»Il n'y a, milord, dans cet extrait, rien qui puisse, dans un sens
littéraire, vous intéresser; mais il vous paraîtra peut-être à propos de
remarquer quel intérêt profond et étendu pour le bonheur d'autrui la foi
chrétienne peut éveiller au milieu de la jeunesse et de la prospérité.
Il n'y a rien là de poétique ni d'éclatant, comme dans les vers de M.
de Lamartine, mais c'est là qu'est le sublime, milord; car cette
intercession était offerte, en votre faveur, à la source suprême du
bonheur. Elle partait d'une foi plus sûre que celle du poète français,
et d'une charité qui, combinée à la foi, se montrait inaltérable au
milieu des langueurs et des souffrances d'une prochaine dissolution.
J'espère qu'une prière qui, j'en suis sûr, était profondément sincère,
ne sera peut-être pas à jamais inefficace.
»Je n'ajouterais rien, milord, à la renommée dont votre génie vous a
environné, en exprimant, moi, individu inconnu et obscur, mon admiration
pour vos oeuvres. Je préfère être mis au nombre de ceux qui souhaitent
et prient que «la sagesse d'en haut» la paix et la joie entrent dans une
ame telle que la vôtre.»