PLANCHE XVIII.

(_XIX de l'Édition royale._)

La dispute d'Apollon et de Marsyas, et le supplice affreux auquel ce

malheureux chanteur fut condamné par le jugement des Muses, sont assez

célèbres dans la Mythologie. On voit ici le Dieu vainqueur, couronné,

assis sur un siége orné d'un coussin, tenant sa lyre d'une main, et de

l'autre l'archet (_plectrum_). Une Muse est à ses côtés et tient une

guirlande dont elle est prête à parer la lyre; elle est vêtue d'une

tunique brodée, ouvrage phrygien qui rappelle le lieu de la scène. Le

jeune Olympe, portant une simple chlamyde et coiffé du bonnet phrygien,

se jette aux pieds du Dieu pour implorer la grâce de son maître. Le

bourreau, dont les habits tiennent au costume des barbares, attend,

le couteau à la main, l'ordre d'exercer son ministère; il considère sa

victime, l'infortuné Marsyas, déjà dépouillé et attaché à un arbre. Si

le coloris répondait, dans cette peinture, à la beauté de la composition

et à l'expression des figures, on pourrait la compter parmi les plus

belles de la collection.

Hauteur, 6 p°. 6 lig.--Largeur, 1 P. 5 p°. 9 lig.

Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures · 第 25 / 29 题