Baisers à tes chers parents, à tous.
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Le 4 février 1898.
Chère Lucie,
Je n’ai rien à ajouter aux nombreuses lettres que je t’ai écrites depuis
deux mois. Tout ce fatras peut d’ailleurs se résumer en quelques mots.
J’ai fait appel à la haute équité de M. le Président de la République, à
celle du gouvernement pour demander la revision de mon procès, la vie de
nos enfants, un terme à notre épouvantable martyre.
J’ai fait appel à la loyauté de ceux qui m’ont fait condamner pour
provoquer cette revision. J’attends fièvreusement, mais avec confiance,
d’apprendre que notre effroyable supplice a enfin un terme.
Je t’embrasse comme je t’aime, ainsi que nos chers enfants.
Ton dévoué,