«Paris, le 15 septembre 1805.
«Je dois vous prévenir, général, qu'en examinant la carte j'ai vu que la
route que je vous ai tracée passe à Siemmeven, ce qui est la vieille
route. Il y en a une beaucoup plus courte le long du Rhin, et qui peut
abréger de deux journées de marche. Quoique j'imagine que, pour faire ce
changement, vous n'ayez pas besoin d'ordre de moi, j'ai pensé que je
devais vous faire connaître l'avantage qu'il y avait de suivre cette
nouvelle route, puisque votre armée au lieu d'arriver à Mayence le
cinquième jour complémentaire, pourra y arriver le troisième. Je vous
préviens que l'électeur de Bavière est arrivé à Wurtzbourg le 25, et que
là cet électeur réunit toutes ses troupes. Vous devez lui envoyer un de
vos officiers pour lui faire connaître que vous êtes avec un corps de
trente mille hommes à Mayence pour marcher sur Wurtzbourg et vous y
réunir à son armée et au corps du maréchal Bernadotte.
«J'écris à M. Otto à Wurtzbourg.
«J'attends de vos nouvelles, général, et je vous engage à me donner
toutes celles que vous apprendrez.»