La faune est pauvre, en dehors des petits oiseaux multicolores,

hirondelles et martins-pêcheurs; le seul gibier est le pigeon, dont

il y a plusieurs espèces, depuis le pigeon sauvage à plumage vert

jusqu'au notou, pigeon de grosse taille, que l'on ne trouve qu'en

Calédonie et aux Hébrides; enfin quelques canards, plusieurs courlis

sur le bord du rivage; le gibier à poil n'est représenté que par le

porc domestique retourné à l'état sauvage dans la brousse.

[Illustration: Un banquet de français à Port-Vila

(Franceville).--D'après une photographie.]

[Illustration: La colonie française de Port-Vila

(Franceville).--D'après une photographie.]

La température oscille, suivant l'époque, de 20 à 35 degrés; la saison

sèche, en même temps saison fraîche, va d'avril en octobre, c'est

l'hiver; la saison des pluies, ou saison chaude, va d'octobre à avril,

c'est l'été, pendant lesquels les seuls mois pénibles sont janvier et

février. Comme dans tous les pays tropicaux, la fièvre paludéenne y

est endémique, mais, particularité heureuse et toute spéciale, elle

n'y revêt jamais un caractère grave, et on ne cite pas qu'elle ait

occasionné de décès.

Les colons y sont d'autant plus sujets que leurs habitations sont plus

encaissées dans la brousse; mais au bout de deux années, le tribut

d'acclimatement est payé. L'insalubrité de ces îles a été exagérée: la

prospérité de la colonie française de l'île Vaté est là pour le

certifier.

La grande production naturelle des îles est le coprah ou noix

desséchée du coco, dont les usines de San Francisco, Sydney, Londres

et Hambourg retirent l'huile nécessaire à la savonnerie et à tous

autres emplois industriels.

La tonne de coprah coûte au producteur, colon ou coprah-maker, de 60 à

100 francs et il la vend 200 francs sur place, elle est achetée par

les usines de 250 à 300 francs. Le colon estime que chaque cocotier

produit, pendant vingt-cinq à trente ans, 2 francs par an, et aux

Hébrides, où le terrain ne manque pas, certaines propriétés possèdent

de cinquante à cent mille cocotiers en rapport.

Le coprah-maker, lui, est un enfant perdu au milieu des indigènes;

établi pour le compte d'un colon ou d'une société sur le bord d'une

plage accessible aux embarcations des navires de commerce, il amasse

toutes les noix de coco que les indigènes lui livrent contre du tabac,

de la cotonnade, articles divers de pacotille. C'est une situation peu

enviable que la sienne; d'ailleurs, ces coprah-makers sont peu

recommandables, ayant souvent un passé brumeux, et il faut dire en

vérité que toute difficulté qui surgit est le fait d'un coprah-maker,

si elle n'est le fait d'un capitaine recruteur.

On estime qu'il s'exporte 4 000 tonnes de coprah par an de l'archipel.

Après le coprah vient le café, et les producteurs français tentent,

depuis deux ans, de lancer la marque «la roussette» pour faire

connaître leurs cafés; sur place, le kilo est vendu 1 fr. 50, il

revient au colon à environ 1 franc; puis vient le maïs dont on fait

trois récoltes et quelquefois quatre par an; en comptant 20 francs le

prix des 100 kilos, un hectare rapporte aisément 2 000 francs par an;

enfin le cacaoyer et la vanille--à l'essai--paraissent devoir

rivaliser comme rendement avec les premières cultures. Mais ces

productions sont celles qui peuvent attendre longtemps en magasin

l'arrivée d'un navire ou l'occasion favorable d'un navire démuni de

fret, ou la hausse des cours sur les grands marchés; lorsque ces îles

seront plus fréquentées et mieux desservies, on pourra exploiter le

bananier, l'oranger, le citronnier; exporter les bananes et toutes

sortes de légumes.

On estime à 70 000 le nombre des indigènes de l'archipel, mais c'est

une estimation sans fondement sérieux, car si le pourtour des îles est

connu, on n'a jamais pénétré dans le centre des îles, et on ignore

absolument quelle peut être la densité de la population des «bush

men», des hommes de la brousse, vrais sauvages, toujours en guerre

avec les «seamen», ou hommes du bord de la mer, qui représentent

l'élément civilisé. Mais quelle civilisation!

La base de la société néo-hébridaise est la famille, mais avec la

polygamie et la servitude complète de la femme; l'homme n'a d'autre

occupation que la guerre, et comme malheureusement elle est

perpétuelle, c'est bien plus ce fléau que tous les autres que l'on

invoque, qui fait tomber si rapidement le chiffre de cette population.

Il n'est pas rare de voir la femme occupée à la plantation des

ignames, pendant que l'homme fait le guet. L'anarchie est complète

dans chacune de ces îles; chaque village est indépendant, comme chaque

famille l'est également; pas de chefs ni petits ni grands, c'est

l'état le plus primitif que l'on puisse concevoir. Sans doute dans

l'avenir cette race se haussera-t-elle quelque peu par le contact

permanent des Européens, mais jusqu'ici les efforts des missionnaires

ont été tout à fait superficiels, et dès qu'un indigène revient dans

son village, après un long temps passé soit dans une mission, soit

chez un colon, il s'empresse de retourner à sa barbarie. Les actes

d'anthropophagie n'ont pas complètement disparu encore sur la côte, ce

dont on peut induire qu'ils sont fréquents chez les «bushmen» de

l'intérieur; ce n'est pas la faim qui les provoque, mais presque

toujours la superstition et la tradition qui veulent qu'un ennemi

abattu soit mangé. À la fin de 1902, un père missionnaire, à

Mallicolo, ayant appris qu'un village s'apprêtait à manger le cadavre

d'un ennemi, se rendit immédiatement sur les lieux, mais ne trouva

qu'une jambe non encore passée au feu et il dut l'acheter pour que les

indigènes le laissassent l'emporter et l'enterrer.

Et maintenant la Société française des Nouvelles-Hébrides

renaîtra-t-elle une seconde fois de ses cendres? Nous l'espérons et le

désirons ardemment, car malgré les reproches qu'on a à lui faire,

c'est à elle que la France est en définitive redevable de sa situation

prépondérante aux Hébrides.

Depuis l'année 1900, une Commission étudie sur quelles bases nouvelles

l'État pourrait s'appuyer pour réédifier la Société, car il n'y a pas

seulement qu'une question de subvention, il y a aussi à établir le

mode le meilleur de contrôle, de surveillance, de direction même de

l'État vis-à-vis d'une Société à laquelle sont confiés des intérêts

patriotiques, qui a une mission quasi-officielle et qui, à deux

reprises, a sombré là où elle pouvait, où elle devait réussir. Mais

que la Commission se hâte, qu'elle n'oublie pas dans une trop longue

étude de cabinet que la devise de l'Australien est «go ahead!» et

qu'il y est fidèle.

Pour clore cette étude sur les Nouvelles-Hébrides, je citerai ces

paroles que me disait, il y a quelques mois, un colon de Franceville,

en me montrant une troupe d'enfants: «Qu'on nous laisse faire et cette

graine se multipliera; nous préparons ici un nouveau Canada, une

nouvelle Louisiane; à la mère patrie de nous protéger de son drapeau!»

Raymond BEL.

[Illustration: La rivière de Luganville.--D'après une photographie.]

Droits de traduction et de reproduction réservés.

* * * * *

TABLE DES GRAVURES ET CARTES

L'ÉTÉ AU KACHMIR

Par _Mme F. MICHEL_

En «rickshaw» sur la route du mont Abou.

(D'après une photographie.) 1

L'éléphant du touriste à Djaïpour. 1

Petit sanctuaire latéral dans l'un des temples djaïns du mont Abou.

(D'après une photographie.) 2

Pont de cordes sur le Djhilam, près de Garhi. (Dessin de Massias,

d'après une photographie.) 3

Les «Karévas» ou plateaux alluviaux formés par les érosions du

Djhilam. (D'après une photographie.) 4

«Ekkas» et «Tongas» sur la route du Kachmir: vue prise au relais

de Rampour. (D'après une photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 5

Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam à Ouri. (D'après une

photographie.) 6

Shèr-Garhi ou la «Maison du Lion», palais du Mahârâdja à Srînagar.

(Photographie Bourne et Sheperd, à Calcutta.) 7

L'entrée du Tchinar-Bâgh, ou Bois des Platanes, au-dessus de

Srînagar; au premier plan une «dounga», au fond le sommet du

Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 7

Ruines du temple de Brankoutri. (D'après une photographie.) 8

Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,

à Delhi.) 9

Le quai de la Résidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 10

La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam à Baramoula.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 11

Nos tentes à Lahore. (D'après une photographie.) 12

«Dounga» ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne

et Shepherd, à Calcutta.) 13

Vichnou porté par Garouda, idole vénérée près du temple de

Vidja-Broer (hauteur 1m 40.) 13

Enfants de bateliers jouant à cache-cache dans le creux d'un

vieux platane. (D'après une photographie.) 14

Batelières du Kachmir décortiquant du riz, près d'une rangée de

peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd, à Calcutta.) 15

Campement près de Palhallan: tentes et doungas. (D'après une

photographie.) 16

Troisième pont de Srînagar et mosquée de Shah Hamadan; au fond,

le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 17

Le temple inondé de Pandrethan. (D'après une photographie.) 18

Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 19

Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthân.

(D'après une photographie.) 20

Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, à

Delhi.) 21

Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din, à Vidjabroer. (D'après une

photographie.) 22

Le temple de Panyech: à gauche, un brahmane; à droite, un

musulman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 23

Temple hindou moderne à Vidjabroer. (D'après une photographie.) 24

Brahmanes en visite au Naga ou source sacrée de Valtongou.

(D'après une photographie.) 25

Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosquée,

à Houtamourou, près de Bhavan. 25

Temple ruiné, à Khotair. (D'après une photographie.) 26

Naga ou source sacrée de Kothair. (D'après une photographie.) 27

Ver-Nâg: le bungalow au-dessus de la source. (D'après une

photographie.) 28

Temple rustique de Voutanâr. (D'après une photographie.) 29

Autel du temple de Voutanâr et accessoires du culte. (D'après une

photographie.) 30

Noce musulmane, à Rozlou: les musiciens et le fiancé. (D'après

une photographie.) 31

Sacrifice bhramanique, à Bhavan. (D'après une photographie.) 31

Intérieur de temple de Martand: le repos des coolies employés au

déblaiement. (D'après une photographie.) 32

Ruines de Martand: façade postérieure et vue latérale du temple.

(D'après des photographies.) 33

Place du campement sous les platanes, à Bhavan. (D'après une

photographie.) 34

La Ziarat de Zaïn-oud-Din, à Eichmakam. (Photographie Bourne et

Shepherd, à Calcutta.) 35

Naga ou source sacrée de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.

(D'après une photographie.) 36

Maisons de bois, à Palgâm. (Photographie Bourne et Shepherd, à

Calcutta.) 37

Palanquin et porteurs. 37

Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche

miraculeuse. (D'après une photographie.) 38

Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la vallée du Lidar

au-dessus de Palgâm, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 39

Vallée d'Amarnâth: vue prise de la grotte. (D'après une

photographie.) 40

Pondjtarni et le camp des pèlerins: au fond, la passe du

Mahâgounas. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 41

Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et

Zodji-Pâl. (D'après une photographie.) 42

Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac Çecra-Nag.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Grotte d'Amarnâth. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'après une

photographie.) 44

Campement de Goudjars à Astan-Marg. (D'après une photographie.) 45

Le bain des pèlerins à Amarnath. (D'après une photographie.) 46

Pèlerins d'Amarnâth: le Sâdhou de Patiala; par derrière, des

brahmanes, et à droite, des musulmans du Kachmir. (D'après une

photographie.) 47

Mosquée de village au Kachmir. (D'après une photographie.) 48

Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,

à Calcutta.) 49

Mendiant musulman. (D'après une photographie.) 49

Le Brahma Sâr et le camp des pèlerins au pied de l'Haramouk.

(D'après une photographie.) 50

Lac Gangâbal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu

Kissen, à Delhi.) 51

Le Noun-Kôl, au pied de l'Haramouk, et le bain des pèlerins.

(D'après une photographie.) 52

Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs «houkas» (pipes) et leur

«hangri» (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 53

Temples ruinés à Vangâth. (D'après une photographie.) 54

«Mêla» ou foire religieuse à Hazarat-Bal. (En haut, photographie

par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 55

La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srînagar. (D'après

une photographie.) 56

Nishat-Bâgh et le bord oriental du lac de Srînagar. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 57

Le canal de Mar à Sridagar. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 58

La mosquée de Shah Hamadan à Srînagar (rive droite). (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 59

Spécimens de l'art du Kachmir. (D'après une photographie.) 60

SOUVENIRS DE LA COTE D'IVOIRE

Par _le docteur LAMY_

_Médecin-major des troupes coloniales_.

La barre de Grand-Bassam nécessite un grand déploiement de force

pour la mise à l'eau d'une pirogue. (D'après une photographie.) 61

Le féminisme à Adokoï: un médecin concurrent de l'auteur.

(D'après une photographie.) 61

«Travail et Maternité» ou «Comment vivent les femmes de

Petit-Alépé». (D'après une photographie.) 62

À Motéso: soins maternels. (D'après une photographie.) 63

Installation de notre campement dans une clairière débroussaillée.

(D'après une photographie.) 64

Environs de Grand-Alépé: des hangars dans une palmeraie, et une

douzaine de grands mortiers destinés à la préparation de l'huile

de palme. (D'après une photographie.) 65

Dans le sentier étroit, montant, il faut marcher en file indienne.

(D'après une photographie.) 66

Nous utilisons le fût renversé d'un arbre pour traverser la Mé.

(D'après une photographie.) 67

La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'après une

photographie.) 68

Indigènes coupant un acajou. (D'après une photographie.) 69

La côte d'Ivoire.--Le pays Attié. 70

Ce fut un sauve-qui-peut général quand je braquai sur les

indigènes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lavée,

d'après une photographie.) 71

La rue principale de Grand-Alépé. (D'après une photographie.) 72

Les Trois Graces de Mopé (pays Attié). (D'après une

photographie.) 73

Femme du pays Attié portant son enfant en groupe. (D'après une

photographie.) 73

Une clairière près de Mopé. (D'après une photographie.) 74

La garnison de Mopé se porte à notre rencontre. (D'après une

photographie.) 75

Femme de Mopé fabriquant son savon à base d'huile de palme et de

cendres de peaux de bananes. (D'après une photographie.) 76

Danse exécutée aux funérailles du prince héritier de Mopé.

(D'après une photographie.) 77

Toilette et embaumement du défunt. (D'après une photographie.) 78

Jeune femme et jeune fille de Mopé. (D'après une photographie.) 79

Route, dans la forêt tropicale, de Malamalasso à Daboissué.

(D'après une photographie.) 80

Benié Coamé, roi de Bettié et autres lieux, entouré de ses femmes

et de ses hauts dignitaires. (D'après une photographie.) 81

Chute du Mala-Mala, affluent du Comoé, à Malamalasso. (D'après

une photographie.) 82

La vallée du Comoé à Malamalasso. (D'après une photographie.) 83

Tam-tam de guerre à Mopé. (D'après une photographie.) 84

Piroguiers de la côte d'Ivoire pagayant. (D'après une

photographie.) 85

Allou, le boy du docteur Lamy. (D'après une photographie.) 85

La forêt tropicale à la côte d'Ivoire. (D'après une

photographie.) 86

Le débitage des arbres. (D'après une photographie.) 87

Les lianes sur la rive du Comoé. (D'après une photographie.) 88

Les occupations les plus fréquentes au village: discussions et

farniente Attié. (D'après une photographie.) 89

Un incendie à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 90

La danse indigène est caractérisée par des poses et des gestes

qui rappellent une pantomime. (D'après une photographie.) 91

Une inondation à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 92

Un campement sanitaire à Abidjean. (D'après une photographie.) 93

Une rue de Jackville, sur le golfe de Guinée. (D'après une

photographie.) 94

Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de fièvre jaune.

(D'après une photographie.) 95

Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène. (D'après une

photographie.) 96

L'ÎLE D'ELBE

Par _M. PAUL GRUYER_

L'île d'Elbe se découpe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et

violâtre. 97

Une jeune fille elboise, au regard énergique, à la peau d'une

blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs. 97

Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100). 98

Porto-Ferraio: à l'entrée du port, une vieille tour génoise,

trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots. 99

Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napoléon

pour se rendre à sa maison de campagne de San Martino. 100

Porto-Ferraio: la porte de mer, où aborda Napoléon. 101

La «teste» de Napoléon (page 100). 102

Porto-Ferraio s'échelonne avec ses toits plats et ses façades

scintillantes de clarté (page 99). 103

Porto-Ferraio: les remparts découpent sur le ciel d'un bleu

sombre leur profil anguleux (page 99). 103

La façade extérieure du «Palais» des Mulini où habitait Napoléon

à Porto-Ferraio (page 101). 104

Le jardin impérial et la terrasse de la maison des Mulini

(page 102). 105

La Via Napoleone, qui monte au «Palais» des Mulini. 106

La salle du conseil à Porto-Ferraio, avec le portrait de la

dernière grande-duchesse de Toscane et celui de Napoléon,

d'après le tableau de Gérard. 107

La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonnée, avec ses

volets clos et les peintures décoratives qu'y fit faire

l'empereur (page 101). 107

Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protège du

soleil. 108

Les mille mètres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte

Giove, dévalent dans les flots de toute leur hauteur. 109

Un enfant elbois. 109

Marciana Alta et ses ruelles étroites. 110

Marciana Marina avec ses maisons rangées autour du rivage et

ses embarcations tirées sur la grève. 111

Les châtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte

Giove. 112

... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nuées

(page 111). 113

La «Seda di Napoleone» sur le Monte Giove où l'empereur

s'asseyait pour découvrir la Corse. 114

La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithéâtre de

rochers est entourée de sveltes cyprès (page 117). 115

Voici Rio Montagne dont les maisons régulières et cubiques ont

l'air de dominos empilés... (page 118). 115

J'aperçois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nuées. 116

Une des trois chambres de l'ermitage. 117

L'ermitage du Marciana où l'empereur reçut la visite de la

comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814. 117

Le petit port de Porto-Longone dominé par la vieille citadelle

espagnole (page 117). 118

La maison de Madame Mère à Marciana Alta.--«Bastia, signor!»--La

chapelle de la Madone sur le Monte Giove. 119

Le coucher du soleil sur le Monte Giove. 120

Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino. 121

L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du

temps.) 121

Le drapeau de Napoléon roi de l'île d'Elbe: fond blanc, bande

orangé-rouge et trois abeilles jadis dorées. 122

La salle de bains de San Martino a conservé sa baignoire de

pierre. 123

La chambre de Napoléon à San Martino. 123

La cour de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du

temps.) 124

Une femme du village de Marciana Alta. 125

Le plafond de San Martino et les deux colombes symboliques

représentant Napoléon et Marie-Louise. 126

San Martino rappelle par son aspect une de ces maisonnettes à

la Jean-Jacques Rousseau, agrestes et paisibles (page 123). 126

Rideau du théâtre de Porto-Ferraio représentant Napoléon sous la

figure d'Apollon gardant ses troupeaux chez Admète. 127

La salle égyptienne de San Martino est demeurée intacte avec ses

peintures murales et son bassin à sec. 127

Broderies de soie du couvre-lit et du baldaquin du lit de Napoléon

aux Mulini, dont on a fait le trône épiscopal de l'évêque

d'Ajaccio. 128

La signorina Squarci dans la robe de satin blanc que son aïeule

portait à la cour des Mulini. 129

Éventail de Pauline Borghèse, en ivoire sculpté, envoyé en

souvenir d'elle à la signora Traditi, femme du maire de

Porto-Ferraio. 130

Le lit de Madame Mère, qu'elle s'était fait envoyer de Paris à

l'île d'Elbe. 130

Le vieil aveugle Soldani, fils d'un soldat de Waterloo,

chauffait, à un petit brasero de terre jaune, ses mains

osseuses. 131

L'entrée du goulet de Porto-Ferraio par où sortit la flottille

impériale, le 26 février 1815. 132

D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE

Par _M. VICTOR CHAPOT_

_membre de l'École française d'Athènes_.

Dans une sorte de cirque se dressent les pans de muraille du

Ksar-el-Benat (page 142). (D'après une photographie.) 133

Le canal de Séleucie est, par endroits, un tunnel (page 140). 133

Vers le coude de l'Euphrate: la pensée de relever les traces de

vie antique a dicté l'itinéraire. 134

L'Antioche moderne: de l'ancienne Antioche il ne reste que

l'enceinte, aux flancs du Silpios (page 137). 135

Les rues d'Antioche sont étroites et tortueuses; parfois, au

milieu, se creuse en fossé. (D'après une photographie.) 136

Le tout-Antioche inonde les promenades. (D'après une

photographie.) 137

Les crêtes des collines sont couronnées de chapelles ruinées

(page 142). 138

Alep est une ville militaire. (D'après une photographie.) 139

La citadelle d'Alep se détache des quartiers qui l'avoisinent

(page 143). (D'après une photographie.) 139

Les parois du canal de Séleucie s'élèvent jusqu'à 40 mètres.

(D'après une photographie.) 140

Les tombeaux de Séleucie s'étageaient sur le Kasios. (D'après

une photographie.) 141

À Alep une seule mosquée peut presque passer pour une oeuvre

d'art. (D'après une photographie.) 142

Tout alentour d'Alep la campagne est déserte. (D'après une

photographie.) 143

Le Kasr-el-Benat, ancien couvent fortifié. 144

Balkis éveille, de loin et de haut, l'idée d'une taupinière

(page 147). (D'après une photographie.) 145

Stèle Hittite. L'artiste n'a exécuté qu'un premier ravalement

(page 148). 145

Église arménienne de Nisib; le plan en est masqué au dehors.

(D'après une photographie.) 146

Tell-Erfat est peuplé d'Yazides; on le reconnaît à la forme des

habitations. (D'après une photographie.) 147

La rive droite de l'Euphrate était couverte de stations romaines

et byzantines. (D'après une photographie.) 148

Biredjik vu de la citadelle: la plaine s'allonge indéfiniment

(page 148). (D'après une photographie.) 149

Sérésat: village mixte d'Yazides et de Bédouins (page 146).

(D'après une photographie.) 150

Les Tcherkesses diffèrent des autres musulmans; sur leur personne,

pas de haillons (page 152). (D'après une photographie.) 151

Ras-el-Aïn. Deux jours se passent, mélancoliques, en négociations

(page 155). (D'après une photographie.) 152

J'ai laissé ma tente hors les murs devant Orfa. (D'après une

photographie.) 153

Environs d'Orfa: les vignes, basses, courent sur le sol. (D'après

une photographie.) 154

Vue générale d'Orfa. (D'après une photographie.) 155

Porte arabe à Rakka (page 152). (D'après une photographie.) 156

Passage de l'Euphrate: les chevaux apeurés sont portés dans le

bac à force de bras (page 159). (D'après une photographie.) 157

Bédouin. (D'après une photographie.) 157

Citadelle d'Orfa: deux puissantes colonnes sont restées debout.

(D'après une photographie.) 158

Orfa: mosquée Ibrahim-Djami; les promeneurs flânent dans la cour

et devant la piscine (page 157). (D'après une photographie.) 159

Pont byzantin et arabe (page 159). (D'après une photographie.) 160

Mausolée d'Alif, orné d'une frise de têtes sculptées (page 160).

(D'après une photographie.) 161

Le Tour du Monde; Nouvelles Hébrides Journal des voyages et des voyageurs; 2e Sem. 1905 · 第 2 / 5 段