Le décret de l'amnistie m'ayant rendu la liberté, je repris mes

fonctions auprès de Mgr le Dauphin et de Madame, et je les suivis le

lendemain à l'Assemblée. Nous allâmes dans une loge préparée pour la

Reine, qui fut forcée, à son grand regret, d'assister à une séance

aussi pénible pour une princesse dont le coeur et l'esprit étaient à

la hauteur de son rang. Ce qui s'y passa n'était pas fait pour adoucir

ses chagrins.

Le Roi prononça, debout et découvert, le serment prescrit par

l'Assemblée; mais, s'apercevant qu'il était seul debout, il s'assit à

côté de Thouret, président de l'Assemblée, et, après avoir achevé la

formule du serment, il lui témoigna le désir le plus vif de

recueillir, comme fruit de la démarche qu'il venait de faire, le

retour de la paix et de la concorde, et qu'elle fût le gage du bonheur

du peuple et de la tranquillité de l'empire.

Thouret, les jambes croisées, les bras appuyés sur ceux de son

fauteuil, pour avoir l'air plus libre, répondit au Roi du ton le plus

insolent, faisant l'éloge de l'Assemblée et de son courage pour la

destruction des abus. Puis il ajouta qu'il n'avait plus rien à désirer

en voyant le Roi couronner le plus solennel des engagements par

l'acceptation de la royauté constitutionnelle, qui lui était déférée

par l'attachement des Français et lui était garantie par cette

immortelle Constitution et par le besoin qu'avait la nation d'une

monarchie héréditaire. Il termina son discours en assurant le Roi que

cette nouvelle régénération donnait aux Français une patrie, à lui,

comme roi, un nouveau titre de grandeur et de gloire, et comme homme,

une nouvelle source de jouissance et de sentiments de bonheur.

Il était difficile de se jouer d'une manière plus insolente et plus

indécente de la majesté royale. La Reine souffrit cruellement en

entendant un pareil discours, et elle sortit de l'Assemblée la mort

dans l'âme, ne prévoyant que trop les malheurs que l'on devait

attendre de pareilles dispositions.

Le Roi, qui se flattait encore de pouvoir, à l'ombre de cette

Constitution et à force de sagesse et d'application, profiter de

toutes les circonstances pour ouvrir enfin les yeux à la nation sur

ses véritables intérêts, déclara à la Reine qu'il allait faire tout ce

qui dépendrait de lui pour faire marcher la Constitution. Il lui

demanda, ainsi qu'à toutes les personnes qui l'entouraient, de

s'interdire toute réflexion sur les démarches que les circonstances

venaient d'exiger de lui; de ne se permettre rien de contradictoire à

la Constitution, et, conformément à un de ses articles, de ne plus

nommer à l'avenir Mgr le Dauphin que du nom de prince royal.

On ordonna un _Te Deum_ et des réjouissances publiques en action de

grâces de l'acceptation de la Constitution. On établit des jeux pour

le peuple dans les places et les carrefours, avec des distributions de

comestibles, et il y eut illumination générale dans tout Paris. Celles

des Tuileries, de la place Louis XV et des Champs-Élysées étaient

superbes. On fit tant d'instances au Roi et à la Reine pour aller voir

cette dernière, que Leurs Majestés ne purent s'y refuser. Elles y

furent en carrosse avec Mgr le Dauphin, Madame, Madame Élisabeth, le

duc de Brissac et moi. On cria souvent: «Vive le Roi!» mais sans cet

élan du coeur qui ne se commande pas, et plusieurs voix crièrent

aussi: «Vive la Fayette!» Il est remarquable qu'il n'y avait aucune

gaieté parmi toute cette multitude, dont la foule se pressait pour

jouir du plaisir de la promenade et de la magnifique illumination des

Champs-Élysées. «Qu'il est triste, me dit la Reine, que quelque chose

d'aussi beau ne laisse dans nos coeurs qu'un sentiment de tristesse et

d'inquiétude!» Elle faisait effort sur elle-même pour parler aux

gardes nationaux qui entouraient sa voiture et dissimuler sa

tristesse. Le jeune prince même, non plus que Madame, ne prirent aucun

plaisir à cette promenade, et semblaient prévoir les malheurs qu'ils

avaient à attendre d'une pareille Constitution.

Les derniers actes de l'Assemblée ne furent pas plus respectueux pour

le Roi que sa conduite précédente. Elle décréta le brisement du sceau

royal portant: _le Roi et la loi_, pour y substituer: _la nation, la

loy et le Roi_. Elle abolit les notaires royaux pour en créer de

nationaux, et elle aurait fait passer les Suisses dans les troupes de

ligne si l'on n'eût eu besoin du consentement des cantons: ce qui

obligea de renvoyer la proposition au ministre des affaires

étrangères, pour lui laisser le temps de faire une convention avec les

Suisses.

Elle condamna ceux qui rappelleraient dans les actes les titres

supprimés, comme anciennement existants, à payer le sixième de la

contribution foncière, les déclarant, en outre, incapables de posséder

aucun emploi civil ou militaire et rayés du tableau civique. Mêmes

peines pour ceux qui conserveraient des livrées, des armes et des

armoiries sur leurs maisons et sur leurs voitures. Seraient destitués

les notaires et officiers civils qui recevraient de pareilles

dénominations et qui auraient prêté leur ministère à établir des

titres de noblesse. On obligea, sous la même peine, les préposés aux

droits d'enregistrement de remettre de pareils actes aux commissaires

du Roi près les tribunaux, pour leur faire porter la peine décrétée

ci-dessus. Dans la colère qui l'emportait, M. Chabroud demanda même

que les nobles que l'on trouverait en contravention de ce décret

fussent mis pendant trois heures au carcan; mais cette demande fut

trouvée si ridicule, qu'elle tomba dans le mépris qu'elle méritait.

M. d'Estournel proposa que l'Ordre de Saint-Louis, auquel on substitua

le nom d'Ordre militaire, fût exempt du serment de catholicité, et

commun aux protestants comme aux catholiques. On se doute bien que la

proposition fut acceptée sans difficulté. Il n'en fut pas de même des

réclamations qu'adressèrent les parents des fondateurs de maisons

pieuses, pour rentrer en possession des biens donnés à titre de

réversion, en cas de destruction. Elles furent rejetées, sous prétexte

que les biens, ayant été donnés en vue d'utilité publique, devaient

rester à la disposition de la nation, sauf à légaliser et à faire

droit aux demandes particulières, d'après les clauses des actes de

fondation.

Comme l'Assemblée ne pensait à rendre aucun compte par recette et par

dépense des fonds dont elle avait ordonné l'emploi, M. Malouet fit la

motion quelle fût tenue d'en rendre compte avant la fin de la session,

pour que l'on sût positivement où avait passé le produit de toutes les

sommes qui avaient été versées entre ses mains. M. de Montesquiou

répondit que ces comptes étaient au comité, et qu'on pouvait les y

aller voir.--«Il faut les preuves à l'appui», répondit M. Malouet. A

ces mots, la rage s'emparant des membres du côté gauche, on l'injuria,

on lui coupa la parole, et l'Assemblée passa à l'ordre du jour.

La déclaration que fit ensuite le même M. Malouet pour confirmer le

refus de son suffrage à une Constitution contraire sur plusieurs

points, non-seulement à son mandat, mais encore aux principes de

l'ordre, de la liberté et du gouvernement monarchique, excita la même

fureur. Le député Lavie, véritable énergumène, après avoir accablé

d'injures les membres du côté droit, finit, dans l'excès de sa colère,

par les appeler brigands, assassins, ajoutant qu'on aurait soin de les

recommander aux provinces. Tout cela se passait au moment où M. de

Lessart, ministre de l'intérieur, apportait à l'Assemblée une

proclamation du Roi, pour inviter à abjurer tout esprit de parti et à

y substituer un esprit de paix et de concorde.

Cependant, l'influence des clubs commençait à inquiéter l'Assemblée.

Elle leur fit défense de s'opposer aux actes émanés des autorités

constituées, de présenter des pétitions et de former des députations

pour assister aux cérémonies publiques, condamnant les contrevenants à

être rayés pour six mois du tableau civique et déclarés incapables des

fonctions publiques. Mais la frayeur qu'ils inspiraient faisait agir

si mollement contre eux, que cette faiblesse les enhardissait à violer

toutes les lois lorsque leur intérêt l'exigeait.

Un huissier, ayant voulu exécuter un décret de prise de corps contre

Danton pendant l'assemblée électorale, après en avoir demandé la

permission à M. Pastoret, président, n'en fut pas moins conduit en

prison par les ordres de ce dernier, effrayé des menaces de Danton,

qui avait une grande influence dans le club des Cordeliers; et ce déni

de justice demeura impuni.

L'Assemblée termina enfin sa session. Le Roi en fit la clôture et y

prononça un discours qui ne respirait que l'amour de son peuple et le

désir de voir la paix et la concorde remplacer les troubles dont la

France était agitée. Il promit d'employer tous les moyens que lui

avait donnés la Constitution, pour en assurer l'observation, engagea

les députés, en retournant dans leurs provinces, à se servir de leur

influence pour faire respecter les lois, en prêchant la soumission aux

autorités constituées. Il les chargea, de plus, d'assurer leurs

concitoyens que le Roi serait toujours le meilleur ami de son peuple.

Thouret répondit à Sa Majesté par l'assurance de l'attachement qu'il

inspirait au peuple, grâce à son acceptation franche et entière de la

Constitution; que l'énergie de ses sentiments ne pourrait que

s'accroître par ses efforts pour le maintien de la Constitution, qui

garantissait également et la royauté et la liberté; que son

acceptation avait porté le découragement au dehors et ranimé la

confiance au dedans, et qu'il pouvait compter sur les soins des

députés pour remplir le voeu exprimé par Sa Majesté.

Le Roi sortit de l'Assemblée au milieu des battements de mains et des

cris de: «Vive le Roi!» accompagné d'une simple députation qui le

conduisit au château. Après sa sortie, Target lut le procès-verbal, et

déclara que la mission de l'Assemblée étant remplie, elle terminait

ses séances.

Avant de quitter la salle, elle reçut encore les hommages de la

municipalité, ayant à sa tête M. Bailly, qui la félicita en son nom et

au sien sur les immortels travaux qu'elle avait accomplis.

M. Pastoret, au nom de la Commune de Paris, renchérit encore sur ces

éloges, la louant sur l'avantage d'avoir établi la plus belle

Constitution de l'univers, et d'avoir effacé les traces du despotisme

par cette immortelle déclaration des droits de l'homme, qui, en

rétablissant l'égalité, avait fait ressortir cette grande vérité: que

toute la force des tyrans était dans la patience des peuples. Il

invita ensuite l'Assemblée législative à s'occuper sérieusement des

finances, dont l'embarras pouvait entraîner la ruine de la Révolution.

Au sortir de la séance, les galeries prodiguèrent leurs

applaudissements à Péthion et à Robespierre, et huèrent plusieurs de

ceux qui avaient été précédemment l'objet de leur admiration.

Le choix des députés de l'Assemblée législative ne pouvait donner au

Roi l'espoir de retirer le fruit de tant de sacrifices, pour procurer

à la France le repos qui lui était si nécessaire. On avait nommé un

grand nombre des plus violents démagogues, tels que Brissot,

Antonelle, l'abbé Mulot, Lacroix, Vergniaud, Guadet, Gensonné,

Grangeneuve, l'abbé Fauchet, Esnard, Hérault de Séchelles, Le Quinço,

Camille Desmoulins, Basire, Merlin, Chabot, Cerotti, Le Cointre de

Versailles, Couthon, Andréis, Guiton de Morveau, Quinette, Cambon,

Dubois de Crancé, Garaud de Coulon, Lacépède, Cuvillier, auteur de

l'insurrection de Brest, etc., etc., lesquels, voulant jouir à leur

tour des mêmes avantages que leurs prédécesseurs, annonçaient le

dessein de réformer ce qu'ils trouvaient encore de trop aristocratique

dans la nouvelle Constitution. Moins touchés des malheurs qu'ils

pouvaient attirer sur leur patrie que de l'espoir de se frayer le

chemin des honneurs et de la fortune, le plus grand nombre d'entre eux

avaient un désir effréné de liberté et d'égalité, et aspiraient à

établir une forme de gouvernement qui approchât tellement de celui

d'une république, que la royauté ne pût se soutenir contre leurs

efforts pour l'anéantir.

Les autres députés de l'Assemblée, tels que Ramond, Vaublanc,

Pastoret, etc., etc., lesquels eussent été membres du côté gauche de

la précédente assemblée, et qui étaient devenus du côté droit de

celle-ci, ne partageaient pas leurs sentiments, mais ils n'étaient pas

de force à résister à leurs attaques. Tout annonçait qu'il se

préparait une nouvelle révolution, qui entraînerait avec elle la ruine

de la monarchie et celle de la Constitution, en établirait une plus

populaire, dont la République serait le fondement.

FIN DU TOME PREMIER.

TABLE DU TOME PREMIER.

CHAPITRE PREMIER.

(1789)

Séjour à Versailles.--Journées des 5 et 6

octobre.--Établissement du Roi à Paris.--Continuation

de la fermentation existant dans cette ville.--Conduite

du Roi à l'égard des Parlements de Rouen et de

Metz.--Arrestation de diverses personnes. 1

CHAPITRE II.

(1790)

Jour de l'an.--Démarche de la Chambre des vacations

du Parlement de Bretagne.--Procès de M. de

Besenval.--Essai pour réunir le côté droit et le

parti modéré de l'Assemblée.--Démarche du Roi à

l'Assemblée, le 4 février, et discours de ce

prince.--Troubles dans les provinces.--Commencement

d'insurrection parmi les troupes.--Mort de M. de

Favras.--Décret pour assurer la tranquillité des

provinces.--Députation des commerçants du

royaume.--Commencement d'insurrection à

Saint-Domingue.--Autorité que s'attribuent les

districts.--L'Assemblée usurpe tous les pouvoirs et

ne laisse au Roi aucune autorité.--Mort de

l'empereur Joseph II.--Enquêtes du Châtelet et de la

Commune sur les journées des 5 et 6 octobre.--Belles

réponses de la Reine à ce sujet. 44

CHAPITRE III.

(1790)

Première communion de Madame.--Formation de

plusieurs fédérations dans diverses provinces du

royaume.--Désordre des finances.--Vente des biens

et Constitution civile du clergé.--Suppression de

tous les tribunaux du royaume.--Dénonciations

continuelles et protection accordée aux

dénonciateurs.--Institution des juges.--Troubles

dans le royaume.--Discussion sur le droit de paix et

de guerre.--Décret rendu à ce sujet. 83

CHAPITRE IV.

(1790)

Continuation des troubles dans le royaume et décret

rendu à ce sujet.--Liste civile décrétée par

l'Assemblée.--Voyage de Saint-Cloud.--Suppression de

la noblesse.--Désorganisation de l'armée.--Troubles

excités à Avignon pour opérer la réunion du Comtat à

la France.--Pétitions incendiaires accueillies à

l'Assemblée.--Protection accordée aux factieux dans

les diverses provinces du royaume. 102

CHAPITRE V.

(14 juillet 1790)

LA FÉDÉRATION. 133

CHAPITRE VI.

(1790)

Arrestations, dénonciations et décrets

désorganisateurs.--Continuation des mesures pour

anéantir l'autorité royale.--Des meurtres et des

désordres dans les diverses parties du royaume. 152

CHAPITRE VII.

(1790)

Affaire de Nancy.--Retraite de M. Necker.--Camp

de Jalès.--Nouvelle émission d'assignats. 172

CHAPITRE VIII.

(1790)

Procédure sur les événements des 5 et 6

octobre.--Conduite de l'Assemblée à ce

sujet.--Insubordination de la flotte de

Brest.--Démission de M. d'Albert de Rioms.--Nouvelle

dénonciation des ministres.--Démission de M. de la

Luzerne.--Protestations énergiques des divers

Parlements contre les atteintes portées à l'autorité

royale.--Troubles de la Martinique.--Incertitude du

Roi pour s'éloigner de Paris.--Son retour dans cette

capitale.--Démission des ministres et leur

remplacement.--Continuation des troubles. 187

CHAPITRE IX.

(1791)

Constitution civile du clergé.--Serment exigé

à ce sujet.--Refus de la plupart de ses

membres.--Persécutions qu'il excite.--Remplacement

des évêques et des curés.--Formation de divers clubs

tant à Paris que dans les provinces.--Troubles dans

les provinces du Midi.--Essai d'un club monarchique

dont les démagogues ne voulurent jamais souffrir

l'établissement. 215

CHAPITRE X.

(1791)

Départ de Mesdames. Insurrection provoquée à cette

occasion.--Nouveaux moyens employés pour échauffer

le peuple et diminuer le respect dû à la Majesté

Royale.--Nouvelles suppressions de

l'Assemblée.--Journée du 28 février.--Mort de

Mirabeau. 240

CHAPITRE XI.

(1791)

Décret sur la responsabilité des

ministres.--Violences exercées contre les

catholiques.--Arrêté des départements à ce

sujet.--Insurrection dirigée contre le château pour

mettre obstacle au voyage que le Roi voulait faire

à Saint-Cloud.--Fausses démarches du Roi par le

conseil de ses ministres.--Insultes faites à ce

prince.--Éloignement forcé de ses plus fidèles

serviteurs.--Continuation des mesures violentes de

l'Assemblée, qui ne garde plus aucune

mesure.--Rétractation de l'abbé Raynal.--Le Roi

pense sérieusement à quitter Paris. 266

CHAPITRE XII.

(21 juin 1791)

VOYAGE DE VARENNES 301

CHAPITRE XIII.

(1791)

Déclaration demandée au Roi et à la Reine

relativement au voyage de Varennes.--Les ministres

obtiennent le désaveu de sa protestation en quittant

Paris.--Lettre de M. de Bouillé à

l'Assemblée.--Délibérations des comités relativement

au Roi et au gouvernement à établir en

France.--Protestations du côté droit contre les

actes attentatoires à l'autorité royale.--Moyens

employés pour échauffer le peuple.--Décret pour

obliger M. le prince de Condé et les autres émigrés

à rentrer en France.--Autre décret relatif aux

personnes qui avaient accompagné le Roi, et

suspension des fonctions royales jusqu'à

l'acceptation de la Constitution.--Démarches du roi

d'Espagne et des autres princes de l'Europe.--Lettre

de M. de Montmorin aux ambassadeurs et ministres

dans les différentes cours.--Abolition de tout titre

et décoration.--Démarches des deux partis pour

engager le Roi à accepter ou à refuser la

Constitution.--Lettres des princes pour en appuyer

le refus.--Le Roi accepte la Constitution et va en

personne le déclarer à l'Assemblée.--Décrets par

lesquels elle termine sa session. 350

FIN DE LA TABLE DU TOME PREMIER.

Paris. Typographie de E. Plon et Cie, rue Garancière, 8.

Mémoires de Madame la Duchesse de Tourzel, tome premier Gouvernante des enfants de France pendant les années 1789 à 1795 · 第 24 / 24 段