L'étendue de la paroisse Saint-Benoît formoit une figure assez
irrégulière. Ce qu'elle avoit à l'orient et vers le nord consistoit dans
le côté gauche de la place Cambrai, en entrant par la fontaine,
jusqu'aux trois dernières maisons de la rue Saint-Jean-de-Latran; elle
avoit au côté droit de cette place, toutes les maisons jusqu'à l'ancien
collége de Cambrai exclusivement; quelques maisons en descendant la rue
Saint-Jean-de-Beauvais, jusque vis-à-vis l'École de Droit; puis le côté
gauche de la rue des Noyers, à partir de celle des Anglois et en allant
à la rue Saint-Jacques; ensuite toutes les maisons qui suivent à gauche
en remontant cette même rue jusque vers le collége Du Plessis. Elle
reprenoit à la porte du collége des Jésuites, et continuoit à gauche
jusqu'à la rue Saint-Étienne-des-Grès, où elle finissoit avant la
chapelle du collége des Cholets. Du collége de Lisieux, elle revenoit à
la rue Saint-Jacques, qu'elle continuoit des deux côtés jusqu'à
l'Estrapade, se prolongeant du côté gauche jusqu'au milieu de la place,
et du côté droit jusqu'aux Filles de la Visitation. Revenant à la rue
Saint-Hyacinte, elle en avoit les deux côtés dans la partie supérieure,
et de même dans la rue Saint-Thomas. Elle enfermoit ensuite le clos des
Jacobins, la rue de Cluni, le collége du même nom et ses dépendances, la
rue des Cordiers, celle des Poirées, la rue de Sorbonne en grande
partie, la Sorbonne, et toutes les maisons placées entre le coin de la
rue des Maçons jusqu'à celui de la rue Saint-Jacques, qu'elle remontoit
ensuite jusqu'à celle des Cordiers.
Au couchant, elle renfermoit le collége de Dainville et ses
dépendances; en descendant la rue de la Harpe, tout ce qui est à
gauche jusqu'au coin de la rue Serpente exclusivement, ce qui comprend
une partie de la rue des Deux-Portes et de celle de Pierre-Sarrazin.
Elle avoit en outre, dans la rue des Carmes, un écart composé de
quatre à cinq maisons.