_ 169
III.--_Le mouvement démocratique en Flandre_ 178
IV.--_Les agitations sociales du XIVe siècle_ 187
CHAPITRE VII
Les villes sous le gouvernement démocratique.
I.--_Caractères des démocraties urbaines du Moyen
Age_ 195
II.--_L'économie urbaine sous le régime des métiers_ 203
III.--_L'organisation politique_ 214
CHAPITRE VIII
Les démocraties urbaines et l'État.
I.--_Rapports des villes et des princes avant
l'époque bourguignonne_ 225
II.--_Le conflit de la politique municipale et de la
politique monarchique au XVe siècle_ 233
CHAPITRE IX
Les villes à l'époque de la Renaissance.
I.--_Les transformations économiques et leur influence
sur le régime urbain_ 249
II.--_Les populations urbaines au XVIe siècle_ 259
III.--_Le soulèvement de Gand sous Charles-Quint_ 265
CHAPITRE X
Les villes à l'époque de la Réforme.
I.--_Mouvements sociaux et politiques provoqués par
la Réforme_ 274
II.--_Les villes sous le régime calviniste_ 281
CHAPITRE XI
Les villes au XVIIe siècle.
I.--_Le régime urbain dans les Provinces-Unies et
la Belgique_ 288
II.--_La fin de la démocratie urbaine dans le pays
de Liége_ 294
6209.--Paris.--Imp. Hemmerlé et Cie.--4-10-