DÉFINITION DE QUELQUES TERMES TECHNIQUES EMPLOYÉS DANS CE VOLUME.

=Appareil=. Assemblage des pierres taillées.

=Arbalétrier=. Pièce de bois inclinée, suivant la pente d’un comble qui

s’assemble à sa partie supérieure dans le poinçon, à sa partie

inférieure dans l’entrait et qui supporte les pannes (Début troisième

leçon, chapitre VI).

=Arêtier=. Angle saillant formé par la réunion de deux pans de comble.

=Attachement=. On désigne ainsi la constatation du travail fait sur le

chantier par notes écrites ou par des figures.

=Banc=. Le mot banc, en terme de carrier, signifie une couche calcaire,

homogène, comprise entre deux lits ou fissures naturelles horizontales,

si la masse n’a pas été déformée par un soulèvement. Les pierres

calcaires, quelques grès, sont exploités par bancs. Leur épaisseur est

très variable.

=Battement=. Montant vertical d’une porte ou d’une croisée du côté de la

fermeture.

=Berceau de voûte=. S’entend d’une voûte composée simplement d’une portion

de cylindre.

=Béton=. Mélange composé de chaux, de sable et de cailloux, pilonné par

couches horizontales et formant ainsi un massif compact, homogène, qui

durcit plus ou moins rapidement suivant la qualité de la chaux et permet

d’asseoir les plus lourdes charges sans qu’on ait à craindre les

dislocations ou tassements. Toutefois, la façon du béton exige beaucoup

de soin et d’attention et une connaissance exacte de la qualité des

chaux employées.

=Blochet=. Pièce de bois posée, embrevée sur les sablières d’une

charpente, à angle droit, et qui reçoit le pied du chevron et la

jambette qui empêche celui-ci de glisser.

=Boulin=. Pièce de bois de chêne qui, engagée d’un bout dans la

construction et de l’autre attachée aux échasses, sert à porter les

plateaux sur lesquels les ouvriers travaillent, à mesure que s’élève une

construction.

=Boulon=. Tige de fer rond, munie d’une tête carrée à l’une de ses

extrémités et d’un pas de vis à l’autre, recevant un écrou et permettant

ainsi de serrer entre elles les pièces de charpente.

=Bresis=. On dit un comble en _bresis_ ou avec _bresis_, pour indiquer

qu’il se compose de deux plans, dont l’un est peu incliné et l’autre

forme un angle plus fermé. L’arête horizontale de jonction des deux

plans est désignée par le mot _membron_. On ouvre habituellement les

lucarnes ou mansardes dans la hauteur du _bresis_.

=Bretêche=. Ce mot désignait originairement un ouvrage de bois crénelé,

dont on se servait pour attaquer et défendre les places fortes; mais,

vers le quatorzième siècle, on désignait ainsi un balcon en

encorbellement, fermé et couvert, une loge ayant des vues latérales, de

face et formant saillie sur une façade. Le _window_ si fréquemment

adopté dans les habitations anglaises est une véritable _bretêche_.

=Cage d’escalie=r. Est l’enveloppe en maçonnerie ou en charpente dans

laquelle gironnent les marches d’un escalier.

=Cavalier=. Amas de terre, remblai, disposé suivant un tracé régulier et

formant saillie sur le sol.

=Chevêtre=. Pièce de bois qui, assemblée dans deux solives d’enchevêtrure,

reçoit les bouts des solives à distance du foyer des cheminées, ou des

vides des portes et fenêtres (voyez figure 33, chapitre XI).

=Chevron=. Pièce de bois de faible équarrissage sur laquelle est clouée la

volige ou le lattis qui reçoit l’ardoise ou la tuile. Les chevrons sont

espacés de 0m,50c au plus d’axe en axe, dans une bonne charpente

de comble. Ils portent au pied sur des sablières ou sur des blochets,

dans leur longueur, sur les pannes, et à leur extrémité, sur le faîtage.

=Contre-marche=. La face verticale d’une marche.

=Corbeau=. Support de pierre ou de bois formant saillie sur le parement

d’un mur, ayant sa face moulurée ou sculptée, ses deux parois latérales

verticales et recevant une charge: poutre, balcon, corniche, colonnette,

naissance de voûte, etc.

=Couchis=. Planches ou madriers que l’on pose sur les cintres en charpente

et qui servent de forme à une voûte en maçonnerie pendant qu’on la

façonne (voyez figure 25, chapitre X).

=Coupe=. Section d’un ensemble ou d’un détail d’architecture.

=Crémaillère=. Pièce de charpente sur laquelle reposent les bouts des

marches d’un escalier et qui est entaillée en manière de ressauts pour

les recevoir.

=Dormant=. Châssis fixe, de bois, qui reçoit les vantaux d’une porte, ou

les châssis ouvrants d’une croisée.

=Échasse=. Pièce de bois de brin, longue et menue, qui, posée

verticalement, est employée pour échafauder les constructions à mesure

qu’elles s’élèvent.

=Échelle de proportion=. Le texte explique suffisamment l’emploi de

l’_échelle_ dans le tracé architectonique, pour qu’il ne soit pas

nécessaire de s’étendre sur l’utilité de ce moyen pratique. On entend

aussi par _échelle_, les proportions relatives d’un édifice. Certains

membres de l’architecture donnent l’_échelle_ de l’ensemble. Ainsi, une

balustrade ne pourrait dépasser la hauteur d’appui ou lui être

inférieure; elle donne alors l’_échelle_ de la bâtisse, c’est-à-dire

qu’elle indique la dimension réelle de l’ensemble, en prenant pour point

de comparaison la hauteur de l’homme.

=Élévation=. On désigne par ce mot, en architecture, le géométral d’une

façade; en terme propre, la projection verticale.

=Embrèvement=. Entaille faite dans une pièce de bois pour recevoir un

assemblage à tenons.

=Entrait=. Pièce de bois horizontale qui reçoit à ses extrémités le pied

des arbalétriers d’une ferme (voyez la troisième leçon, chapitre VI) et

qui est suspendue à son milieu par le poinçon.

=Entrevous=. Intervalles laissés entre les solives d’un plancher.

=Étrier=. Bande de fer qui forme boucle et, passant sous l’entrait d’une

ferme, le suspend au poinçon au moyen de boulons.

=Faîtage=. Pièce de bois horizontale qui, posée sur la tête des poinçons

des fermes, forme l’arête supérieure du comble et reçoit les chevrons.

Les faîtages sont soulagés dans leur portée, d’un poinçon à l’autre, par

des liens.

=Ferme=. Assemblage de charpente destiné à porter la couverture d’un

comble (voyez la troisième leçon, chapitre VI).

=Feuillure=. Entaille pratiquée longitudinalement sur les dormants,

poteaux[66] d’huisseries et linteaux, pour recevoir le bâti des portes

et châssis ou les battants des croisées.

=Giron=. Est la largeur d’une marche d’escalier.

=Giron droit=. S’entend pour une marche d’égale largeur dans sa longueur.

Giron _triangulaire_ désigne une marche étroite au collet et

s’élargissant du côté du mur de cage. On dit: les marches d’un escalier

ont peu de giron, quand leur pas est court; ont beaucoup de giron, quand

leur pas est long (voyez _Pas_).

=Harpe=. Saillie que forme une pierre d’appareil pour se relier à une

construction de moellons ou de briques.

=Jambage=. Montant vertical d’une fenêtre ou d’une porte. Ne s’emploie que

s’il s’agit de montants de pierre ou de maçonnerie.

=Jet-d’eau=. Moulure saillante ajoutée à la traverse basse des croisées et

à la barre d’appui et disposée pour éloigner les eaux pluviales de la

feuillure et de la jonction de la barre d’appui avec la tablette.

=Joint=. Intervalle vertical laissé entre deux pierres. On dit: _joint

vif_, quand les pierres sont posées jointives, sans mortier ou plâtre

entre elles; et _joint garni_, quand cet intervalle est rempli de plâtre

ou de mortier.

=Lambourde=. Pièce de bois fixée horizontalement le long d’un mur et qui

est destinée à recevoir les extrémités des solives d’un plancher. On

donne aussi le nom de lambourdes aux filières de chênes scellées sur

l’aire d’un plancher et sur lesquelles on cloue les feuilles de

parquets.

=Libage=. Pierre propre à être employée dans les fondations.

=Lien=. Pièce de bois en écharpe qui réunit l’arbalétrier au poinçon

(voyez la troisième leçon, chapitre VI), ou une poutre horizontale à un

poteau.

=Linteau=. Pièce de bois ou morceau de pierre qui, posée horizontalement

sur les jambages d’une porte ou d’une fenêtre, complète la fermeture.

=Lit de la pierre=. Est la surface supérieure ou inférieure du banc. On

dit: _lit de pose_, pour indiquer la surface inférieure de la pierre.

Les pierres calcaires doivent être posées sur leur lit ainsi qu’elles

l’étaient dans la carrière.

=Moise=. Pièce de bois peu épaisse, servant à réunir les parties d’une

charpente au moyen d’entailles qui les saisissent et de boulons. Les

moises sont habituellement posées jumelles.

=Montant=. Se dit de toute pièce de menuiserie verticale.

=Mortaise=. Trou oblong pratiqué dans une pièce de charpente pour recevoir

un tenon. La longueur de la mortaise doit toujours être suivant le fil

du bois.

=Mur=. On dit: _mur goutterot_, pour désigner celui qui porte un chéneau

et reçoit la chute d’un comble; _mur pignon_, pour désigner celui qui

clôt la charpente d’un comble; _mur de refend_, pour désigner celui qui,

à l’intérieur d’un bâtiment, sépare les pièces, reçoit la portée des

planchers et les tuyaux de cheminée.

=Noue=. Angle rentrant, formé par la réunion de deux pans de comble.

=Noyau=. Pile ou colonne autour de laquelle gironnent les marches de

l’escalier.

=Panne=. Pièce de charpente posée horizontalement sur les arbalétriers

d’une ferme et qui reçoit les chevrons.

=Parement=. Surface externe ou interne d’un mur.

=Pas=. C’est la surface plane d’une marche sur laquelle on pose le pied.

=Pignon=. Partie terminale d’un mur qui masque la charpente du comble et

en suit les pentes.

=Plâtras=. Fragments d’ouvrages de plâtre, employés comme garnissage dans

les planchers et pans de bois.

=Poinçon=. Pièce de bois verticale qui reçoit, dans une ferme, les deux

arbalétriers et suspend le milieu de l’entrait (voyez la troisième

leçon, chapitre VI).

=Poteau=. Pièce de bois verticale qui reçoit à sa tête, une ou plusieurs

traverses horizontales. On dit: _poteau d’huisserie_, pour désigner les

pièces de bois verticales d’une cloison et notamment celles qui servent

de jambages aux portes. C’est œuvre de menuiserie.

=Profil=. Section d’un membre de moulure, d’un détail d’architecture.

=Remblai=. Ce mot indique des terres et débris rapportés a main d’homme

pour élever un sol ou en combler les dépressions.

=Sablière=. Pièce de bois horizontale posée sur la tête d’un mur,

longitudinalement, et sur laquelle portent les entraits des fermes et

les blochets.

=Solin=. Bourrelet disposé au-dessus d’une couverture et suivant son

inclinaison le long des maçonneries qui la surmontent, pour empêcher les

eaux pluviales de s’introduire entre cette couverture et la maçonnerie.

=Solive=. Pièce de bois posée horizontalement pour former plancher et

recevoir l’aire sur laquelle on pose les carrelages ou les parquets. Les

solives de bois ne sauraient avoir, sans fléchir, une portée de plus de

cinq mètres. Leur équarrissage et leur espacement sont déterminés par

leur portée et la charge qu’elles doivent subir.

=Solive d’enchevêtrure=. Plus fortes que les solives ordinaires des

planchers, ces pièces de bois reçoivent les chevêtres (voyez la figure

33, chapitre XI).

=Soubassement=. Partie d’une construction qui reçoit le rez-de-chaussée;

c’est-à-dire, qui est comprise entre le sol intérieur de la bâtisse et

le sol extérieur.

=Souche de cheminée=. Est la partie du conduit de fumée en maçonnerie qui

dépasse les combles et est terminée parfois par des tuyaux en poterie ou

de tôle.

=Tableau=. Partie du jambage d’une porte ou d’une fenêtre qui reste en

dehors de la fermeture.

=Tas=. Lieu du travail des ouvriers sur le bâtiment même.

=Tenon=. Languette laissée à l’extrémité d’une pièce de charpente et qui

rentre dans la mortaise.

Voir, _pour les mots qui ne sont pas compris dans cette table_, le Guide

du constructeur _par Pernot, 1 volume in-18 de 532 pages, broché 5

francs. Bibliothèque des Professions industrielles, commerciales et

agricoles._

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Comment on construit une maison · 第 64 / 65 题