«Personne ne connaît, en Amérique, cette vie tout intellectuelle
qui s'établit en dehors du monde positif, et se nourrit de
rêveries, de spéculations, d'idéalités; cette existence
immatérielle qui a horreur des affaires, pour laquelle la
méditation est un besoin, la science un devoir, la création
littéraire une jouissance délicieuse, et qui, s'emparant à la fois
des richesses antiques et des trésors modernes, prenant une
feuille au laurier de Milton, comme à celui de Virgile, fait
servir à sa fortune les gloires et les génies de tous les âges.