titre de _Raudh al-mitâr_ (_Abbad._, t. II, p. 236 et suiv.). Maccarî,
qui en a donné de longs extraits, semble y attacher de l’importance,
parce qu’il est d’un auteur espagnol; mais cet Espagnol n’est pas ancien
et il n’a fait que copier un écrivain asiatique. C’est ce qui résulte de
la comparaison de l’article sur Yousof ibn-Téchoufîn chez Ibn-Khallicân,
où l’on trouve de longs passages tirés d’une biographie de Yousof,
intitulée _al-Morib an sîrati meliki ’l-Maghrib_, et qui a été écrite à
Mosoul en 1183; car ces passages se retrouvent textuellement dans le
_Raudh al-mitâr_, de sorte qu’il est certain que l’auteur de ce dernier
ouvrage a copié l’anonyme de Mosoul. Or, quand il s’agit de l’histoire
d’Espagne, il faut presque toujours se défier des récits qui ont été
écrits en Asie. Ces récits, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’observer
ailleurs[298], proviennent ordinairement de voyageurs, de marchands, de
colporteurs de bruits, et l’imagination n’y est pas étrangère, souvent
même elle y joue un grand rôle. Celui dont il s’agit ne fait pas
exception à la règle générale: écrit dans un langage extrêmement
sentencieux et qui trahit chez l’auteur la prétention de vouloir
rivaliser avec les anciens sages de l’Orient, il contient bien des
choses qui sont invraisemblables en elles-mêmes et dont les chroniqueurs
espagnols et africains ne savent rien.
Note E, p. 208.
Les chroniques latines, si l’on en excepte le _Chronicon Lusitanum_
(_Esp. sagr._, t. XIV, p. 418, 419), n’entrent dans aucun détail sur la
bataille de Zallâca, et parmi les chroniques arabes, qui en parlent fort
au long[299], il y en a peu qui méritent une confiance entière.
Quelques-unes se trompent même dans la date. La date véritable, vendredi
12 Redjeb 479, se trouve dans le _Holal_ (_Abbad._, t. II, p. 197) et
dans le _Cartâs_ (p. 98), où on lit que ce jour répond au 23 octobre
(1086), ce qui est vrai (comparez _Annales Complut._, p. 314, 315); mais
d’autres auteurs se trompent, non-seulement dans le mois (car ils
nomment Ramadhân au lieu de Redjeb), mais encore dans l’année.
Abd-al-wâhid (p. 93, 94), par exemple, nomme l’année 480, et
Ibn-al-Cardebous (_Abbad._, t. II, p. 23) l’année 481. C’est un
phénomène bien singulier, attendu qu’il s’agit d’une bataille
très-célèbre et qu’en Andalousie on disait l’année de Zallâca au lieu
dire l’année 479[300]; mais le fait est qu’aucune des chroniques qui
nous restent n’a été composée par un contemporain; elles sont du
XIVe, du XIIIe, ou tout au plus du XIIe siècle; elles méritent
donc peu de confiance. Joignez-y qu’à l’époque où elles s’écrivaient,
les rhéteurs s’amusaient à fabriquer des lettres qu’ils supposaient
écrites par des personnages historiques. Ce fait ne saurait être révoqué
en doute; il en existe des preuves frappantes. L’auteur du _Holal_, par
exemple, donne la lettre que Motamid écrivit à son fils Rachîd dans la
soirée après la bataille. Elle n’est que de deux lignes (voyez _Abbad._,
t. II, p. 199); mais l’auteur du _Raudh al-mitâr_ (_ibid._, t. II, p.
248) la donne aussi, et chez lui elle est différente. Une troisième,
enfin, se trouve chez Ibn-al-Khatîb (_ibid._, t. II, p. 176), et
celle-là n’a pas moins de quinze lignes. Or, il faut nécessairement que
deux de ces épîtres soient de fabrique moderne; peut-être le sont-elles
toutes les trois. La prudence commande donc de se tenir en garde contre
les pièces soi-disant officielles que présentent ces chroniques; aussi
dois-je avouer que je doute de l’authenticité de la plupart des lettres
que donne le _Holal_, et que le bulletin où Yousof raconte la bataille
de Zallâca et qui se trouve dans le _Cartâs_, me paraît fort suspect.
Note F, p. 210-236.
J’ai à justifier la chronologie que j’ai adoptée dans ce récit. A mon
sens, Yousof arriva pour la seconde fois en Espagne dans le printemps de
l’année 483 de l’Hégire, 1090 de notre ère, trois ans et demi après la
bataille de Zallâca, assiégea Alédo pendant l’été, et s’empara de
Grenade en novembre. Cependant Abou-’l-Haddjâdj Baiyâsî (cité par
Ibn-Khallicân dans son article sur Yousof), l’auteur du _Cartâs_ et
celui du _Holal_ donnent une autre chronologie; ils supposent que Yousof
arriva pour la seconde fois en Espagne dans l’année 481 (1088) et qu’il
assiégea Alédo[301] dans cette année-là; que dans l’automne il retourna
en Afrique; qu’il revint en Espagne pour la troisième fois l’année 483
(1090), et qu’alors il s’empara de Grenade[302].
Contre cette manière de voir je dois observer, d’abord que les auteurs
qui l’ont adoptée ne sont pas fort anciens (Abou-’l-Haddjâdj Baiyâsî
écrivait au XIIIe siècle, et le _Cartâs_ est du siècle suivant, de
même que le _Holal_); ensuite qu’ils sont loin d’être toujours
exacts[303], et enfin qu’ils ne sont pas d’accord entre eux quand il
s’agit de signaler les mois. Ainsi l’auteur du _Cartâs_ affirme que
Yousof arriva pour la seconde fois en Espagne dans le mois de Rebî
Ier 481 (juin 1088), tandis que Baiyâsî dit qu’il y arriva dans le
mois de Redjeb, c’est-à-dire en septembre ou en octobre.
D’un autre côté, les auteurs les plus anciens et les plus dignes de foi,
ceux du XIIe siècle, sont d’accord pour placer le siège d’Alédo et la
prise de Grenade dans la même année, c’est-à-dire dans l’année 483
(1090). Ibn-Câsim de Silves, par exemple, qui a écrit une histoire
très-estimée de Motamid[304], histoire dont Ibn-al-Abbâr nous a conservé
des fragments, dit formellement qu’Alédo fut assiégé par Yousof et les
princes andalous dans l’année 483[305]. Mohammed ibn-Ibrâhîm[306]
atteste que, lorsque Yousof fut arrivé en Espagne pour la seconde fois,
il assiégea Alédo et s’empara de Grenade. Ibn-al-Cardebous, dans son
_Kitâb al-ictifâ_[307], dit la même chose, et il ajoute[308] que,
lorsque Yousof vint pour la troisième fois en Espagne, on était dans
l’année 490 (1097). A ces témoignages, très-respectables à coup sûr,
nous pourrions ajouter celui d’Ibn-al-Athîr[309]; seulement cet
historien, qui écrivait à Mosoul, et qui, par conséquent, n’était pas
toujours bien informé de l’histoire d’Espagne, se trompe quand il dit
que le siége d’Alédo et la prise de Grenade eurent lieu un an après la
bataille de Zallâca, c’est-à-dire en 480 (1087).
Quant à la date précise de la prise de Grenade, l’historien
Ibn-aç-Çairafî, cité par Ibn-al-Khatîb[310], dit que cet événement eut
lieu le dimanche 14 Redjeb de l’année 483. Cette date soulève deux
objections: d’abord le 14 Redjeb (26 août) tombait, non un dimanche,
mais un jeudi; en second lieu, il est impossible que Yousof se soit
emparé de Grenade dès le mois d’août, car, arrivé en Espagne au
printemps, il assiégea Alédo pendant quatre mois[311] et jusqu’à
l’approche de l’hiver, comme l’assure l’auteur du _Cartâs_. A la place
de: dimanche 14 Redjeb, je crois donc devoir lire: dimanche 14 Ramadhân,
c’est-à-dire 10 novembre. Le 14 Ramadhân tombait réellement un dimanche
dans l’année 483, et ces deux mois se confondent assez souvent.
Plusieurs auteurs, par exemple, disent que la bataille de Zallâca eut
lieu dans le mois de Ramadhân 479, tandis qu’elle se livra dans le mois
de Redjeb. Il se pourrait que dans ce temps-là on se soit parfois servi
d’abbréviations pour indiquer les mois, et dans ce cas, les mois de
Redjeb et de Ramadhân, qui ont la même initiale, pouvaient aisément se
confondre. Rien, du reste, ne s’oppose au changement que j’ai proposé.
Baiyâsî et l’auteur du _Cartâs_ disent que Yousof se rembarqua avant la
fin de Ramadhân, c’est-à-dire avant le 26 novembre. Or, dans l’espace de
seize jours, il pouvait facilement recevoir la visite des princes
andalous et faire le voyage de Grenade à Algéziras.
FIN DES NOTES DU QUATRIÈME ET DERNIER VOLUME.
CHRONOLOGIE
DES
PRINCES MUSULMANS
DU XIe SIÈCLE.
SÉVILLE. LES BENI-ABBÂD.
Abou-’l-Câsim Mohammed ibn-Ismâîl (le cadi) 1023-1042
Abou-Amr Abbâd ibn-Mohammed, _Motadhid_ 1042-1069
Abou-’l-Câsim Mohammed ibn-Abbâd, _Motamid_ 1069-1091
CORDOUE. LES BENI-DJAHWAR.
Abou-’l-Hazm Djahwar ibn-Mohammed ibn-Djahwar 1031 (déc.)-1043
Abou-’l-Walîd Mohammed ibn-Djahwar 1043-1064
Abdalmélic 1064-1070
Cordoue est annexée au royaume de Séville.
LES HAMMOUDITES DE MALAGA.
Hammoud
|
Ali le calife
|
+-------------+------------+
| |
Yahyâ le calife Idrîs Ier(1)
| |
+---------+----------+ +--------+-----+-------------+-----------+
| | | | | |
Idrîs II(4 et 7) Hasan(3) Yahyâ(2) Mohammed Ier(5) Hasan Mohammed II(8)
| |
Yahyâ Idrîs III(6)
1. Idrîs Ier 1035-1039
2. Yahyâ, fils d’Idrîs Ier 1039
3. Hasan, fils du calife Yahyâ ibn-Alî 1039-1041
Le Slave Nadjâ 1041-1043
4. Idrîs II 1043-1047
5. Mohammed Ier, second fils d’Idrîs Ier 1047-1053
6. Idrîs III 1053
7. Idrîs II, pour la seconde fois 1053-1055
8. Mohammed II, 4e fils d’Idrîs Ier 1055-1057
Malaga est annexée au royaume de Grenade.
LES HAMMOUDITES D’ALGÉZIRAS.
Mohammed, fils du calife Câsim ibn-Hammoud 1035-1048(9)
Câsim, son fils 1048(9)-1058
Algéziras est annexée au royaume de Séville.
GRENADE. LES BENI-ZÎRÎ.
Zâwî ibn-Zîrî jusqu’à 1019
Habbous 1019-1038
Bâdîs 1038-1073
Abdallâh 1073-1090
CARMONA. LES BENI-BIRZÉL.
D’après Ibn-Khaldoun (_Abbad._, t. II, p. 216), la liste de ces princes
serait:
Ishâc
Abdallâh, son fils
Mohammed ibn-Abdallâh jusqu’à 1042(3)
Al-Azîz Mostadhhir 1042(3)-1067
D’après Ibn-Haiyân (_apud_ Ibn-Bassâm, t. I, fol. 78 r.),
Ibn-Abdallâh (c’est-à-dire, Mohammed ibn-Abdallâh)
gouvernait Carmona à l’époque où
Hichâm III régnait à Cordoue (1029-1031)
et à en croire le même auteur (_ibid._, fol. 109 r.),
qui mérite bien plus de confiance qu’Ibn-Khaldoun,
Mohammed ibn-Abdallâh eut pour
successeur:
Ishâc, son fils, qui régnait en 1050
Il paraît qu’Ibn-al-Abbâr (dans mes _Recherches_,
t. I, p. 286 de la 1re éd.) se trompe quand
il dit que Mohammed ibn-Abdallâh vivait encore
en 1051.
RONDA.
Abou-Nour ibn-abî-Corra 1014(5)-1053
Abou-Naçr, son fils 1053
Ronda est annexée au royaume de Séville.
MORON.
Nouh 1013(4)-1041(2)
Abou-Menâd Mohammed, son fils 1041(2)-1053
Moron est annexé au royaume de Séville.
ARCOS.
Ibn-Khazroun jusqu’à 1053
Arcos est annexé au royaume de Séville.
HUELVA. LES BECRITES.
Abou-Zaid Mohammed ibn-Aiyoub depuis 1011(2)
Abou-’l-Moçab Abdalazîz jusqu’à 1051
Huelva est annexée au royaume de Séville.
NIÉBLA. LES BENI-YAHYÂ.
Abou-’l-Abbâs Ahmed ibn-Yahyâ Yahçobî 1023-1041(2)
Mohammed, son frère
Fath ibn-Khalaf ibn-Yahyâ, neveu des précédents jusqu’à 1051
Niébla est annexée au royaume de Séville.
Ibn-al-Abbâr (dans mes _Recherches_, t. I, p. 287
de la 1re éd.) donne au dernier prince de
Niébla les noms de: Yahyâ ibn-Ahmed ibn-Yahyâ.
J’ai cru devoir suivre Ibn-Khaldoun
(_Abbad._, t. II, p. 211). Ibn-Haiyân (_apud_
Ibn-Bassâm, t. I, fol. 108 v.) l’appelle: Fath
ibn-Yahyâ.
SILVES. LES BENI-MOZAIN.
Abou-Becr Mohammed ibn-Saîd ibn-Mozain 1028-1050
Abou-’l-Açbagh Isâ jusqu’à 1051(2)
Silves est annexé au royaume de Séville.
SANTA-MARIA D’ALGARVE.
Abou-Othmân Saîd ibn-Hâroun 1016-1043
Mohammed, son fils 1043-1052
Santa-Maria est annexée au royaume de Séville.
MERTOLA.
Ibn-Taifour jusqu’à 1044
Mertola est annexée au royaume de Séville.
BADAJOZ.
Sâbour.
Ensuite LES AFTASIDES:
Abou-Mohammed Abdallâh ibn-Mohammed ibn-Maslama
_Almanzor Ier_
Abou-Becr Mohammed _Modhaffar_ jusqu’à 1068
Yahyâ _Almanzor II_
Omar _Motawakkil_ jusqu’à 1094
TOLÈDE.
Yaîch ibn-Mohammed ibn-Yaîch jusqu’à 1036
Ensuite LES BENI-DHÎ-’N-NOUN:
Ismâîl _Dhâfir_ 1036-1088
Abou-’l-Hasan Yahyâ _Mamoun_ 1038-1075
Yahyâ ibn-Ismâîl ibn-Yahyâ _Câdir_ 1075-1085
SARAGOSSE.
Mondhir ibn-Yahyâ le Todjîbite[312] jusqu’à 1039
Ensuite LES BENI-HOUD:
Abou-Aiyoub Solaimân ibn-Mohammed _Mostaîn Ier_ 1089-1046(7)
Ahmed _Moctadir_ 1046(7)-1081
Yousof _Moutamin_ 1081-1085
Ahmed _Mostaîn II_ 1085-1110
Abdalmélic Imâd-ad-daula 1110
LA SAHLA (capitale Albarracin). LES BENI-RAZÎN.
Abou-Mohammed Hodhail Ier ibn-Khalaf ibn-Lope ibn-Razîn depuis 1011
Abou-Merwân Abdalmélic Ier ibn-Khalaf, son frère
Abou-Mohammed Hodhail II Izz-ad-daula, fils du précédent
Abou-Merwân Abdalmélic II Hosâm-ad-daula jusqu’à 1103
Yahyâ
ALPUENTE. LES BENI-CÂSIM.
Abdallâh Ier ibn-Câsim le Fihrite, Nidhâm-ad-daula jusqu’à 1030
Mohammed Yomn-ad-daula
Ahmed Adhod-ad-daula jusqu’à 1048(9)
Abdallâh II Djanâh-ad-daula, frère du précédent 1048(9)-1092
VALENCE.
Les Slaves Mobârac et Modhaffar
Le Slave Lebîb, seigneur de Tortose
Abdalazîz _Almanzor_ 1021-1061
Abdalmélic _Modhaffar_ 1061-1065
Réunion de Valence au royaume de Tolède
Mamoun (de Tolède) 1065-1075
Valence se sépare de Tolède
Abou-Becr ibn-Abdalazîz 1075-1085
Le cadi Othmân, son fils 1085
Câdir (l’ex-roi de Tolède) 1085-1092
Valence devient une république. Ibn-Djahhâf président 1092-1094
DÉNIA.
Abou-’l-djaich Modjéhid Mowaffac jusqu’à 1044(5)
Alî Icbâl-ad-daula 1044(5)-1076
Il est détrôné par Moctadir de Saragosse. Réunion
de Dénia au royaume de Saragosse.
Moctadir (de Saragosse) 1076-1081
Moctadir partage ses Etats entre ses deux fils.
Celui qui s’appelait le _hâdjib_ Mondhir reçoit
Lérida, Tortose et Dénia.
Le _hâdjib_ Mondhir 1081-1091
Son fils sous la tutelle des Beni-Betyr
MURCIE.
Khairân (d’Almérie) 1016(7)-1028
Zohair (d’Almérie) 1028-1038
Abdalazîz Almanzor (de Valence) 1038-1061
Abdalmélic Modhaffar (de Valence) 1061-1065
Sous ces trois princes Abou-Becr Ahmed _ibn-Tâhir_
est gouverneur de Murcie. Il meurt en 1063
Son fils, Abou-Abdérame Mohammed, lui succède 1063-1078
Motamid (de Séville)
Ibn-Ammâr
Ibn-Rachîc jusqu’à 1090
ALMÉRIE.
Khairân jusqu’à 1028
Zohair 1028-1038
Abdalazîz Almanzor (de Valence) 1038-1041
Ensuite LES BENI-ÇOMADIH:
Abou-’l-Ahwaç Man 1041-1051
Mohammed Motacim 1051-1091
Izz-ad-daula 1091
FIN DE LA CHRONOLOGIE.
LISTE
DES OUVRAGES IMPRIMÉS ET MANUSCRITS
DONT L’AUTEUR S’EST SERVI[313].
Abbad. Scriptorum Arabum loci de Abbadidis editi a R. Dozy. Leyde, 1846.
Abd-al-wâhid, The History of the Almohades etc., ed. by R. Dozy. Leyde,
1847.
Abou-Ismâîl al-Baçrî, Fotouh as-Châm, éd. Lees, Calcutta, 1854, dans la
Bibliotheca Indica.
Abou-’l-mahâsin, Annales, éd. Juynboll. Leyde, 1852 et suiv.
Aghânî. Alii Ispahanensis Liber Cantilenarum magnus, ed. Kosegarten.
Greifswalde, 1840.
Ahmed ibn-abî-Yacoub, Kitâb al-boldân, man. de M. Muchlinski à
Saint-Pétersbourg. M. Juynboll, fils, vient de donner une édition de cet
ouvrage.
Akhbâr madjmoua, man. de Paris, nº 706. Voyez mon Introduction à la
Chronique d’Ibn-Adhârî, p. 10-12. Je possède une copie de ce manuscrit.
Alvaro, Vita Eulogii, dans l’Esp. sagr., t. X; Epistolae, Indiculus
luminosus, dans le même ouvrage, t. XI.
Annales Complutenses, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Annales Compostellani, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Annales Toledanos, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Arîb, Histoire de l’Afrique et de l’Espagne, intitulée al-Bayâno
’l-mogrib, par Ibn-Adhârî (de Maroc), et fragments de la Chronique
d’Arîb, publ. par R. Dozy. Leyde, 1848 et suiv.
Berganza, Antiguedades de Espana. Madrid, 1719.
Çâid de Tolède, Extrait de son Tabacât al-omam, man. de Leyde, nº 159.
Cartâs. Annales regum Mauritaniae ab Abu-l-Hasan Ali ben-Abdallâh
ibn-abi-Zer’ Fesano conscripti, ed. Tornberg. Upsal, 1846.
Cazwînî, Cosmographie, éd. Wüstenfeld. Gœttingue, 1848.
Chahrastânî, Histoire des sectes, éd. Cureton. Londres, 1842.
Chronicon Adefonsi Imperatoris, dans l’Esp. sagr., t. XXI.
Chronicon Albeldense, dans l’Esp. sagr., t. XIII.
Chronicon Burgense, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Chronicon de Cardena, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Chronicon Complutense, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Chronicon Compostellanum, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Chronicon Conimbricense, dans l’Esp. sagr., t. XXIII.
Chronicon Iriense, dans l’Esp. sagr., t. XX.
Chronicon Lusitanum, dans l’Esp. sagr., t. XIV.
Edrisi, Géographie, traduite par Jaubert.
Espana sagrada, por Florez, Risco etc. 2ª edicion. Madrid, 1754-1850. 47
vol.
Euloge. Ses œuvres se trouvent dans Schot, Hispania illustrata, t.
IV.
Fâkihî, Histoire de la Mecque, man. de Leyde nº 463. Voyez mon
Catalogue, t. II, p. 170.
Hamâsa. Hamasae Carmina ed. Freytag. Bonn, 1828.
Historia Compostellana, dans l’Esp. sagr., t. XX.
Holal. Histoire du Maroc, man. de Leyde nº 24. Comparez Abbad., t. II,
p. 182 et suiv.
Homaidî, Dictionnaire biographique, man. d’Oxford, Hunt 464.
Ibn-abî-Oçaibia, Histoire des médecins. J’ai fait copier le chapitre
relatif aux médecins arabes-espagnols sur le man. de Paris, nº 673
suppl. ar., et M. Wright a eu la bonté de noter sur la marge de cette
copie les variantes des deux man. d’Oxford, Hunt. 171 et Pocock. 356.
Ibn-Adhârî. Voyez Arîb.
Ibn-al-Abbâr, dans mes Notices sur quelques manuscrits arabes. Leyde,
1847-1851.
Ibn-al-Athîr, man. de Paris. M. Tornberg a eu la bonté de me prêter sa
copie.
Ibn-al-Coutîa, man. de Paris nº 706. Voyez mon Introduction à la
Chronique d’Ibn-Adhârî, p. 28-30. Je possède une copie de ce manuscrit.
Ibn-al-Khatîb, al-Ihâta fi tarîkhi Gharnâta, et l’abrégé de cet ouvrage:
Marcaz al-ihâta bi-odabâi Gharnâta. B. man. de Berlin; E. man. de
l’Escurial (plusieurs articles de ce man. ont été copiés pour moi par M.
Simonet); G. man. de M. de Gayangos; P. man. de Paris. Voyez Abbad., t.
II, p. 169-172, et mes Recherches, t. I, p. 293, 294.
Ibn-Badroun, Commentaire historique sur le poème d’Ibn-Abdoun, publ. par
R. Dozy. Leyde, 1846.
Ibn-Bassâm, Dhakhîra. T. Ier. M. Jules Mohl possède ce volume, et il
a eu la bonté de me le prêter. Ce man. appartient au même exemplaire que
le 3e volume qui se trouve à Gotha.--T. II, man. d’Oxford, nº 749 du
Catalogue d’Uri.--T. III, man. de Gotha, nº 266. M. de Gayangos possède
aussi un manuscrit de ce volume, sur lequel M. Wright a bien voulu
collationner pour moi les passages d’Ibn-Haiyân cités par
Ibn-Bassâm.--Voyez sur Ibn-Bassâm et sa Dhakhîra, Abbad., t. I, p. 189
et suiv., et le Journ. asiat., février-mars 1861.
Ibn-Batouta, Voyages, éd. Defrémery et Sanguinetti. Paris, 1853 et suiv.
Ibn-Cotaiba, éd. Wüstenfeld. Gœttingue, 1850.
Ibn-Habîb. Voyez Tarîkh.
Ibn-Haiyân, man. d’Oxford, Bodl. 509, Catal. de Nicoll, nº 137. La copie
que je possède de ce man. a été faite par moi sur celle de M. Wright.
Voyez aussi Ibn-Bassâm.
Ibn-Hazm, Traité sur les religions, man. de Leyde nº 480.--Traité sur
l’amour, man. de Leyde nº 927.
Ibn-Khâcân, Matmah, man. de Londres et de Saint-Pétersbourg.--Calâyid,
man. de Leyde, nos 306 et 35.
Ibn-Khaldoun, Prolégomènes, éd. Quatremère, dans les Notices et extraits
des manuscrits de la Bibliothèque impériale, t. XVI, XVII et
XVIII.--Tome II (Histoire des Omaiyades d’Orient), man. de Leyde nº
1350, t. II.--Tome IV (Histoire d’Espagne), man. de Paris nº 742/4
suppl. ar., et de Leyde nº 1350, t. IV.--Histoire des Berbers, éd. de
Slane; traduction française par le même.
Içtakhrî, Liber Climatum, ad similitudinem Cod. Gothani exprimendum
curavit Mœller. Gotha, 1839.
Idatii Chronicon, dans l’Esp. sagr., t. IV.
Isidore de Béja, dans l’Esp. sagr., t. VIII. Comparez mes Recherches, t.
I, p. 2 et suiv.
Isidore de Séville, Historia Gothorum, dans l’Esp, sagr., t. VI.
Khochanî, Histoire des cadis de Cordoue, man. d’Oxford, nº 127 du
Catalogue de Nicoll. Je possède une copie de ce manuscrit.
Llorente, Noticias de las tres Provincias Vascongadas. Madrid, 1806.
Lucas de Tuy, Chronicon mundi, dans Schot, Hispania illustrata, t. IV.
Maccarî. Analectes sur l’histoire et la littérature des Arabes
d’Espagne, par al-Makkari, publ. par MM. Dozy, Dugat, Krehl et Wright,
Leyde, 1855-61.
Manuscrit de Meyá, dans les Memorias de la Academia de la Historia, t.
IV.
Masoudî, Moroudj ad-dheheb, man. de Leyde nos 127 et 537 _d._
Mobarrad, Câmil, man. de Leyde nº 587. Voyez mon Catalogue, t. I, p.
204, 205.
Mon. Sil. Monachi Silensis Chronicon, dans l’Esp. sagr., t. XVII.
Nawawî, Dictionnaire biographique, éd. Wüstenfeld. Gœttingue,
1842-47.
Notices sur quelques manuscrits arabes, par R. Dozy. Leyde, 1847-51.
Nowairî, Histoire d’Espagne. Je cite les pages du man. de Leyde nº 2
_h_, mais j’ai soigneusement collationné le man. de Paris nº 645, qui
est beaucoup meilleur et qui comble plusieurs lacunes.
Paulus Emeritensis, De vita P. P. Emeritensium, dans l’Esp. sagr., t.
XIII.
Pélage d’Oviédo, dans l’Esp. sagr., t. XIV.
Raihân al-albâb, man. de Leyde nº 415. Voyez mon Catalogue, t. I, p.
268, 269.
Râzî, traduction espagnole. Cronica del Moro Rasis, dans les Memorias de
la Academia de la Historia, t. VIII. Comparez mon Introduction à la
Chronique d’Ibn-Adhârî, p. 24, 25.
Recherches sur l’histoire et la littérature de l’Espagne pendant le
moyen âge, par R. Dozy. 1re édition, Leyde, 1849, 2de édition,
Leyde, 1860.
Rodrigue de Tolède, De rebus Hispanicis, dans Schot, Hispania
illustrata, t. II. La meilleure édition de son Historia Arabum se trouve
dans Elmacini Historia Saracenica, ed. Erpenius.
Sampiro, Chronicon, dans l’Esp. sagr., t. XIV.
Samson, Apologeticus, dans l’Esp. sagr., t. XI.
Sébastien, Sebastiani Chronicon, dans l’Esp. sagr., t. XIII.
Sota, Chronica de los principes de Asturias y Cantabria. Madrid, 1681.
Tabarî, Annales, éd. Kosegarten.
Tarîkh Ibn-Habîb, man. d’Oxford, Catalogue de Nicoll nº 127. Comparez
mes Recherches, t. I, p. 32 et suiv.
Vita Beatae Virginis Argenteae, dans l’Esp. sagr., t. X.
Vita Johannis Gorziensis, dans Pertz, Monumenta Germaniae, t. IV des
Scriptores.
* * * * *
FIN DE LA LISTE.
INDEX ALPHABÉTIQUE
des matières contenues dans les quatre volumes de l’_Histoire des
musulmans d’Espagne_.
Les chiffres romains indiquent les tomes, les chiffres arabes les pages.
A.
Abadsolomes (Léovigild), II. 167, 168.
Abân, fils de Moâwia, I, 297.
Abbâd, c’est-à-dire, Motadhid. Voyez ce nom.
Abbâd, fils de Motamid, IV, 157 et suiv.
Abbâdides (les), leur origine, IV, 9 et suiv.
Abbâs ibn-Ahnaf, III, 346.
Abbâs ibn-Firnâs, poète, II, 169.
Abbâs, fils de Motawakkil, IV, 244, 245.
Abda, fille de Hichâm, I, 297.
Abdalazîz, petit-fils d’Almanzor, roi de Valence, IV, 4, 21, 43, 47.
Abdalazîz ibn-Abdallâh ibn-Asîd, I, 193.
Abdalazîz le Becrite, IV, 85.
Abdalazîz ibn-Hasan, IV, 5.
Abdalazîz, fils de Merwân, I, 174, 183, 186, 197, note 1, 214.
Abdalazîz, fils de Mousâ ibn-Noçair, II, 40, note 1, 43.
Abd-al-djabbâr, fils de Motamid, IV, 278 et suiv.
Abd-al-djalîl, IV, 148.
Abd-al-ghâfir, frère de Djad, II, 252.
Abd-al-hamîd ibn-Basîl, II, 346.
Abdallâh, le sultan, II, 204 et suiv.
Abdallâh, roi de Grenade, IV, 199, 202, 214, 225 et suiv., 270.
Abdallâh, fils d’Abbâs, I, 63, 79.
Abdallâh ibn-Abdalmélic, gouverneur de Moron, I, 360, 361.
Abdallâh, fils d’Abdérame Ier, II, 126, 150, 151.
Abdallâh ibn-Achath le Coraichite, II, 250.
Abdallâh ibn-al-Aftas, IV, 14 et suiv.
Abdallâh, père d’Almanzor, III, 115.
Abdallâh, fils d’Almanzor, III, 209 et suiv.
Abdallâh ibn-Amr, I, 362.
Abdallâh ibn-Haddjâdj, II, 243, 244, 255.
Abdallâh, fils de Handhala, I, 90, 101, 103, 104.
Abdallâh, descendant de Hodhaifa, I, 177 et suiv.
Abdallâh ibn-Maimoun, III, 7 et suiv.
Abdallâh, fils de Mohammed. Voyez Chakyâ.
Abdallâh, fils de Mohammed ibn-Lope, II, 319.
Abdallâh ibn-Mokhâmis, III, 336.
Abdallâh, fils de Motî, I, 96, 101, 103.
Abdallâh ibn-Omaiya, II, 137, 160.
Abdallâh, fils du calife Omar, I, 80.
Abdallâh _Pierre Sèche_, III, 190, 210 et suiv.
Abdallâh, fils de Sad, fils d’Abou-Sarh, I, 47.
Abdallâh, fils de Zohair, I, 72, 74, 79 et suiv., 128 et suiv., 171 et suiv.
Abdalmélic, le conquérant de Carteya, II, 33; III, 114.
Abdalmélic ibn-abî-’l-Djawâd, II, 262.
Abdalmélic, fils d’Almanzor, III, 209, 218, 236, 240, 259, 260, 268.
Abdalmélic, fils de Catan, I, 252 et suiv.
Abdalmélic ibn-Habîb, I, 18.
Abdalmélic, fils de Merwân, I, 100, 163 et suiv.
Abdalmélic-Modhaffar, roi de Valence, IV, 124, 127.
Abdalmélic ibn-Mondhir, III, 172 et suiv.
Abdalmélic l’Omaiyade, gouverneur de Séville, I, 359 et suiv.
Abdalmélic ibn-Omaiya, II, 280.
Abd-al-wâhid Routî, II, 310.
Abdérame Ier, I, 298 et suiv., II, 49, 54.
Abdérame II, II, 65, 66, 87 et suiv.
Abdérame III, II, 319 et suiv.; III, 3 et suiv.
Abdérame IV Mortadhâ, IV, 323, 326 et suiv., 343, 344.
Abdérame V, III, 334 et suiv.
Abdérame ibn-Alcama, I, 263, 264.
Abdérame, fils d’Almanzor, III, 240, 268 et suiv.