bavent, maigrissent et s’interdisent les plaisirs de l’amour. C’est du
schopenhauérisme.
Les Français tournent joyeusement. Ils raillent, narguent, boivent du
champagne, se soûlent et abusent des plaisirs de l’amour. C’est du
jemenfoutisme.
Albert tourna suivant le troisième mode.
Le lendemain du jour, où, pour la première fois, il se déclara
pessimiste, il fit un petit héritage. Il ne sut d’abord s’il devait
s’en féliciter ou s’en plaindre. Mais il ne tarda pas à voir qu’il
devait plutôt s’en plaindre: il était en si beau train de mourir de
faim!
L’héritage, en tous cas, changeait-il quelque chose à sa nature?
Oh! non.
Pour avoir lancé aux quatre vents ce gros mot de _pessimiste_, ce mot
qui suppose l’âme la plus vile et les plus illégitimes souffrances,
il fallait que le pessimisme fût depuis bien longtemps _en puissance_
dans le complexus nerveux qui se trouvait être lui. On peut même aller
jusqu’à dire que l’acte de la fécondation, bâtit déjà un pessimiste,
comme il peut bâtir un poitrinaire ou un phlegmatique. Placé dans
un milieu convenable (Paris, par exemple), ce futur pessimiste se
développe, s’embellit, s’engraisse, tant et si bien, qu’il finit par
jeter le froc aux orties pour n’être plus qu’à son pessimisme. Albert
en était là. L’héritage ne lui causa donc qu’une médiocre satisfaction.
Quelques mois plus tard, comme il rêvait à sa à la fois banale et
singulière destinée, banale parce que, vue extérieurement, elle
avait été celle de milliers d’autres jeunes hommes, singulière par
la curiosité des pensées et la multitude des révoltes, il haussa
les épaules et se trouva niais d’y avoir attaché de l’importance.
Etait-il donc vrai qu’il eût agi, lutté, fait des efforts? Avait-il
vraiment voulu quelque chose? Avait-il désiré? Avait-il eu un idéal?
Oh! l’idéal! Le ridicule de l’illusion sur l’inanité du non-sens. Et
si tout cela lui était arrivé, sa vie n’était-elle pas un spectacle
lugubrement comique, appelant la pitié sans pouvoir ne pas provoquer
le rire? Il y découvrait par endroits des semblants de passions, des
accès de colère, de jalousie, d’orgueil, des envolées de noblesse,
des enthousiasmes, des croyances à quelque chose, voire des lambeaux
d’amours. Sottise! Pourquoi s’être donné la peine de tout cela? Une
seule chose restait réelle: l’affadissement.
Le pessimisme même ne lui souriait plus.
Un pessimiste pense, bouge, se démène, il a son opinion et cherche à
l’imposer, il expectore; un pessimiste est convaincu d’une vérité,
et cette vérité, quelque pénible qu’elle soit, ne laisse pas de lui
chatouiller agréablement l’intellect; un pessimiste prend intérêt à
regarder le monde: il est vrai qu’il le regarde avec un esprit de
dénigrement, mais il le regarde; un pessimiste, enfin, éprouve de la
haine, et cela seul manifeste clairement que la vitalité bout en lui,
qu’il sent, qu’il réagit, que, bien qu’avec aigreur, ses fonctions
s’opèrent, qu’il est un homme.
Albert, lui, pourrissait.
A midi, un valet entrait et lui apportait son chocolat, qu’il prenait
au lit. Par la baie, seulement alors ouverte, où la retombée des
rideaux s’éclairait soudain de transparences pourprées, la lumière
pénétrait, soigneusement triée, et lentement venait caresser la
languidesse des tentures. Tout se rosait dans la chambre avec une
étrangeté molle. Incapable de dormir plus longtemps, Albert se voyait
forcé de se lever. Il le faisait avec d’inavoués regrets, retrouvant
plein d’ennui la lassitude de l’existence. Le courrier déposait des
lettres qu’il ne lisait pas. Le monde l’inquiétait si peu, que le
bruit seul de Paris, arrivant jusqu’à ses oreilles, l’importunait. En
une sorte de cabinet turc, où des divans s’assoupissaient, il passait
les heures d’après-midi dans un vide aussi absolu que son inquiétude
maladive le lui permettait. Il cherchait à s’habituer à n’avoir plus ni
pensées, ni souffrances, à réaliser le néant vivant. Son état ordinaire
était une vague rêverie, semi-consciente, avec de longues parenthèses
dont il ne lui restait après aucun souvenir.
A cette époque, et durant un temps qu’il ne supputa pas lui-même, tout
ce qui n’était pas la _contemplation_ lui devint insupportable. Il ne
pouvait plus ouvrir un livre. Que ce fût Molière, Lucrèce, Eschyle,
Goethe, Byron, Racine, la Bible, que ce fût Jean-Jacques Rousseau
le plus parfait des stylistes, que ce fussent même de Quincey, Poë,
Dostoiewsky, les hallucinés, tout ce qui était la conception des autres
le laissait profondément dégoûté. Mais ce qui lui inspirait surtout de
l’horreur, c’était ce qui sortait de sa propre imagination: non pas
son imagination elle-même, en tant que chaos confus et voltigeant,
mais les produits formulés de son imagination. Les vers qu’il avait
jadis composés, ses essais en prose, ses paroles, ses idées, aussitôt
qu’elles prenaient le moule des mots, l’expression quelle qu’elle
fût lui causait des nausées. Il ne souffrait qu’un peu de musique.
Mystérieuse et indécise manifestation de ce qu’il y a de plus indéfini
dans l’art, la musique parvenait parfois à bercer nuageusement
l’hyperesthésie de son âme.
Un piano couvert d’une housse d’Orient s’ouvrait alors, et, sous ses
doigts longs et pâles, de fantastiques notes s’enfuyaient, zigzagantes,
à travers l’air tiède. Tous les auteurs classiques étaient bannis: ce
qui avait forme et symétrie lui répugnait. C’étaient des fragments
incompréhensibles de Wagner, ou mieux encore des improvisations
bizarres ou se mêlaient aux plus fantaisistes phrases de Chopin et
de Berlioz d’énervantes réminiscences italiennes, moites comme des
relents. Le plus souvent, il dînait chez Brébant, quelquefois chez
Véfour, à cinq heures. Puis il rentrait. Et alors, il mangeait du
hachisch.
De fantomatiques songes comme des lueurs flottantes et paresseusement
balancées, avec des froufrous d’apparitions, de suaves parfums, des
palais, des enchantements, de miroitantes splendeurs, des ogives,
des lacs d’azur, avec aurores germinant du sein d’horizons éthérés,
des finesses découpées en ciselures, des vases bleus s’épanouissant
en bouquets de fleurs rares, des cygnes, des transparences, avec des
fulgurations et de blanches mélopées moelleuses et concertantes, tantôt
perceptibles à peine, tantôt ruisselant de toutes parts, à la fois
alliciants et fuyards, sombres et clairs, dans toute la sublimité de
paradisiaques buées que ne viennent pas dissiper les brises arides
de la terrestre réalité, longuement, extraordinairement, follement
et suprêmement, l’effleuraient. C’étaient des magies de richesses et
des ensorcellements de phosphorescences. Souvent, c’étaient aussi de
muets effondrements de tout, des léthés, des abîmes ouverts. C’était,
au moins, l’évaporation en molécules invisibles du monde matériel et
la suppression des formes haïssables de la sensibilité, l’espace et
le temps. Plusieurs heures, cela durait. Puis un sommeil de plomb
remplaçait peu à peu l’encéphalique surexcitation. Le corps tombait du
divan sur le tapis, dans une prostration d’ivre-mort. Le valet, qui
attendait ce moment, ramassait le cadavre et le portait dans la chambre
à coucher, sur le lit. Il s’y réveillait le lendemain, à midi.
Ainsi passaient les jours, monotones et terribles.
Comme il sentait son intelligence non pas s’atrophier, mais se
complaire hors de toute activité, par le fait de la volonté de plus en
plus absente, Albert assistait, sans seulement savoir s’il en éprouvait
plaisir ou peine, à la ruine de son _moi_, fatale et complète. Rien ne
subsistait que les trois besoins primitifs de l’être: manger, boire
et dormir, et le besoin factice de s’empoisonner. Encore, celui-ci
rendait-il ceux-là anormaux, corrompant l’appétit, excitant la soif,
énervant le sommeil. Quant au reste, cela n’avait plus rien d’humain et
ressemblait plus à du somnambulisme qu’à de la vie.
C’était un soir roux de septembre, alors que, jaunissant, les
feuillages ont l’air de parasols chinois déployés au bout de bras
osseux qui s’en abritent singulièrement. Albert se trouva dans une
forêt, sans savoir comment il y était venu. Il vit un grand arbre. Au
pied, poussaient une multitude immense de champignons. Verts, jaunes,
gris, rouges, blafards, gros, gras, petits, pourris, mangés, ronds,
bombés, plats, coniques, violents, fades, vêtus d’une difformité
infiniment variée de teintes, de figures et d’odeurs, ils parsemaient
l’humus environnant de groupes compacts et repoussants. Sous ses
souliers, au moindre pas, il en écrasait par douzaines, qui s’épataient
doucement et débordaient en boue veule autour de ses semelles. Le chêne
ombrageait la place, magnifique. Au travers des branchages voisins,
loin, très loin, sous le ciel, lui aussi ciel d’automne, Paris.
Champignons! Paris! frappante analogie! La fatalité pesait sur Paris
comme sa chaussure sur les champignons. Or, parmi tous ces champignons,
lui, Albert, était le premier à ne pas résister. Il se trouvait le plus
moisi de tous, et, putréfait agaric, marbré de violet, déliquescent,
sale, il s’écoulait sous la pression avec des turpitudes de substance
molle.
[Illustration]
XXIV
LE SUICIDE D’ALBERT
Enfin, il décida de se tuer.
Non pas que sa tête eût déménagé; il raisonnait aussi bien que
Descartes, et il calculait son cas de la sorte:
Trois ans pion.—Une cour grise, des potaches gris, des dos gris de
professeurs et de collègues, un proviseur gris, un ciel gris aux jours
de promenade, une concierge avec un chat gris. Tristesse, abattement,
nostalgie, désirs de femmes, cauchemars grecs et latins. Noté sur
son carnet: La bêtise universelle n’a pour équivalent que la bêtise
particulière des pions.
Deux ans bohême.—Une rue noire, un garni noir, un habit noir troué
au coude, un horizon noir piqueté de becs de gaz, des pipes noires,
une brasserie noire, un chat noir. Malaise, lourdeur des yeux, vérole,
dégoûts de femmes, expédients grecs. Aphorisme: La bêtise des pions n’a
pour équivalent que la bêtise des bohêmes.
Un an poète.—Des mains blanches, une Vénus de marbre blanc, des
nuits blanches, une tragédie en vers blancs, un chat blanc sur un
fauteuil. Névrose, chimériques espoirs, fièvres, invocations de femmes,
néologismes latins. Total: La bêtise des bohêmes n’a pour équivalent
que la bêtise des poètes.
Or, ce jour-là était un samedi, jour communément consacré à Saturne.
Comme il sonnait minuit, heure communément consacrée au suicide,
le bruit des fiacres ne s’oyait plus que, de temps en temps, en un
crescendo-diminuendo solitaire. Dans le silence, de rares piétons
précipitaient des trémolos de pas. Le matou, qui s’étirait, miaulait
ou bâillait parfois longuement. Albert chargea son revolver d’un
geste philosophique. Et maintenant, qu’attendait-il? Peut-être que
le croissant lunaire eût émergé de derrière un toit, cynique et
fantasque, découpé, dentelé, cornu, bizarre, pâle ou rouge, les pointes
en scie et le rire gouailleur, afin que tout se passât suivant les
règles.
Eh bien! non, Albert n’attendait pas la lune. Il réfléchissait encore
sur son cas.
Un homme se tue pour deux motifs: ou par amour, ou par haine.
Par amour, s’il s’agit d’une femelle; par haine, s’il s’agit de
misanthropie.
Pourtant, Albert ne se tuait ni par amour, ni par haine.
Depuis longtemps, il était sec en fait d’amour. Etant pion, il sentait
comme Lamartine; étant bohême, il sentait comme Musset; étant poète, il
sentait comme Baudelaire. Aujourd’hui, ayant franchi ces trois étapes,
le cœur vide, l’âme dissoute, l’esprit désintéressé, il était sec.
En fait de haine, il n’en avait ni contre les hommes, qu’il méprisait;
ni contre sa patrie, qu’il croyait flambée; ni contre les éditeurs,
qu’il blaguait; ni contre les journaux, dont il se torchait; ni
contre Dieu, qu’il niait. Etant pion, il haïssait l’Université; étant
bohême il haïssait ses créanciers; étant poète, il haïssait Boileau.
Aujourd’hui, imperméable à toute faiblesse humaine, la passion ne
troublait plus son essentielle indifférence.
Pourquoi se tuait-il?
C’est la question qu’il se posait lui-même.
Le corps maigre, les prunelles quelque peu dilatées et luisantes,
appuyé des reins sur le clavier de son piano, il médita vingt minutes,
et découvrit qu’il était conduit au suicide par une fatalité dont
l’implacable marche l’entraînait suivant une irrésistible logique. Il
découvrit qu’un être qui en est arrivé à ne plus avoir d’autre raison
de vivre que l’argument seul qu’il vit, doit nécessairement briser le
lien tout physique qui le rattache au monde organique et retourner à
l’inorganique par le droit chemin, quand ce ne serait que pour produire
un changement dans la monotonie immense du _toujours la même chose_;
que l’homme qui n’a plus de goûts est semblable à un cadavre, qui,
l’âme étant partie, tombe en décomposition, se désagrège et disparaît,
parce que plus rien n’est là pour retenir ensemble les molécules;
que l’action du soleil sur les plantes les tire hors de la terre,
les engraisse, les couvre de feuilles, de fleurs, de fruits et de
bourgeons, mais que, s’il s’éclipse, elles s’étiolent, se rabougrissent
et meurent, et que le travail est pour le bimane ce que le soleil est
pour les plantes; que Néron, lassé de tout, mit un jour le feu à Rome
pour se donner la titillation d’un spectacle nouveau, et que, s’il
n’eût été qu’Albert, dans l’impossibilité de mettre le feu à Paris, il
se fût probablement incendié lui-même; enfin, que l’Ecclésiaste dit:
«Vanité des vanités, tout est vanité» et qu’il conseille formellement
le suicide, lorsqu’il ajoute, I, 3: «Quel avantage revient-il à l’homme
de toute la peine qu’il se donne sous le soleil?» et X, 8: «Celui qui
creuse une fosse y tombera.»
Or, Albert ayant épuisé l’une après l’autre toutes les facultés de
l’âme, à savoir: étant pion, la volonté, étant bohême, la sensibilité,
étant poète, l’entedement; n’ayant donc plus ni goûts, ni plaisirs,
ni capacités de travail, ni raffinements d’imagination, ni paroles
d’Ecriture assez fortes pour détruire l’effet des apophtegmes du sage
hébreu, se trouvait justement dans la situation de l’être sans raison,
du cadavre, de la plante, de Néron et de l’antique roi d’Israël.
_Ergo_, il se tuait.
Cependant, le revolver s’impatientait. Le chat miaulait toujours. Les
fiacres ne roulaient plus du tout. Les passants se faisaient encore
plus rares. La lune s’était enfin montrée.
Il y a bien des genres de suicides. On peut arrêter un train en marche,
se jeter en Seine, se laisser choir du haut de Notre-Dame, se priver
de nourriture,, s’intoxiquer, s’inoculer le choléra-morbus, assassiner
une famille afin d’être guillotiné, avaler du verre pilé, fumer de
l’opium, s’ouvrir les veines comme Sénèque, se transpercer comme
Caton, se pendre comme Judas, se planter des clous dans la tête, se
brûler à petit feu, entrer dans une fourmilière, s’offrir en pâture
aux crocodiles, se révolter contre les Anglais, se faire piquer par un
aspic, boire du plomb fondu, voyager chez les anthropophages, réciter
d’une seule haleine le monologue de Charles-Quint, dormir les pieds
en l’air, respirer des fleurs capiteuses, coucher avec un succube,
s’absinther ou s’asphyxier au charbon.
Albert avait choisi le revolver.
Si l’on se pend, la peau verdit; si l’on se noie, on risque de
s’enrhumer à la morgue; si l’on s’empoisonne, des gaz se forment à
l’intérieur des intestins et s’échappent en émanations putrides. Le
revolver, lui, n’altère ni la physionomie, ni les parties du corps
qui prêtent à rire. Il faut être bien maladroit pour qu’il fasse
autre chose qu’un petit trou rond à la tempe, lequel se perd sous les
cheveux. Si, par hasard, l’on tombe baigné dans son sang, la pose
ne manque pas d’une certaine noblesse. On peut même aller jusqu’à
l’éparpillement de la cervelle contre les murailles, sans être ridicule
ou anti-esthétique. On arrache des pleurs aux yeux sensibles et l’on
inspire deux ou trois passions posthumes.
Un grand feu brûlait dans la cheminée. Albert s’y chauffa un instant
les extrémités, qu’il avait glacées. Alors, attachant ses regards sur
les flammes jaunes et léchantes, il eut envie de les voir dévorer tous
ses papiers. Il fut saisir dans son bureau des liasses de manuscrits et
des lettres de femmes, et les jeta avec satisfaction au sein des bûches
embrasées.
Puis il crut devoir procéder sans autre retard à l’exécution de ce
qu’il avait décidé.
A ce moment, contre sa jambe le chat vint frotter voluptueusement
son dos arrondi. Pour la suprême fois, Albert passa ses cinq doigts
en fourchette le long de l’ondulante et soyeuse échine, et il écouta
le ronron sonore de l’animal électrique. Celui-ci frémit de plaisir
jusqu’au bout de ses longues moustaches, la queue raide et le cou arqué.
Ayant ainsi caressé son chat, Albert braqua sans émotion le revolver
contre son crâne.
Il y eut une seconde de sensation neuve, supra-terrestre, indicible.
Puis, le chat le vit presser la détente.
Fla!
[Illustration]
TABLE
I—L’initiale déveine 5
II—Première lueur de raison 11
III—Pourtant Albert prend le monde au sérieux 20
IV—Jacinthe 27
V—L’école 35
VI—Les années studieuses 42
VII—Paris 49
VIII—Le Quartier Latin 58
IX—La lutte pour la vie 66
X—En Sorbonne 81
XI—Mangeons et buvons car demain nous mourrons 89
XII—Le dépucelage d’Albert 99
XIII—La vie fiévreuse 112
XIV—Maggie 122
XV—La dèche 144
XVI—Le grand Zut 153
XVII—Comment Albert devint poète 160
XVIII—Ravissements 168
XIX—Impuissances 174
XX—Le Parnasse 180
XXI—Décrépitudes 188
XXII—Comme quoi Albert se déclara pessimiste 193
XXIII—L’évolution d’un pessimiste 203
XXIV—Le suicide d’Albert 213
[Illustration]
BIBLIOTHÈQUE
_Artistique et Littéraire_
COLLECTION D’ART
Editée sous le patronage de «_La Plume_»
[Illustration]
ŒUVRES DÉJA PARUES:
1.—=Dédicaces=, poésies, par Paul Verlaine, tirage
à 350 exemplaires numérotés: 50 ex. à 20 fr.;
50 à 5 fr. et 250 à 3 fr. (_épuisé_).
2.—=A Winter night’s dream=, (_Le Songe d’une
Nuit d’Hiver_) poème lunatique, par Gaston et
Jules Couturat, de l’Ecole funambulesque, tirage
à 250 exemplaires numérotés: 25 sur grand
Japon à 20 fr.; 25 sur papier à la forme à 5 fr.
et 200 à 3 fr.
3.—=Albert=, roman, par Louis Dumur, tirage à
500 exemplaires numérotés: 25 sur grand Japon
à 20 fr. et 475 sur simili-japon à 3 fr.
_Ces éditions ne seront jamais réimprimées._
ACHEVÉ D’IMPRIMER
_Le 5 juillet 1890, à Annonay_ (_Ardèche_)
Par JOSEPH ROYER
[Illustration]