[1] =Échelle= de proportion. Le texte explique suffisamment l’emploi de
l’_échelle_ dans le tracé architectonique, pour qu’il ne soit pas
nécessaire de s’étendre sur l’utilité de ce moyen pratique. On entend
aussi par _échelle_, les proportions relatives d’un édifice. Certains
membres de l’architecture donnent l’_échelle_ de l’ensemble. Ainsi, une
balustrade ne pourrait dépasser la hauteur d’appui ou lui être
inférieure; elle donne alors l’_échelle_ de la bâtisse, c’est-à-dire
qu’elle indique la dimension réelle de l’ensemble, en prenant pour point
de comparaison la hauteur de l’homme.
[2] =Élévation=. On désigne par ce mot, en architecture, le géométral
d’une façade; en terme propre, la projection verticale.
[3] =Mur=. On dit: _mur goutterot_, pour désigner celui qui porte un
chéneau et reçoit la chute d’un comble; _mur pignon_, pour désigner
celui qui clôt la charpente d’un comble; _mur de refend_, pour désigner
celui qui, à l’intérieur d’un bâtiment, sépare les pièces, reçoit la
portée des planchers et les tuyaux de cheminée.
[4] =Solive=. Pièce de bois posée horizontalement pour former plancher et
recevoir l’aire sur laquelle on pose les carrelages ou les parquets. Les
solives de bois ne sauraient avoir, sans fléchir, une portée de plus de
cinq mètres. Leur équarrissage et leur espacement sont déterminés par
leur portée et la charge qu’elles doivent subir.
[5] =Noyau=. Pile ou colonne autour de laquelle gironnent les marches de
l’escalier.
[6] =Giron=. Est la largeur d’une marche d’escalier. =Giron droit=.
S’entend pour une marche d’égale largeur dans sa longueur. Giron
_triangulaire_ désigne une marche étroite au collet et s’élargissant du
côté du mur de cage. On dit: les marches d’un escalier ont peu de giron,
quand leur pas est court; ont beaucoup de giron, quand leur pas est long
(voyez _Pas_).
[7] A, vestibule; B, salon: C, salle à manger; D, salle de billard; E,
cabinet de Monsieur; F, descente-serre; G, office; H, cuisine; I,
desserte; K, L, fournil, laverie; M, cour de service; N, S, basse-cour;
0, écurie; P, remise; R, sellerie; a, escalier de service; b, descente
aux caves; c, escalier des palefreniers; V, W, water-closets.
[8] =Bretêche=. Ce mot désignait originairement un ouvrage de bois
crénelé, dont on se servait pour attaquer et défendre les places fortes;
mais, vers le quatorzième siècle, on désignait ainsi un balcon en
encorbellement, fermé et couvert, une loge ayant des vues latérales, de
face et formant saillie sur une façade. Le _window_ si fréquemment
adopté dans les habitations anglaises est une véritable _bretêche_.
[9] A, antichambre; B, chambre de Madame; G, cabinet de toilette et
bains; D, garde-robe; E, chambre de Monsieur; F, cabinet de toilette et
bains; G, chambre; H, cabinet de toilette; I, lingerie; P, débarras; W,
water-closets.
[10] =Cage d’escalie=r. Est l’enveloppe en maçonnerie ou en charpente dans
laquelle gironnent les marches d’un escalier.
[11] =Bresis=. On dit un comble en _bresis_ ou avec _bresis_, pour
indiquer qu’il se compose de deux plans, dont l’un est peu incliné et
l’autre forme un angle plus fermé. L’arête horizontale de jonction des
deux plans est désignée par le mot _membron_. On ouvre habituellement
les lucarnes ou mansardes dans la hauteur du _bresis_.
[12] =Arêtier=. Angle saillant formé par la réunion de deux pans de
comble.
[13] =Pignon=. Partie terminale d’un mur qui masque la charpente du
comble et en suit les pentes.
[14] =Tableau=. Partie du jambage d’une porte ou d’une fenêtre qui reste
en dehors de la fermeture.
[15] =Souche de cheminée=. Est la partie du conduit de fumée en maçonnerie
qui dépasse les combles et est terminée parfois par des tuyaux en
poterie ou de tôle.
[16] =Linteau=. Pièce de bois ou morceau de pierre qui, posée
horizontalement sur les jambages d’une porte ou d’une fenêtre, complète
la fermeture.
[17] =Faîtage=. Pièce de bois horizontale qui, posée sur la tête des
poinçons des fermes, forme l’arête supérieure du comble et reçoit les
chevrons. Les faîtages sont soulagés dans leur portée, d’un poinçon à
l’autre, par des liens.
[18] =Remblai=. Ce mot indique des terres et débris rapportés a main
d’homme pour élever un sol ou en combler les dépressions.
[19] Voir le _Manuel du Géologue_, 1 vol. in-18 broché, 4
fr.--Bibliothèque des _Professions Industrielles, Commerciales et
Agricoles._
[20] =Banc=. Le mot banc, en terme de carrier, signifie une couche
calcaire, homogène, comprise entre deux lits ou fissures naturelles
horizontales, si la masse n’a pas été déformée par un soulèvement. Les
pierres calcaires, quelques grès, sont exploités par bancs. Leur
épaisseur est très variable.
[21] =Béton=. Mélange composé de chaux, de sable et de cailloux, pilonné
par couches horizontales et formant ainsi un massif compact, homogène,
qui durcit plus ou moins rapidement suivant la qualité de la chaux et
permet d’asseoir les plus lourdes charges sans qu’on ait à craindre les
dislocations ou tassements. Toutefois, la façon du béton exige beaucoup
de soin et d’attention et une connaissance exacte de la qualité des
chaux employées.
[22] =Coupe=. Section d’un ensemble ou d’un détail d’architecture.
[23] =Joint=. Intervalle vertical laissé entre deux pierres. On dit:
_joint vif_, quand les pierres sont posées jointives, sans mortier ou
plâtre entre elles; et _joint garni_, quand cet intervalle est rempli de
plâtre ou de mortier.
[24] =Soubassement=. Partie d’une construction qui reçoit le
rez-de-chaussée; c’est-à-dire, qui est comprise entre le sol intérieur
de la bâtisse et le sol extérieur.
[25] =Appareil=. Assemblage des pierres taillées.
[26] =Corbeau=. Support de pierre ou de bois formant saillie sur le
parement d’un mur, ayant sa face moulurée ou sculptée, ses deux parois
latérales verticales et recevant une charge: poutre, balcon, corniche,
colonnette, naissance de voûte, etc.
[27] =Berceau de voûte=. S’entend d’une voûte composée simplement d’une
portion de cylindre.
[28] =Parement=. Surface externe ou interne d’un mur.
[29] =Lien=. Pièce de bois en écharpe qui réunit l’arbalétrier au poinçon,
ou une poutre horizontale à un poteau.
[30] =Ferme=. Assemblage de charpente destiné à porter la couverture d’un
comble (voyez page 79).
[31] =Arbalétrier=. Pièce de bois inclinée, suivant la pente d’un comble
qui s’assemble à sa partie supérieure dans le poinçon, à sa partie
inférieure dans l’entrait et qui supporte les pannes.
[32] =Entrait=. Pièce de bois horizontale qui reçoit à ses extrémités le
pied des arbalétriers d’une ferme et qui est suspendue à son milieu par
le poinçon.
[33] =Poinçon=. Pièce de bois verticale qui reçoit, dans une ferme, les
deux arbalétriers et suspend le milieu de l’entrait.
[34] =Tenon=. Languette laissée à l’extrémité d’une pièce de charpente et
qui rentre dans la mortaise.
[35] =Mortaise=. Trou oblong pratiqué dans une pièce de charpente pour
recevoir un tenon. La longueur de la mortaise doit toujours être suivant
le fil du bois.
[36] =Embrèvement=. Entaille faite dans une pièce de bois pour recevoir un
assemblage à tenons.
[37] =Chevron=. Pièce de bois de faible équarrissage sur laquelle est
clouée la volige ou le lattis qui reçoit l’ardoise ou la tuile. Les
chevrons sont espacés de 0m,50c au plus d’axe en axe, dans une
bonne charpente de comble. Ils portent au pied sur des sablières ou sur
des blochets, dans leur longueur, sur les pannes, et à leur extrémité,
sur le faîtage.
[38] =Sablière=. Pièce de bois horizontale posée sur la tête d’un mur,
longitudinalement, et sur laquelle portent les entraits des fermes et
les blochets.
[39] =Blochet=. Pièce de bois posée, embrevée sur les sablières d’une
charpente, à angle droit, et qui reçoit le pied du chevron et la
jambette qui empêche celui-ci de glisser.
[40] =Boulon=. Tige de fer rond, munie d’une tête carrée à l’une de ses
extrémités et d’un pas de vis à l’autre, recevant un écrou et permettant
ainsi de serrer entre elles les pièces de charpente.
[41] =Moise=. Pièce de bois peu épaisse, servant à réunir les parties
d’une charpente au moyen d’entailles qui les saisissent et de boulons.
Les moises sont habituellement posées jumelles.
[42] =Profil=. Section d’un membre de moulure, d’un détail d’architecture.
[43] =Cavalier=. Amas de terre, remblai, disposé suivant un tracé régulier
et formant saillie sur le sol.
[44] =Lit de la pierre=. Est la surface supérieure ou inférieure du banc.
On dit: _lit de pose_, pour indiquer la surface inférieure de la pierre.
Les pierres calcaires doivent être posées sur leur lit ainsi qu’elles
l’étaient dans la carrière.
[45] =Jambage=. Montant vertical d’une fenêtre ou d’une porte. Ne
s’emploie que s’il s’agit de montants de pierre ou de maçonnerie.
[46] =Couchis=. Planches ou madriers que l’on pose sur les cintres en
charpente et qui servent de forme à une voûte en maçonnerie pendant
qu’on la façonne.
[47] =Feuillure=. Entaille pratiquée longitudinalement sur les dormants,
poteaux d’huisseries et linteaux, pour recevoir le bâti des portes et
châssis ou les battants des croisées.
[48] =Harpe=. Saillie que forme une pierre d’appareil pour se relier à une
construction de moellons ou de briques.
[49] =Dormant=. Châssis fixe, de bois, qui reçoit les vantaux d’une porte,
ou les châssis ouvrants d’une croisée.
[50] =Plâtras=. Fragments d’ouvrages de plâtre, employés comme garnissage
dans les planchers et pans de bois.
[51] =Lambourde=. Pièce de bois fixée horizontalement le long d’un mur et
qui est destinée à recevoir les extrémités des solives d’un plancher. On
donne aussi le nom de lambourdes aux filières de chênes scellées sur
l’aire d’un plancher et sur lesquelles on cloue les feuilles de
parquets.
[52] =Entrevous=. Intervalles laissés entre les solives d’un plancher.
[53] =Chevêtre=. Pièce de bois qui, assemblée dans deux solives
d’enchevêtrure, reçoit les bouts des solives à distance du foyer des
cheminées, ou des vides des portes et fenêtres.
[54] =Solive d’enchevêtrure=. Plus fortes que les solives ordinaires des
planchers, ces pièces de bois reçoivent les chevêtres.
[55] =Montant=. Se dit de toute pièce de menuiserie verticale.
[56] =Étrier=. Bande de fer qui forme boucle et, passant sous l’entrait
d’une ferme, le suspend au poinçon au moyen de boulons.
[57] =Tas=. Lieu du travail des ouvriers sur le bâtiment même.
[58] =Boulin=. Pièce de bois de chêne qui, engagée d’un bout dans la
construction et de l’autre attachée aux échasses, sert à porter les
plateaux sur lesquels les ouvriers travaillent, à mesure que s’élève une
construction.
[59] =Échasse=. Pièce de bois de brin, longue et menue, qui, posée
verticalement, est employée pour échafauder les constructions à mesure
qu’elles s’élèvent.
[60] _La méthode d’enseignement de dessin de l’auteur_ se _trouve
exposée dans un volume de la_ Bibliothèque des professions
industrielles, commerciales et agricoles.--_Comment on devient un
dessinateur,_ 1 vol. in-18, broché, 4 francs.
[61] =Crémaillère=. Pièce de charpente sur laquelle reposent les bouts
des marches d’un escalier et qui est entaillée en manière de ressauts
pour les recevoir.
[62] =Contre-marche=. La face verticale d’une marche.
[63] =Solin=. Bourrelet disposé au-dessus d’une couverture et suivant son
inclinaison le long des maçonneries qui la surmontent, pour empêcher les
eaux pluviales de s’introduire entre cette couverture et la maçonnerie.
[64] =Battement=. Montant vertical d’une porte ou d’une croisée du côté de
la fermeture.
[65] =Jet-d’eau=. Moulure saillante ajoutée à la traverse basse des
croisées et à la barre d’appui et disposée pour éloigner les eaux
pluviales de la feuillure et de la jonction de la barre d’appui avec la
tablette.
[66] =Poteau=. Pièce de bois verticale qui reçoit à sa tête, une ou
plusieurs traverses horizontales. On dit: _poteau d’huisserie_, pour
désigner les pièces de bois verticales d’une cloison et notamment celles
qui servent de jambages aux portes. C’est œuvre de menuiserie.