Cet hospice, destiné à recevoir des malades, avoit été construit, peu
d'années avant la révolution, par les soins de M. Cochin, curé de la
paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Il contenoit dix-huit lits pour
les femmes et seize pour les hommes. Les soeurs de la Charité, qui en
avoient la direction, y recevoient en outre des pensionnaires
infirmes, lesquels pouvoient être admis dans cette maison au nombre de
vingt à vingt-cinq.
Ce petit édifice, qui existe encore, construit sur les dessins de M.
Vieilh, architecte, se compose d'un corps de logis et de deux
pavillons en retour. Le milieu est occupé par un portail orné de deux
colonnes doriques, avec attique et fronton. Toute cette composition
est de bon goût, et réunit la simplicité à l'élégance[379].
[Note 379: _Voy._ pl. 162. Cette maison, maintenant connue
sous le nom d'hospice _Cochin_, a été rendue à sa première
destination.]