PROCÈS-VERBAL DES DEUXIÈMES FOUILLES EXÉCUTÉES LES 29, 30, 31 DÉCEMBRE
1910 ET LES 1er ET 2 JANVIER 1911
« Les 29, 30, 31 décembre 1910, les 1er et 2 janvier 1911, des fouilles
furent exécutées à Sahab, au pied de l’arbre athilé et dans un rayon de
10 mètres autour de l’arbre. Elles mirent à découvert le premier jour
quelques ossements nouveaux, difficiles à identifier à Tombouctou. Ceux-
ci furent trouvés près de la place où eut lieu la première découverte,
mais un peu plus profondément.
« Le 30 décembre, à environ 4 mètres de l’arbre, et du côté Ouest, des
débris de fer, provenant d’une caisse, furent mis à jour.
« Le 1er janvier, on découvre de nouveau, dans le Sud-Ouest, à 3 m. 50
de l’arbre et à une profondeur de 0 m. 80, un foyer très important, se
trouvant sur la couche de terre, au-dessous du sable apporté par les
vents. Ce foyer se délimite parfaitement. Des photographies sont faites
et on prélève des échantillons. Les fouilles sont interrompues jusqu’au
5. »
Sahab, le 3 janvier 1911.
A. BONNEL DE MÉZIÈRES.
Les témoins :
MOHAMMED OULD-MOCKTAR,
BOUBAKAR DIALLA,
Pour le témoin illettré :
BEIDARI DIALLO.
_Le maréchal des logis_,
NADAL.
PROCÈS-VERBAL DES TROISIÈMES FOUILLES EXÉCUTÉES LES 5, 7, ET 8 JANVIER
1911
« Le 5, le travail a repris dans le Nord de l’arbre, à environ 8 mètres
de son pied. On découvre, à une profondeur de 1 m. 25 de nouveaux
ossements, qu’il est également impossible d’identifier sur place. Ces
différentes découvertes concordent avec les déclarations du Bérabich
Brahim Ould Omar Ould Sahab, qui dit avoir enterré des ossements humains
mangés par les oiseaux.
« Le 7, le travail se poursuit sans résultat. Le 8, dans l’Ouest,
environ à 11 mètres du pied de l’arbre et toujours à une profondeur de 1
m. 20, on met à découvert des débris de caisse en fer, et, tout à côté,
des débris de lainage, qui sont recueillis et portés à Tombouctou pour
examen. Ces débris sont trouvés dans une couche de sable placée sous
l’argile, et des échantillons de ce sable renfermant des débris, sont
prélevés et placés dans un sac. »
Sahab, le 8 janvier 1911.
A. BONNEL DE MÉZIÈRES.
Le témoin :
MOHAMMED OULD MOKTAR.
Pour le témoin illettré :
BEIDARI DIALLO, garde-cercle
ayant dirigé les travaux.
_Le maréchal des logis_,
NADAL.