_P.-S._--Je n'ai pu mettre cette lettre à la poste qu'à Ostende, où
nous avons trouvé le comte de Jaucourt qui vous écrira encore plus en
détail sur notre position.
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No 27 _ter_.--LE ROI LOUIS XVIII AU PRINCE DE TALLEYRAND[171].
[171] Cette lettre, dit M. Pallain, manque au manuscrit du
département des affaires étrangères.
Ostende, ce 26 mars 1815.
Mon cousin,
Je profite d'un courrier anglais qui probablement arrivera à Vienne
avant les lettres que le comte de Blacas et le comte de Jaucourt vous
ont écrites. La défection totale des troupes ne me laissait pas le
choix du parti que j'avais à prendre. On prétend que ma tête est
nécessaire à la France; j'ai dû pourvoir à sa sûreté qui aurait pu
être compromise si je fusse resté quelques heures de plus à Lille.
Bonaparte a donc pour lui la force armée. Tous les cœurs sont à moi;
j'en ai vu des témoignages non équivoques tout le long de la route.
Les puissances ne peuvent donc douter cette année du vœu de la
France: voilà le texte, je m'en rapporte à vous pour la glose. Je ne
saurais donner trop d'éloges aux maréchaux Macdonald et Mortier. Le
premier s'est conduit partout comme il avait fait à Lyon; le second
qui avait reçu par le télégraphe l'ordre de m'arrêter, a assuré ma
sortie de Lille et ma route jusqu'à Menin. Sur quoi, je prie Dieu
qu'il vous ait, mon cousin, en sa sainte et digne garde.