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Vendredi, midi.
Je reçois ta lettre datée de jeudi soir, ainsi que les quelques bons
mots de Pierrot. Embrasse bien ce chéri pour moi, embrasse bien Jeanne.
Oui, il faut que je vive, il faut que je rassemble toute mon énergie
pour laver la tache qui pèse sur la tête de mes enfants. Je serais lâche
si je désertais mon poste. Je vivrai, je le veux.
Je t’embrasse,