J'avoue que je ne suis pas sans inquiétude sur l'effet que produiront
certains chapitres du présent livre. Beaucoup de femmes me reprocheront
peut-être l'impudeur que j'ai eue de décrire des choses qu'elles
montrent si librement quand elles sont habillées.
Elles auront raison, selon moi, en cela qu'il est plus agréable de voir
ces choses que d'en entendre parler.
J'ai été entraîné par le récit; en retrancher les circonstances, c'eût
été le rendre inintelligible. Et, d'ailleurs, les portraits que je
trace ne sont que trop ressemblants. Clotilde n'est pas précisément
taillée sur le patron des Célimènes de théâtre; mais elle n'en est pas
moins vraie pour cela, et, je vous l'ai déjà dit autre part, ma belle
lectrice, la nature ne m'a doué d'aucune imagination. Je n'ai jamais
rien inventé, et je suis un peu gêné quand je n'ai pas vu les choses
que je raconte.