«Quoiqu'il y ait peu d'auteurs en Amérique, dans aucun pays du
monde on n'imprime autant. Chaque comté a son journal; les
journaux sont, à vrai dire, toute la littérature du pays [48]. Il
faut à des gens affairés, et dont la fortune est médiocre, une
lecture qui se fasse vite et ne coûte pas cher. Il se fait
d'ailleurs pour l'éducation primaire et pour la religion une
énorme consommation de livres!... C'est plutôt de la librairie que
de la littérature. L'instruction donnée aux enfants est purement
utile; elle n'a point en vue le développement des hautes facultés
de l'âme et de l'esprit: elle forme des hommes propres aux
affaires de la vie sociale.