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Depuis des mois, ils ne sont plus.
Leurs dépouilles charnelles se désagrègent dans un même sépulcre,
jusqu'au jour où, s'échappant de leurs cercueils tombés en poussière,
leurs cendres se confondront.
Mais leurs âmes vivent, et, en dépit des préjugés sociaux, en dépit même
de la sévérité qu'a pu montrer un prince de l'Église, elles doivent
avoir trouvé, dans l'au-delà, une pitié sans bornes qui leur a tout
pardonné, parce qu'elles ont immensément aimé.
Et, tant qu'il y aura des hommes sur la terre, c'est-à-dire de pauvres
êtres destinés à aimer, à souffrir et à mourir, leur souvenir et leur
nom survivront, enlacés...