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Paris, 4 octobre 1830.
Prince,
Vous me demandez des nouvelles par le télégraphe et moi je vous
demande ce qui se passe à Londres. Votre lettre du 1er octobre que je
reçois à l'instant me le laisse complètement ignorer. Le roi me charge
de vous dire qu'il a appris hier dans son cercle que l'Angleterre
avait fait une réponse négative à la demande de secours du roi des
Pays-Bas.
Après vos deux conférences avec le duc de Wellington et lord Aberdeen,
vous auriez droit de vous plaindre si le gouvernement anglais vous en
avait fait un mystère, et cependant, le roi ne peut croire qu'il vous
ait communiqué sa réponse puisque vous ne nous en avez rien dit.
Je ne sais pas davantage s'il vous a laissé ignorer ses dispositions à
l'égard du Portugal mais lord Stuart m'a fait, il y a trois jours, sur
ce sujet une communication importante dont je serais étonné que vous
n'ayez rien su à Londres.
Vous sentirez certainement, mon prince, la nécessité où je suis de
vous demander une tout autre nature de correspondance. La vôtre
jusqu'ici me tient dans une ignorance des dispositions du cabinet de
Londres et de vos communications avec lui qui deviendrait nuisible aux
affaires et aux intérêts dont vous et moi, nous sommes chargés.
Agréez les nouvelles assurances de ma haute considération et de mon
attachement.