Cette communauté, qui avoit adopté la règle de Cîteaux, étoit aussi
connue sous le nom de _filles de la Trappe_ ou _du Silence_. Les
religieuses qui la composoient s'établirent d'abord, vers 1697[376],
dans la rue Neuve-Sainte-Geneviève, près la rue du Puits-qui-Parle.
L'année suivante, la maison qu'elles occupoient ayant été vendue par
décret, elles allèrent se loger au village de la Chapelle, où elles ne
purent former un établissement. On les voit ensuite revenir à Paris,
s'associer avec la demoiselle Guinard, qui occupoit alors, dans la rue
de Lourcines, l'hôpital de Sainte-Valère, et s'en séparer peu de temps
après pour aller habiter deux maisons contiguës qu'elles venoient
d'acquérir dans la rue de l'Arbalète. Elles y demeurèrent depuis
l'année 1700 jusqu'en 1753, que l'archevêque de Paris jugea à propos
de supprimer cette communauté. Les filles de Sainte-Agathe
s'occupoient principalement de l'éducation des jeunes demoiselles.
[Note 376: Sauval, t. I, p. 649.]