État de l'armée.
Amm. l. 25, c. 5, et 10.
Greg. Naz. or. 4, t. 1, p. 118.
Eutr. l. 10.
Vict. epit. p. 229.
Rufin. l. 11, c. 1.
Zos. l. 3, c. 30.
Socr. l. 3, c. 22.
Theod. l. 4, c. 1.
Soz. l. 6, c. 3.
Chron. Alex. vel Pasch. p. 299.
[Theoph. p. 45.]
Zon. l. 13, t. 2, p. 28.
Cedren. t. 1, p. 308.
[Niceph. Call. l. 10, c. 38.]]
La mort de Julien répandit dans tout le camp l'abattement et le
désespoir. Les soldats jetaient leurs armes, comme leur étant désormais
inutiles: ils se pleuraient eux-mêmes en pleurant leur empereur;
les yeux fixés sur cette terre funeste, ils la considéraient comme
leur tombeau, et pas un n'osait espérer de revoir jamais sa patrie:
_Pourquoi Julien n'est-il pas mort_, s'écriaient-ils, _avant que
d'avoir détruit toutes_ _nos ressources en livrant aux flammes notre
flotte et nos vivres? Pourquoi n'a-t-il pas assez vécu, pour nous
sauver des périls, dans lesquels son imprudence nous a précipités, et
dont sa bravoure héroïque pouvait seule nous délivrer?_ On embauma son
corps, à dessein de l'inhumer à Tarse comme il l'avait ordonné; et dès
la nuit même, les généraux assemblés avec les principaux officiers
délibérèrent sur le choix d'un successeur. La maison de Constance
Chlore s'éteignait en la personne de Julien; et dans l'état où se
trouvaient les troupes romaines, enveloppées des plus redoutables
ennemis, il fallait sans délai leur donner un chef.
[Note latérale: II.