LE PRINCE DE TALLEYRAND A LA PRINCESSE DE VAUDÉMONT[444].

[444] Voir page 348.

Londres, 22 octobre 1830.

Le duc de Wellington, chère amie, comprend notre révolution comme elle

doit être comprise. Depuis longtemps la marche du gouvernement de ce

pauvre Charles X lui faisait prévoir une catastrophe: aussi elle ne

l'a pas surpris. Aujourd'hui son opinion est aussi éloignée de celle

des carlistes que de celle des républicains, et, si nous ne faisons

pas de folies, si nous ne cherchons pas l'impossible, il contribuera

de tout son pouvoir à l'établissement de notre dynastie. C'est d'ici

que peuvent sortir la paix ou la guerre, car les dispositions de

l'Angleterre à notre égard décideront de celles de l'Europe, et nous

aurions grand tort de chercher notre appui ailleurs.

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Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 3 · 第 118 / 145 题