Aujourd’hui que le goût des choses du passé s’est largement développé,

par un sentiment général de réaction contre le vandalisme aveugle qui a

promené à travers Paris la pioche municipale d’abord et ensuite la

flamme de la Commune,--à peu près aussi criminelles l’une que l’autre

aux yeux de l’archéologue et du vrai Parisien,--il n’est si vulgaire

souvenir d’autrefois qui ne passe à l’état de relique et n’excite

l’intérêt des curieux. Le nouveau musée Carnavalet, spécialement

consacré à l’histoire de Paris, ne pouvait négliger les anciennes

enseignes, malheureusement bien rares déjà quand on commença à le

former. Les démolisseurs de la noble cité se préoccupaient médiocrement

de ces pauvres enseignes et même des monuments historiques plus

importants; pourvu que les grandes voies stratégiques s’ouvrissent et

que les millions vinssent remplir la caisse des spéculateurs, tout était

pour le mieux dans le nouveau Paris uniforme et maussade qu’ils avaient

rêvé, et qu’ils ont malheureusement réalisé. Pardonnons-leur, mes

frères, car ils n’ont jamais su ce qu’ils faisaient!

Le principal instigateur de ce grand massacre du passé eut pourtant un

semblant de remords, inspiré sans doute par les lamentations de ces

_nomades_ de Parisiens et par les observations des quelques athéniens

égarés dans son entourage, auxquelles d’ailleurs il ne comprenait rien.

«Les gens de qualité s’intéressent-ils à ces petites drôleries?

demanda-t-il entre deux adjudications.--Oui, monsieur le baron.--Je m’y

intéresserai donc.» Et c’est ainsi que fut institué le musée historique

municipal, destiné à recueillir les épaves de la grande dévastation.

Ce musée--assez mal dirigé d’ailleurs à ses débuts, et que MM. Ferdinand

Duval et Hérold durent ramener dans la bonne voie par un vigoureux coup

de balai--recueillit de 1867 à 1870, dans le chaos des démolitions,

quelques enseignes curieuses.

Deux ou trois seulement avaient auparavant trouvé asile à l’hôtel de

Cluny. Ce sont:

La _Truie qui file_, de la rue de la Cossonnerie, petit bas-relief du

XVIᵉ siècle en pierre peinte, et les _Trois Barbeaux_, de la rue

Saint-Germain-l’Auxerrois, belle enseigne du XVIIᵉ siècle, dont nous

avons déjà parlé ci-dessus, p. 392 et 397.

Nous ne savons de quelle maison provient une autre enseigne en fer

repoussé, donnée au même musée par M. Mathieu Meusnier; elle représente,

dans un encadrement formé de rinceaux et de figures chimériques, les

outils du tonnelier.

La collection d’enseignes conservées à Carnavalet est beaucoup plus

riche.

Nous avons déjà mentionné et représenté la _Fontaine de Jouvence_ (p.

41), le _Chapeau fort_ (p. 223), le _Chat noir_, de la rue Saint-Denis,

enseigne de la maison où, dit-on, est né Eugène Scribe, souvenir qui lui

donne plus de prix que la renommée de sa confiserie.

Une autre très jolie enseigne de la rue Saint-Denis, nº 77, vient d’être

offerte au musée par le propriétaire, M. Faynaud, en train de

reconstruire sa maison; c’est l’_Éducation de la Vierge_, charmant

bas-relief de la fin du XVIᵉ ou du commencement du XVIIᵉ siècle, qui

décorait le trumeau central du premier étage, entre les deux fenêtres de

l’étroite façade. La Vierge enfant, malheureusement décapitée, épelle

sur un livre tenu par sainte Anne, sa mère.

L’enseigne du _Puits de Rome_, jadis rue Phélipeaux, se voit à l’entrée

de la bibliothèque; le puits et l’inscription sont tracés en or sur une

plaque de marbre noir:

1666. CE CAREFOUR EST VULGAIREMENT APELÉ

LE PUIS DE ROME

Dans l’escalier de dégagement de l’ancien Bureau des Drapiers, réédifié

au fond du jardin, ont été groupées les autres enseignes, presque toutes

en fer repoussé. Il est regrettable que l’on n’ait pas pris note de la

provenance en temps utile; il serait aujourd’hui fort difficile de la

constater, à moins de faire appel aux souvenirs de ceux qui ont pu les

voir en place il y a quelque vingt ans. Avis aux visiteurs du musée.

[Illustration]

Voici d’abord quatre enseignes de serruriers particulièrement soignées,

car le maître forgeait son enseigne lui-même, et tenait à donner par là

un échantillon avantageux de son talent:

1º Très belle potence fleuronnée, formée de rinceaux sortant d’une corne

d’abondance, mêlés de feuillages et de cartouches très compliqués; une

grande clef, également ornée, pend à l’extrémité de la tige.

2º Une autre clef suspendue à une potence, dans le même genre, mais plus

simple et plus petite.

3º Deux clefs passées en sautoir et surmontées d’une couronne de fleurs

de lis.

4º Enfin deux clefs dorées ordinaires.

Ces quatre enseignes paraissent dater du XVIIIᵉ siècle.

Serait-ce encore un serrurier qui aurait pris pour enseigne ce grand

cadran d’horloge en fer forgé et ajouré, au-dessous duquel flambe un

cœur couronné? La devise devait être: _A l’Exactitude_. L’exactitude est

de tous les métiers; et ce grossier cadran de fer qui n’offre aucune

trace de dorure ne conviendrait guère à un horloger. Il paraît être du

XVIIᵉ siècle.

Du même temps serait ce casque largement empanaché qui rappelle celui de

l’ancienne statue de Louis XIII, sur la place Royale, et les galantes

coiffures des Romains du carrousel de 1662 ou des héros d’opéra. Cette

enseigne de heaumier armurier pourrait bien être contemporaine du _Grand

Cyrus_; mais nous doutons fort qu’elle provienne de Paris, où nous

l’aurions certainement remarquée avant sa mise au rebut.

Nous reconnaissons, par exemple, les _Trois Rats_ (p. 90), et le profil

du _Grand Necker_ coiffé de la perruque dite à queue de rat. Loin de

nous la pensée malséante d’établir une comparaison quelconque entre ces

rongeurs et le ministre populaire des beaux jours de 89. Nous trouvons

même assez irrévérencieux que cette illustre tête ait servi d’enseigne à

un perruquier.

Nous préférons de beaucoup pour cet usage la _Perruque à marteaux_

peinte sur une plaque de tôle qui figure tout à côté. Le sens n’est pas

douteux et le modèle est plus rare, la simple peinture ne résistant pas,

comme le relief, aux intempéries de la rue.

Voici un _grand éperon_ à chaîne, du XVIIᵉ siècle, propre à figurer, à

côté du casque ci-dessus mentionné, à la porte d’un éperonnier; nous

doutons aussi de son origine parisienne; il nous paraît trop remarquable

pour n’avoir pas attiré l’attention sur place.

[Illustration]

Autant en dirai-je de cette enseigne classique en forme de bannière,

suspendue à sa belle potence fleuronnée du commencement du XVIIᵉ siècle.

La bordure est élégamment ajourée dans le goût flamand, elle représente

d’un côté, en peinture sur fond d’or, saint Jean-Baptiste accompagné de

l’agneau pascal; de l’autre, les outils du métier de foulon: une cuve,

une presse à drap et un fouloir. Cette belle enseigne aurait été,

dit-on, retrouvée dans un grenier; mais on ne peut désigner la maison.

Je la croirais plutôt sortie de la boutique d’un marchand de

bric-à-brac, qui aura eu la bonne fortune de la récolter dans quelque

tournée de province.

Je reconnais, au contraire, sans qu’il soit besoin d’en préciser

l’origine, les enseignes ordinaires de nos marchands de vin:

[Illustration]

Ici le _Bon Coing_ doré et appétissant; là le _Gros Raisin_ ou la _Belle

Grappe_ enclos dans une couronne de pampres.

Voici la _Fontaine de Bacchus_: trois futailles superposées coulant

vermeil dans une large cuve; le tout se détache sur un fond composé de

deux flèches en sautoir, enguirlandées de pampres et surmontées d’une

tête de Silène. Jolie composition en fer repoussé et colorié.

Un peu plus haut, ce petit Bacchus en bois ou en plâtre doré, à cheval

sur un baril, est tout moderne. Il provient du fameux cabaret du _Lapin

blanc_ de la rue aux Fèves, illustré par Eugène Sue, ou plutôt d’après

Eugène Sue; car il est constant qu’à l’époque de la publication des

_Mystères de Paris_ la rue aux Fèves, si elle recélait plusieurs

_tapis-francs_, n’en possédait aucun à l’enseigne du _Lapin blanc_. Un

Méridional, le père Mauras, eut l’idée d’exploiter la popularité du

roman, et fonda après coup, dans ladite rue, un cabaret du _Lapin

blanc_, auquel il ne fallut pas dix ans d’existence pour devenir

authentique. Le cabaretier montrait jusqu’à la cave où _s’étaient

passées_ les scènes les plus palpitantes de la chronique du prince

Rodolphe et de la tendre Goualeuse. La clientèle y croyait et les

étrangers y venaient voir. Il ne fallut rien moins que la démolition de

toute la Cité, en 1860, pour démolir en même temps la légende devenue

authentique; le père Mauras essaya vainement de la transplanter, avec

ses tables et son comptoir, dans le quartier Sainte-Geneviève, où elle

ne put reprendre racine. M. Heuzey, ancien acteur des Variétés, qui

avait connu les êtres, a raconté la chose par le menu dans son _Histoire

de la Cité_. Elle valait la peine d’être notée ici.

Voici encore la _Gerbe d’Or_, accostée de deux bouquets d’épis. Nous en

avons parlé plus haut; elle a toujours de nombreux similaires dans

différents quartiers de Paris, non seulement chez les boulangers, mais

chez les orfèvres, joailliers, etc.

Le _Petit Moine_ et le _Petit Lion_ se valent comme plastique; l’un n’a

pas l’air moins rébarbatif que l’autre; le premier égrène dévotement son

chapelet, le second passe fièrement, la tête de face, _léopardé_ en

terme de blason.

Voici le _Bras d’Or_ commun; un vigoureux biceps tendu horizontalement.

Puis une autre paire de bras plus intimes, rentrant dans la catégorie

des enseignes en _rébus: Aux Bras croisés_; un bras d’homme habillé et

un bras de femme découvert, croisés en sautoir.

[Illustration]

Nous aurons terminé cette rapide revue quand nous aurons indiqué, dans

la salle de la Révolution, un navire en fer repoussé, sur champ de

gueules, qui pourrait bien être une enseigne des _Armes de Paris_

(XVIIIᵉ siècle); et un fort curieux poteau du XVIᵉ siècle, en chêne

sculpté, provenant d’une maison du faubourg Saint-Honoré.

Est-ce une enseigne ou un simple blason de communauté? Ce poteau carré

était-il primitivement à l’extérieur ou à l’intérieur du bâtiment?

Quoi qu’il en soit, il nous appartient de droit, car la sculpture, fort

élégante et du plus pur style Henri II, représente, soutenu par un

enlacement de lauriers, un écusson chargé d’une paire de ciseaux

ouverts, cantonnée en chef d’une fleur de marguerite, en flanc et en

pointe de trois croissants. Ce sont, à très peu près, les armoiries des

_tailleurs de robes_ de la ville et faubourgs de Paris, et il n’est pas

téméraire de supposer qu’à un moment cette galante corporation,

parisienne entre toutes, ait remplacé les simples houppettes de

passements qui accompagnaient les ciseaux ouverts de ses armoiries[308]

par les croissants du Roi et la fleur symbolique de la princesse

Marguerite.

FIN

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Introduction

Origine des enseignes dans l’antiquité 1

I. Jurisprudence et police des enseignes à Paris 11

II. Origines des enseignes en France, inscriptions et monogrammes,

enseignes des maisons et des hôtels 27

III. Enseignes des marchands, du XIIIᵉ au XVIᵉ siècle 47

IV. Noms des rues, provenant de leurs enseignes 66

V. Enseignes sculptées, forgées, émaillées; enseignes en

pierre, en bois, en plomb, en fer, en terre cuite, en

émaux ou faïence 79

VI. Enseignes d’encoignure, ou poteaux corniers 100

VII. Enseignes des corporations, des confréries et des métiers 107

VIII. Enseignes des hôtelleries et des auberges 121

IX. Enseignes des cabarets et des marchands de vin 138

X. Enseignes des barbiers, des étuvistes, des chirurgiens,

des apothicaires et des médecins 151

XI. Enseignes des imprimeurs et des libraires 162

XII. Enseignes des académies, des théâtres, des lieux publics,

des tripots et des mauvais lieux 180

XIII. Les vieilles enseignes 191

XIV. Enseignes historiques et commémoratives 201

XV. Enseignes satiriques et épigrammatiques 218

XVI. Enseignes de sainteté et de dévotion 229

XVII. Anecdotes sur quelques enseignes 242

XVIII. Enseignes armoriées 256

XIX. Enseignes en rébus 269

XX. Enseignes à inscriptions, à proverbes, à devises et enseignes

imaginaires 279

XXI. Enseignes singulières, grotesques, ridicules 288

XXII. Les enseignes-adresses des marchands 297

XXIII. Le jeu des enseignes de Paris 313

XXIV. Enseignes avec inscriptions en vers 323

XXV. Enseignes relatives à des pièces de théâtre 337

XXVI. Les enseignes pendant la Révolution 352

XXVII. Les enseignes au XIXᵉ siècle 366

XXVIII. Imagiers et peintres d’enseignes 390

XXIX. Musée des enseignes 404

XXX. Orthographe des enseignes 421

XXXI. Déchéance des enseignes et règne des affiches 432

Appendice.

Les enseignes du Musée Carnavalet 447

PARIS.--IMPRIMERIE CHAIX (S.-O.).--14040-4.

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FOOTNOTES:

[1] _Ferienschriften_ (Écrits rédigés pendant les vacances). Fribourg,

1826.

[2] 23ᵉ question du livre V des _Symposiaques_, ou Propos de table.

[3] _Voyage en Grèce_, par Pierre Lebrun, 1824, in-8º.

[4] _Histoire des hôtelleries, cabarets, etc._, par Francisque Michel

et Édouard Fournier. Paris, 1854, gr. in-8º, t. Iᵉʳ, p. 49.

[5] _Dictionnaire des Antiquités romaines_, par Antony Rich, traduit

par Cheruel. Paris, Firmin Didot, 1861, verbo _Insigne_.

[6] Rutilius Numantianus, _Itinerarium_.

[7] Ferussac, _Bulletin des sciences historiques_, t. XVIII, 1831, p.

348.

[8] _Historia naturalis_, lib. XXXV, cap. 37.

[9] Cicero, _de Oratore_, lib. II, 66.

[10] Horat., _Satir._, lib. II, 7.

[11] Quintil., _Inst. orat._, VI.--Dezobry, _Rome au siècle d’Auguste_,

3ᵉ édit., 1870, t. Iᵉʳ, p. 169.

[12] Grævius, t. III, 30, et XII, 396.--Aringhi, _Roma subterranea_,

II, 19.--Galsano Volpi, Vetus Latium, VI, 160.

[13] Mariæ Turgii, _Notæ ad inscriptionem Ursi togati_.

[14] Dom Martin, _la Religion des Gaulois_, liv. Iᵉʳ.

[15] _Miscellanea eruditæ antiquitatis_, cura et studio J. Sponii.

Lugduno, 1685, in-fol., p. 199.

[16] Breton, _Pompeia_.--Mazois, _les Ruines de Pompéi_, in-fol., t.

II.--_Recherches historiques sur les enseignes_, par de La Querrière.

Rouen, 1852, in-8º, p. 2 et 3.

[17] Persius, satir. I.--_Dict. des Antiquités romaines et grecques_,

par Rich, trad. par Cheruel, au mot _Anguis_.

[18] Voy., outre les ouvrages cités:--_Dictionnaire des arrêts_,

par P.-J. Brillon. Paris, 1727, in-fol., t. III, au mot

_Enseigne_.--_Dictionnaire universel de police_, par Des Essarts.

Paris, 1787, in-4º, t. III, au même mot.

[19] _Inventaire sommaire des Archives hospitalières_, 1870, in-4º, p.

171, nº 2577.

[20] Levasseur, _Histoire des Classes ouvrières en France_. Paris,

Guillaumin, 1859, t. II, p. 35.

[21] _Le bon François, au véritable Mazarin déguisé sous le nom de

Franc bourgeois de Paris._ Paris, Nicolas Vivenay, 1651, in-4º. Voyez

la _Bibliographie des Mazarinades_, par Moreau. Paris, Renouard, 1850,

3 vol. in-8º, t. Iᵉʳ, p. 180, nº 586.

[22] _Lettres de Guy Patin_, édit. de Reveillé-Parise. Paris,

Baillière, 1846, 3 vol. in-8º, t. III, p. 625.

[23] Lettre du 2 novembre 1669.

[24] Levasseur, _Histoire des Classes ouvrières en France_, t. II, p.

33.

[25] Et, au contraire, une ordonnance de Henri II, de 1556,

prescrivait--pour la confusion des hérétiques--qu’au lieu d’enseigne,

chaque propriétaire mettrait sur le portail de sa maison l’image d’un

saint.

[26] De la Mare, _Traité de la Police_, continué par Lecler de Brillet,

t. IV, p. 332-37.

[27] _Dictionnaire universel de Commerce_, etc., par Jacq. Savary des

Brullons. Paris, Estienne, 1723, 2 vol. in-fol., article _Enseignes_.

[28] _Traité de la Police_, continué par Lecler de Brillet, t. IV, p.

422.

[29] _Voyage de Lister à Paris en 1698_, traduit pour la première fois,

publié et annoté par la Société des Bibliophiles français. Paris, 1872,

gr. in-8º, p. 30.

[30] _Chronique de la Régence et du règne de Louis XV, ou Journal de

Barbier_, première édition complète. Paris, Charpentier, 1857, in-12,

t. VII, p. 416.

[31] Voir le chapitre LXVI, t. Iᵉʳ du _Tableau de

Paris_, de Mercier.

[32] La Poix de Freminville, _Dictionnaire ou Traité de Police

générale_. Paris, 1769, in-4º, p. 304 et 305.

[33] _Institutiones oratoriæ_, VI, 3, 28.

[34] _Le Livre des Proverbes français_, par Le Roux de Lincy. Paris,

Ad. Delahays, 1859, 2 vol. in-12, t. II, p. 166.

[35] Publié par H. Géraud, dans la collection des _Documents inédits_.

Paris, Imp. royale, 1837, in-4º.

[36] Plusieurs archéologues ont cru pourtant reconnaître la désignation

d’une enseigne de maison dans cette mention que la _Taille de 1392_ a

faite d’une petite marchande: «Agnès de la Lanterne, regratière.» On

sait, en effet, qu’en 1411 il y avait une _maison de la Lanterne_ dans

la rue des Marmousets.

[37] Publié, par Buchon, dans la _Collection des Chroniques nationales

françaises_, t. IX.

[38] _Revue archéologique_ (livraisons du 1ᵉʳ avril et du 1ᵉʳ juin

1860).

[39] Dans la collection de Documents sur l’histoire de Paris, publiée

sous les auspices du Conseil municipal. _Région du Louvre et des

Tuileries_, t. Iᵉʳ. Paris, Impr. impér., 1866, in-4.

[40] Ad. Berty, _Topographie historique du vieux Paris_, t. Iᵉʳ, p. 47

et suiv.

[41] Voir ci-après le chapitre III.

[42] Ces renseignements sont tirés d’une savante notice, encore

inédite, de M. le docteur Chéreau, sur Jacques Coictier et sa famille.

[43] _Description historique de la ville de Paris_, par Piganiol de la

Force, 1765, t. VII, p. 64.

[44] _Le Philologue_, par J.-B. Gail. Paris, Gail neveu, 1819, t. VI,

p. 96 et 97.--Le même, t. IX, p. 101 et suiv., p. 119.

[45] Œuvres de Brantôme, _les Dames illustres_, édit. de la Haye, 1740,

t. Iᵉʳ, p. 60 et suiv.

[46] Voir, à ce sujet, les _Enigmes des rues de Paris_. Paris, E.

Dentu, in-18, 1860, p. 280-285, et _l’Esprit dans l’histoire_, 5ᵉ

édit., p. 158.

[47] _Histoire et Recherches des Antiquités de la ville de Paris_, par

Henri Sauval, 1733, 3 vol. in-fol., t. II, p. 358.

[48] _Revue universelle des Arts_, publiée par Paul Lacroix

(bibliophile Jacob). Paris et Bruxelles, 1855, t. Iᵉʳ, gr. in-8º, p.

390-91.--Une notice explicative imprimée chez Lahure fut affichée sur

la maison même en 1855. Elle est reproduite _in extenso_ dans la _Revue

d’architecture_ de César Daly, t. XIII, col. 202.

[49] Voir un article de M. Firmin Maillard, intitulé: _les Enseignes_,

qui a paru dans le _Journal de Paris_, nº du 1ᵉʳ octobre 1869.

[50] Voir ci-après les chapitres VIII et

IX.

[51] Voir ci-après le chapitre VII.

[52] _Revue archéologique_, nº du 1ᵉʳ avril 1860, p. 203 et suiv., et

du 1ᵉʳ juin, p. 66 et suiv.

[53] _Topographie du vieux Paris_, par Ad. Berty. Quartier du Louvre.

Paris, Imp. impériale, 1866, grand in-4º, t. Iᵉʳ, p. 18 et suiv.

[54] Outre les deux feuilles du Louvre et le fragment des trois îlots

de la Cité, Ad. Berty a laissé à peu près achevées deux feuilles de son

admirable plan archéologique de Paris antérieur au XVIᵉ

siècle, dans lesquelles sont indiquées toutes les enseignes de la

partie centrale de la Cité et de l’Université. Il serait monotone

de les détailler ici rue par rue; nous en donnerons en appendice

l’inventaire général alphabétique.

[55] Voir ci-après le chapitre XVIII.

[56] _Bibliographie artistique, historique et littéraire de Paris avant

1789_, par l’abbé Valentin Dufour. Paris, A. Laporte, 1882, in-8,

p. 290.--Ajoutons que les balanciers n’ont pas encore déserté ces

parages et qu’un peu plus haut, dans la même rue, existe un magasin

à l’enseigne du _P couronné_ qui, toutefois, est moins ancienne, ne

datant que de 1779.

[57] Cette pièce, sans lieu ni date, se compose de huit feuillets petit

in-8º gothique. Elle a été mise en langage plus moderne, mais avec

bien des fautes, dans une réimpression faite, à Rouen, en 1630. Dans

l’analyse détaillée que nous allons en faire, nous rajeunirons le texte

et l’orthographe, pour faire mieux comprendre les noms des enseignes

et la place qu’elles occupaient dans les rues de Paris, à la fin du

XVᵉ siècle.

[58] La Bibliothèque nationale possède un ancien manuscrit (nº 4681),

dont le titre est différent de l’imprimé; voici ce titre: _Cy

ensuit un esbatement du mariage des IIII fils Hémon, où les

enseignes de plusieurs hôtels de la ville de Paris sont nommées_. C’est

le texte de ce manuscrit que A. Jubinal a reproduit dans les _Mystères

inédits du quinzième siècle_ (Paris, Techener, 1837, in-8º, t. 1ᵉʳ, p.

369).

[59] «La plupart des enseignes que nous venons de citer d’après le

fabliau des Fils Hémon, dit Amédée Berger, se retrouvent dans les

Comptes de la Prévôté de Paris, des années 1399 à 1573, recueillis et

publiés par Sauval, à la fin de son dernier volume.» _Recherches sur

les Enseignes_ (_Journal des Débats_ du 25 mai 1858).

[60] _Traité de la Police_, in-folio, t. IV (1738), p. 347.

[61] Nous empruntons cette nomenclature au _Dictionnaire historique de

la Ville de Paris_, par Hurtaut et Magny, qui l’ont eux-mêmes extraite

de Jaillot. Paris, Moutard, 1779, 4 vol. in-8º, t. IV, de la page 259

à la page 499. Nous avons marqué seulement d’un astérisque les noms de

rue qui subsistent encore depuis la dernière classification des voies

publiques de la capitale.

[62] _Dictionnaire topographique, historique et étymologique des Rues

de Paris_, par J. de La Tynna, deuxième édition. Paris, Smith, 1816,

in-12.

[63] _Histoire et Recherches des Antiquités de Paris_, par Henri

Sauval. Paris, 1724, in-folio, t. Iᵉʳ, p. 126.

[64] Sauval, _Histoire et Recherches des Antiquités de Paris_, 1724,

in-folio, t. Iᵉʳ, p. 285.

[65] _Histoire et Recherches des Antiquités de Paris_, par H. Sauval,

1724, t. III, p. 372.

[66] _Recherches critiques, historiques et topographiques sur la Ville

de Paris_, par J.-B.-M. Jaillot, 1772-75, quartier de l’Université.

[67] _Les Enseignes de Paris_, feuilleton de la _Presse_ du 21 juillet

1856.

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