_La scène du bal_: Roméo en pèlerin baise la main de Juliette;
promeneurs, musiciens, etc. Au moment où les invités se retirent,
Tybalt, qui a reconnu Roméo, veut l'insulter, Capulet le retient. On
voit les invités se retirer; vases et flambeaux, etc.
_Juliette et la nourrice_: celle-ci s'assied et diffère de répondre aux
questions impatientes de Juliette.
_Mercutio tué par Tybalt_; ses malédictions. Roméo présent, il a voulu
se jeter entre eux.
La scène qui doit précéder celle-ci, celle du commencement, où une
bagarre, commencée par la querelle des domestiques, dégénère en
bataille générale des partisans des Capulets et des Montaigus. Le
prince arrive au milieu du tumulte; Capulet et Montaigu, etc., etc.
_Roméo au désespoir chez le Père Laurence._ Il veut se tuer; la
nourrice est présente.
Autre _scène du bal_, pendant qu'on reconduit les invités; Juliette
demande à la nourrice qui est le cavalier qui lui a parlé.
_Adieux de Roméo et de Juliette sur le balcon._
_Juliette, seule dans sa chambre_, boit le poison (la fiole).
_Roméo demandant du poison à l'apothicaire famélique._
_Roméo contemple Juliette couchée dans le tombeau ..._ Autrement,
il la tire du monument comme dans le petit tableau. En adoptant le
dénouement de Shakespeare, on peut le faire contemplant Juliette avant
de boire le poison. Le corps de Paris, alors étendu par terre, ajoute
au pittoresque.
_Juliette réveillée se jette sur Roméo mourant ou mort._ Le corps de
Paris, pareillement étendu un peu plus loin. On pourrait voir le Père
Laurence, descendant par un escalier au fond, qui vient tout alarmé.
Dernière scène: _Les parents réunis autour des corps des deux jeunes
gens_; le prince, assistants, etc.
_Juliette à son balcon_, Roméo au bas; il lui envoie un baiser.
_Sujets d'Ivanhoë_:
_Le pèlerin introduit près de lady Rowena_; elle est sur une espèce de
trône; des femmes arrangent ses cheveux pour la nuit. Le pèlerin, un
peu couvert d'un capuchon, s'agenouille devant elle. Elle fait apporter
par ses femmes du vin et une coupe. Elle y trempe ses lèvres et la lui
passe. C'est le moment où les femmes présentent le vin qu'il faut
prendre. Dans le fond, d'autres femmes et un serviteur avec un flambeau
qui attend. Il y a de grands flambeaux allumés dans l'appartement.
_Ivanhoë couronné par lady Rowena au tournoi._ Il s'évanouit presque,
les juges courent retirer son casque. Dans le fond d'un côté, le duc
voit avec étonnement ce qui se passe. On peut aussi voir le prince Jean.
_L'ermite de Copmanhurst_[546].
_Les écuyers viennent conduire à Ivanhoë tes chevaux et les armes de
leur maître._ Il est devant sa tente.
_La scène dans la forêt_, où Cédric, Athelstas, Rowena et leurs gens
s'arrêtent en entendant les gémissements d'Isaac et de Rebecca.
Celle-ci vient baiser le bas de la robe de Rowena encore à cheval,
ainsi que les autres (Walter Scott les faisait descendre). On voit au
bord de la route la litière où se trouve Ivanhoë qu'on peut apercevoir.
_Gurth attaché sur un cheval_, etc.
_Isaac dans le caveau avec Front de Bœuf._
_Le Templier vient enlever Rebecca_ dans la chambre d'Ivanhoë; fureur
impuissante de celui-ci.
_Front de Bœuf brûlant dans son lit._
_Le pèlerin éveillant le Juif._
_Gurth et Wamba voyant venir la caravane._
_Le chevalier dans la cabane de l'ermite._
_Isaac devant Beaumanoir et Conrad présentant la lettre._
_Ulrique racontant son histoire à Cédric._
_Rebecca enlevée par les Africains_; Boisguilbert les suit, etc.
La scène du _Jugement de la Juive_: un témoin dépose.
_L'apparition d'Athelstas en fantôme devant Cédric_, Richard, les dames.
_Athelstas sortant du caveau et trouvant à table le sacristain et
l'ermite._
_Mort de Boisguilbert._ Le grand maître descendu de son siège. Rebecca
un peu plus loin et son père près d'elle. Gardes, trompettes, peuple,
échafauds.
_Isaac et sa fille chez eux_; flambeaux, ameublement. On introduit
Gurth, qui compte l'argent, ou plutôt le Juif le compte. Rebecca sur un
sofa.
_Rebecca le fait venir dans sa chambre_; elle lui donne une bourse;
elle le congédie; le domestique juif l'éclairé. Wamba et Athelstas
devant Front de Bœuf.
_Le Templier et Rebecca dans la tour._
*
31 _décembre._--Sous ce titre: _Cours de dessin_, mettre les _Études
d'après nature, d'après les maîtres. Études d'animaux de toutes sortes.
Études d'après l'antique.--Anatomie_ et même _paysage_, le tout
_photographie._
Réunir sous ce titre: _Illustrations_, d'après Walter Scott et L.
Byron, les compositions tirées de leurs ouvrages et sur divers sujets
ne pouvant faire des ouvrages séparés comme le _Faust_ et l'_Hamlet._
De même pour Gœthe. Ainsi aux compositions déjà faites pour le
_Berlichingen_, seraient jointes celles qui ne sont qu'en projet et
sans prétention à un genre d'exécution semblable.
De même pour Shakespeare. Ainsi _Othello, Roméo et Juliette, Antoine et
Cléopâtre, Henri IV_, etc.
[545] La fontaine de Médicis au jardin du Luxembourg.
[546] Delacroix s'était déjà occupé de ce sujet. (Voir _Catalogue
Robaut_, n° 567.)
1861
1er _janvier._--J'ai commencé cette année en poursuivant mon
travail de l'église comme à l'ordinaire; je n'ai fait de visites que
par cartes, qui ne me dérangent point, et j'ai été travailler toute la
journée; heureuse vie! Compensation céleste de mon isolement prétendu!
Frères, pères, parents de tous les degrés, amis vivant ensemble se
querellent et se détestent plus ou moins sans un mot que trompeur.
La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières à la vérité,
comme la maîtresse la plus exigeante; depuis quatre mois, je fuis dès
le petit jour et je cours à ce travail enchanteur, comme aux pieds
de la maîtresse la plus chérie; ce qui me paraissait de loin facile
à surmonter me présente d'horribles et incessantes difficultés; mais
d'où vient que ce combat éternel, au lieu de m'abattre, me relève; au
lieu de me décourager, me console et remplit mes moments, quand je l'ai
quitté? Heureuse compensation de ce que les belles années ont emporté
avec elles; noble emploi des instants de la vieillesse qui m'assiège
déjà de mille côtés, mais qui me laisse pourtant encore la force de
surmonter les douleurs du corps et les peines de l'âme!
--Sur les _luisants jaunâtres dans les chairs._--Je trouve dans un
calepin, à la date du 11 octobre 1852[547], une expérience que je
faisais sur des figures (de l'Hôtel de ville) rougeâtres ou violâtres,
en risquant des luisants de _jaune de Naples._ Bien que ce soit contre
la loi qui veut les luisants froids, en les mettant jaunes sur des tons
de chairs violets, le contraste fait que l'effet est produit.--Dans la
_Kermesse_, etc.
*
15 _janvier._--J'écris entre autres choses à Berryer: «_Finir_ demande
un cœur d'acier: il faut prendre un parti surtout, et je trouve des
difficultés où je n'en prévoyais point. Pour tenir à cette vie, je me
couche de bonne heure, sans rien faire d'étranger à mon propos, et ne
suis soutenu, dans ma résolution de me priver de tout plaisir, et au
premier rang celui de rencontrer ceux que j'aime, que par l'espoir
d'achever. Je crois que j'y mourrai. C'est dans ce moment que vous
apparaît votre propre faiblesse, et combien ce que l'homme appelle
un ouvrage _fini_ ou _complet_ contient de parties incomplètes ou
impossibles à compléter.»
*