MULE, s. f. Sorte d'engelure. _Avoir la mule aux talons._ En
français ce mot ne s'emploie qu'au pluriel. «Avoir les mules au
talon.» [ACAD.]
MULE, s. f. _Faire mule_, terme du jeu de cartes, signifie: Faire
capot. [P. G.]
MURGUET ou MEURGUET, s. m. Muguet, fleur. _Cueillir des murguets. Un
bouquet de murguets._
MUSAILLE, s. f. Quantité de petite monnaie, menuaille.
MUSCADET (UN). Dites: Une muscadelle. Espèce de poire qui sent un
peu le musc.
MUSCATE, s. f. et adj. _Noix muscate; rose muscate. La muscate
dominait trop dans ce ragoût._ Dites: «Muscade.»
MUSILIÈRE, s. f. Muselière.
MYRTRE, s. m. Myrte, arbrisseau. _Une branche de myrtre._ Terme
suisse-roman, limousin, lorrain, etc.
N
NACRE (DU). Ce mot est féminin.
NAGEOTTER, v. n. Nager un peu, nager avec difficulté. _Mon chien a
les pattes fort courtes, et il ne peut que nageotter._
NAGER, v. n. Nous disons proverbialement d'une personne qui est dans
l'abondance, d'une personne qui est riche, ou qui est en voie de
le devenir: _Elle nage en pleine eau._ L'Académie dit: «Elle nage
en grande eau;» et c'est ainsi que s'exprime LE SAGE dans son
roman de _Guzman d'Alfarache_: «Quand j'ai nagé en grande eau,
j'ai toujours eu le malheur de m'y noyer.» [Livre VI, chap. VIII.]
NAILLER, v. a. Terme des campagnards. Casser les noix et les trier.
_Nous irons ce soir nailler les noix chez M. l'adjoint._ [P. G.]
NAIMBOT, BOTE, subst. Nabot, nabote. Celui ou celle qui est d'une
taille ridiculement petite. _Un petit naimbot, une pauvre
naimbote._ Terme vieux français. On dit en Savoie: _Nambot_.
NAINNAIN, s. f. Terme enfantin. Nourrice.
NAISER (SE), v. pron. Se moisir. On le dit principalement du linge.
_Un linge naisé_ est celui qui a souffert de l'humidité et qui en
a contracté des taches; ces taches s'appellent _taches de naisé_.
Terme suisse-roman. En Dauphiné, en Franche-Comté, chez nous et
sans doute ailleurs, _naiser le chanvre_ c'est: Le faire rouir.
NÂNE, s. f. Nourrice. _L'enfant pleure; appelez la nâne. Notre Lili
ne veut pas quitter sa nâne._
NANQUINET, s. m. Dites: Nanquinette, s. f.
† NANSE, s. f. Nasse, instrument d'osier ou de fil de fer servant
à prendre du poisson. _Tendre des nanses; lever les_ _nanses._
Terme suisse-roman, savoisien et vieux français.
NANT, s. m. Ravin boisé au fond duquel coule un petit ruisseau. _Le
nant de Frontenay; le nant de Jargonand; le nant d'Avenchet; le
nant de Roulave._ Dans le Faucigny (Savoie), un _nant_ est Un
torrent; et on le dit particulièrement de certains torrents
impétueux qui descendent du Mont-Blanc ou des montagnes voisines;
tels sont: _le Nant-Noir_, _le Bon-Nant_, _le Nant-Bourant_. Le
dictionnaire de Bescherelle traduit le mot de _nant_ par celui de:
Cascade; c'est une grande erreur. Dans le vieux français, _nant_
signifiait: «Vallée,» s'il faut en croire le _Dictionnaire du
Vieux langage_, de LACOMBE.
NANT DE BRAILLE, s. m. Usure; usurier. _Faire le nant de Braille.
Être nant de braille._ Cette expression, purement locale, vient
d'un _nant_, près de Coppet, où se commettaient jadis des vols et
des assassinats. [_Glossaire_ de GAUDY.]
NANZOU, s. m. Mallemolle, espèce de mousseline ou de toile de coton
blanche, claire et très-fine, qui est apportée des Indes
orientales.
NAPPAGE, s. m. Linge de table, c'est-à-dire: Nappes et serviettes.
_Nappage uni; nappage damassé._ Terme suisse-roman, lorrain, etc.
NARCISSE (UNE). _Une belle narcisse._ Ce mot est masculin.
NATOURI, s. m. Batelier. Ce terme vieillit.
NAVETTE, s. f. Petite brioche sucrée.
NAYER, v. a. et SE NAYER, v. pron. Ancienne orthographe et ancienne
prononciation des mots «Noyer» et «Se noyer.»
NE, part. négat. _Tu as payé ce châle plus qu'il vaut._ Dites: Plus
qu'il NE vaut.
NÈFE ou NEIFE, s. f. Nèfle, fruit du néflier. _Une grosse nèfe; une
nèfe molle._ Terme parisien populaire, etc.
NEIGEOTTER, v. n. Diminutif de «Neiger.» _Le temps devient froid et
sombre, il neigeotte_, c'est-à-dire: Il neige un peu.
NEIZÉ, ÉE, adj. Voyez NAIZÉ.
NÉNET, s. m. Terme enfantin. Sein. Se dit en Savoie, dans le
Limousin et ailleurs.