«13 mars 1806.
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«Écrivez à Marmont qu'il fasse des reconnaissances depuis Palmanova
jusqu'à Cividale et Caporetto. J'ai perdu de vue les localités que j'ai
cependant bien connues; mais, autant que je puis m'en souvenir, du
moment qu'on sort de Goritz et qu'on a monté la vallée de l'isonzo, il
devient impossible de se porter sur Udine. Il n'y a aueun chemin de
voitures. Ainsi, dans toute la vallée de l'Isonzo, on ne peut arriver à
Udine que par Caporetto, par le grand chemin de Cividale, qui part
d'Isonzo, c'est-à-dire par Osopo, et enfin par Gradisca, c'est-à-dire
par Palmanova. S'il en était ainsi, mon intention serait d'avoir, sur le
chemin d'Udine à Caporetto, une place forte. Il faut donc que Marmont
fasse la reconnaissance du pays et qu'il choisisse le lieu. Ce n'est
point une place de dépôt. Ce serait une place qui renfermerait tout le
système défensif à établir dans la vallée; mais, pour cela, il faut des
localités faites exprès. S'il était impossible de trouver un site qui
fermât la vallée qui conduit de Caporetto à Cividale, alors un simple
fort dans une belle position, le plus près possible de la frontière
ennemie, pourrait suffire. Ce fort, maîtrisant la grande route, gênerait
toujours d'autant les opérations de l'ennemi, les surveillerait et
servirait de magasin naturel aux corps qui seraient placés pour défendre
le débouché de Caporetto. Il serait nécessaire de reconnaître la Chiusa
vénitienne, qui se trouve située entre la Ponteba et Osopo.
Existe-t-elle? est-elle en bon état? Que faut-il faire pour la mettre
dans le cas de fermer tout à fait la vallée et de servir d'avant-poste
à Osopo? . . . . . . . . . . . . . . . . . .»