Valens prit pour la sûreté de la Mésie et de la Thrace, les mêmes
précautions que son frère prenait alors pour la défense de la Gaule.
Etant revenu à Marcianopolis[718], il donna ordre de réparer les
anciens forts qui défendaient le passage du Danube, et d'en bâtir de
nouveaux. Il établit des magasins de vivres, d'armes, de machines;
travailla à rendre plus commodes les ports du Pont-Euxin; distribua
des garnisons dans les places. Il rencontrait dans l'exécution de ces
ouvrages de plus grandes difficultés que son frère: il fallait faire
venir de loin la brique, la chaux, la pierre. Mais l'obéissance et la
constance de ses troupes, surmontèrent tous ces obstacles. Les travaux
étaient partagés entre les soldats divisés en plusieurs bandes: chacun
s'empressait à l'envi de remplir sa tâche; les officiers mêmes de la
maison du prince, ne se dispensaient pas des plus rudes fatigues.
[Note 718: On voit par une loi de Valens, que ce prince était encore en
cette ville, le 2 de décembre.--S.-M.]
[Note latérale: LIV.
Valens à Constantinople.
Idat. chron.