Une fille a volé une montre,--ce n’est pas le besoin qui l’a poussée à

cette action coupable.--Le jury eût sans doute été sévère;--un vol

commis par pauvreté, par besoin, peut se renouveler souvent;--mais cette

pauvre fille n’a pris la montre que parce qu’elle était si belle;--ce

n’est donc qu’un caprice,--qu’un vol isolé qui n’aura plus lieu;--on

admet en conséquence des circonstances atténuantes.

Il est à regretter que la cour, se joignant à la manière du jury, n’ait

pas ordonné que l’accusée garderait la montre.

Auprès de Tulle,--Chassague offre à _son ami_ Mathieu-Basile de

l’accompagner dans une course nocturne;--ils arrivent dans un endroit

désert;--Chassague renverse son ami à coups de bâton,--lui écrase la

poitrine avec une pierre énorme,--croit devoir ajouter quelques coups de

pied sur la tête,--après quoi il porte son ami dans un ruisseau--et lui

enfonce la tête dans la vase à coups de botte.

On doit être bien malheureux d’avoir agi ainsi à l’égard d’un ami.--Le

17 juin, le jury, prenant en considération les regrets que doit éprouver

l’infortuné Chassague,--regrets d’autant plus violents qu’il les

dissimule,--admet en sa faveur des circonstances atténuantes.

[GU] Cour d’assises de la Seine.--(Audience du 1er juillet.

Présidence de M. Montmerqué.)--Annette Boulet est accusée de plusieurs

vols domestiques.--Le jury, tenant compte de ce que la fréquence des

larcins reprochés à l’accusée établit clairement que le vol est devenu

une habitude;--que l’empire de l’habitude est irrésistible sur beaucoup

de personnes;--admet, en faveur d’Annette Boulet, des circonstances

atténuantes.

Cour d’assises de la Loire:--Damiens Grangeon, admis à l’hospice de

Saint-Bonnet-le-Château,--achète des allumettes phosphoriques et croit

devoir mettre le feu à l’hôpital.--Le jury, appréciant que le feu mis

avec des allumettes phosphoriques, qui s’allument avec une promptitude

aussi grande que celle de la pensée,--ne suppose pas la _préméditation_

dont on pourrait accuser Grangeon s’il avait mis le feu à l’hospice au

moyen de l’ancien briquet, qui donne le temps de la réflexion,--en

conséquence,--admet des circonstances atténuantes.

Ces faits divers ne sont ni inventés--ni cherchés avec soin, je les

extrais de DEUX _numéros_ de la _Gazette des Tribunaux_,--et ils ne sont

pas les seuls.

[GU] «Monsieur, j’ai l’honneur de vous inviter à une réunion qui aura

lieu chez moi dimanche prochain; l’heure est fixée à midi. Je donnerai

des explications et développerai ces mots: _Effort_, _Action_,

_Providence_; je crois pouvoir rendre sensible à chacun la loi immuable

des minéraux, des végétaux, des animaux, des hommes et de Dieu lui-même.

»Votre serviteur compte sur vous pour la satisfaction de tous ses amis.

»Votre frère en Jésus-Christ, seul Dieu du ciel et de la terre.

»CHENEAU, C., rue Montesquieu, 2.»

Telle est la lettre que j’ai reçue de M. Cheneau et Ce, seul dieu du

ciel et de la terre, comme il nous l’apprend.

Je regrettai de ne pouvoir contribuer par ma présence _à la satisfaction

des amis du dieu_.

D’autres auraient craint d’être invités là comme une sorte d’agneau

pascal,--sous les espèces duquel le dieu Cheneau se proposait de

communier avec ses amis;--je sais que l’on attribuera mon absence à

cette terreur; je sais qu’on m’accusera de lâcheté, mais j’ai pour moi

ma conscience.

Heureusement que Grimalkin voltigeait par là, de sorte que j’ai su ce

qui s’est passé dans le ciel Cheneau.

C’est le dieu lui-même qui ouvre la porte; au milieu de quelques

assistants étaient deux chérubins--que Grimalkin a reconnus pour les

deux commis qui sur la terre,--c’est-à-dire à la boutique, servent de

commis à la maison Cheneau et P. Jouin.--Au milieu de la pièce était une

belle table avec un tapis rouge,--un chérubin apporte une Bible;--le

chérubin est jugé laid.--Le ciel Cheneau est tapissé de papier collé,--à

peu près comme les chambres ordinaires.--Grimalkin frémit en voyant une

porte murée,--le plâtre était encore frais.--Est-ce là l’enfer où le

dieu Cheneau jette ceux qui doutent?--Le dieu Cheneau reparaît au bout

d’un quart d’heure, et dit: «_Fiat lux_.»--Les chérubins ouvrirent les

rideaux, les fenêtres et les jalousies,--et la lumière fut faite.--Elle

ressemble beaucoup à celle faite par Dieu--l’ancien;--le dieu Cheneau ne

paraît pas y avoir apporté de perfectionnement.

Voici celles des choses dites par le dieu auxquelles Grimalkin a cru

trouver un sens:

«Dieu ayant reconnu qu’il ne serait pas convenable qu’il chantât ses

louanges lui-même,--a créé les hommes pour cet usage.--Si l’homme était

parfait, il n’y aurait ni maladies,--ni tremblements de terre, ni

orages.--Les apôtres ont annoncé un nouvel avénement, une nouvelle

manifestation;--cet avénement, cette manifestation, c’est le dieu

Cheneau.--Nous ne recevrons pas l’esprit de Dieu directement,--cet

esprit tombe de Dieu sur une région supérieure à nous,--d’où, sur _un

degré angélique_;--enfin, de chute en chute, jusqu’à un troisième degré

qui est la tombe,--lequel en fait ce qu’il peut.»

Dieu en trois personnes est une monstruosité.--Si Dieu le Fils a un père

qui est Dieu, nous ne dirons pas: _Notre père_, mais _grand papa_.--Au

reste, la parole par laquelle le dieu Cheneau se manifesta a quelques

légères variantes avec celle que nous employons; ainsi il dit: «Un _ac_

(acte),--ce qui fut _fé_,--voér (voir),--onl’l’a,--r’pondre

(répondre)--l’euspril,--euspérituilement,--etc.

[GU] Des hommes sont assis ou plutôt couchés sur des coussins aux deux

coins d’une cheminée. Ils fument dans de longues pipes turques et

boivent de la bière.

--Qu’as-tu, Alfred, que tu ne dis rien?

--Moi?--rien; j’attends que tu parles.

--Alors cela pourrait durer longtemps.

--Je pense à une ravissante aventure.

--Penses-y tout haut.

--Je le voudrais bien, mais c’est que j’y joue un rôle un peu trop

brillant et que cela t’humiliera.

--Raconte toujours, je n’en croirai que la moitié.

--Il y a huit jours, je reçus une invitation à une soirée,--ou plutôt à

un bal modestement annoncé par ce post-scriptum: «_On dansera._» Le nom

de la personne m’était inconnu;--j’allumai ma pipe avec l’invitation...

Mais attends un peu que je remette du tabac dans celle-ci.

--Bien.

--A quelques jours de là, j’étais triste et ennuyé, il me prit des idées

mondaines. «Ma foi, dis-je, je serais bien allé à ce bal.» Puis, un peu

après,--je me dis: «J’irais bien à ce bal. Tiens,--mais c’est

aujourd’hui! Est-ce bien aujourd’hui?--Oui, ma foi. Parbleu! je vais y

aller.» Je m’habille; ceci était le plus difficile; une fois moi

habillé, le reste allait tout seul; je m’habille, je fais demander un

fiacre par le portier, j’arrive à la maison indiquée, tu sais une belle

maison rue ***, qui a deux magnifiques statues de Coysevox, je

m’étais arrêté cent fois devant cette maison; on m’annonce, mon nom

produit le plus grand effet, je vais saluer la maîtresse de la maison,

qui rougit et paraît embarrassée. Un moment je me trouve seul avec elle,

elle me dit: «C’est M. Ernest qui vous a amené, ne l’oubliez pas.» Puis

elle me quitte et s’occupe d’une femme qui entre. Ah! c’est M. Ernest

qui m’a amené, et qui est ce M. Ernest, et pourquoi m’a-t-il amené? Un

gros homme vient à moi et me dit: «Vous ne prenez rien? il y a un

buffet.» Je m’incline; il ajoute: «Où est donc Ernest? je veux le

remercier de vous avoir amené.--Monsieur, c’est moi au contraire qui lui

dois mille remercîments.--Eh bien, savez-vous où en est son

affaire!--Quelle affaire?--Eh! la grande affaire!--Ah! la grande

affaire...? elle va bien.--Tant mieux!--Avez-vous salué ma femme?--J’ai

eu cet honneur.--Dites donc,--êtes-vous comme Ernest, vous!» Me voici,

cette fois, bien embarrassé; comment est Ernest? c’est égal, une réponse

évasive: «Hum, hum, c’est selon.--C’est qu’il n’est bon à rien, il ne

joue pas, il ne danse pas.--Je danserais volontiers, et, si je ne

craignais d’arriver trop tard, j’inviterais la maîtresse de la

maison.--En effet, son carnet doit être plein; mais elle se réserve

toujours quelques contredanses pour les retardataires qu’elle veut

favoriser; venez.» Il me conduit auprès de la maîtresse de la maison,

qui me dit: «N’oubliez pas que je vous ai promis la seconde

contredanse.--Mais que me disiez-vous? dit le gros homme.--J’avais

engagé madame, mais elle m’avait quitté tout à coup pour aller au-devant

d’une femme qui entrait, et je pensais qu’elle ne m’avait pas

entendu.--Eh bien! sans moi, vous auriez fait une jolie chose; vous

voilà maintenant occupé, je vous quitte: si vous retrouvez Ernest,

dites-lui que j’ai à lui parler.» Me voilà seul au milieu de ce monde,

je cherche à mettre un peu d’ordre dans mes idées. Tout le monde me

connaît ici et je ne connais personne. La maîtresse de la maison veut

me ménager un entretien avec elle; que va-t-elle me dire?--Je le saurai

bientôt; mais moi, que vais-je dire? Si je connaissais Ernest seulement!

La musique annonce qu’on va recommencer à danser. Je vais prendre la

main de la maîtresse de la maison: c’est une femme de trente ans, jolie

et bien faite, nous faisons la première figure sans parler; pendant que

les autres dansent à leur tour, elle me dit: «Pour mon mari, il n’y a

pas de danger; mais méfiez-vous d’Ernest: il ne sait rien, comme vous

pouvez bien penser, c’est un ami, un véritable ami, mais devant lequel

je rougirais trop; d’ailleurs, il ne se serait prêté à rien; il fallait

cependant que nous eussions une explication; parlez maintenant.»

Heureusement qu’il--faut _faire l’été_; nous dansons; quand nous nous

arrêtons, elle a heureusement oublié que nous en étions resté à une

question qu’elle me faisait et elle me dit: «D’abord je veux vous rendre

vos lettres.» Mon Dieu! pensais-je; mais je n’ai pas écrit de lettres,

que je sache! Elle continua: «Il n’y a rien de si imprudent que d’écrire

ainsi, je ne reçois pas une lettre, c’est par un grand hasard que je

n’ai pas donné les deux vôtres à mon mari avant de les lire; je n’ai pas

voulu vous répondre; j’ai pensé qu’il valait mieux vous parler; mais

seule, je ne l’aurais jamais osé; dans un salon, au milieu du monde, je

suis plus hardie; il ne faut plus m’écrire, il ne faut plus passer des

heures entières devant ma porte, c’est à me perdre.» Ah! mon Dieu! moi

qui n’étais là que pour regarder la porte!--voilà un singulier

quiproquo; c’est égal, je réponds effrontément que maintenant que je

puis me présenter chez elle, je n’ai plus de raison de rester devant la

porte; que je veux bien ne plus lui écrire, si elle me permet de lui

parler.--La _pastourelle_! «Non, écoutez, il vaut mieux ne plus nous

voir;--je suis mariée... vous le savez... j’aime et je respecte mes

devoirs.» (Ah! très-bien;--dès qu’une femme appelle cela ses

devoirs,--il n’y a pas à se décourager pour l’amour.) «Quoi, madame, ne

plus vous revoir, après que depuis si longtemps ma vie entière vous est

consacrée, après que je me suis accoutumé à mettre en vous toutes mes

pensées, toutes mes espérances; non jamais! Si vous ne voulez pas que je

vous dise que je vous aime, je vous l’écrirai dix fois par jour; si vous

ne voulez pas que je vienne vous voir chez vous, je m’installerai en

face de votre porte, dans une échoppe d’écrivain public, et je n’en

sortirai pas.--Vous m’effrayez!--Eh quoi! est-ce le sentiment que je

devrais m’attendre à vous inspirer en échange de tant d’amour et de tant

de respect?--Qui vous dit que ce soit le seul que j’éprouve? Mais ce que

je puis vous dire, c’est que c’est le seul qu’il me convienne de

montrer.» Après la contredanse, je la reconduis à sa place, je lui dis:

«Pensez à l’échoppe.» Elle sourit, et je me perds dans la foule. Je

cherche à deviner ce qui se passe, et ce dont je me fais l’effet d’être

le héros. Quel rôle joue cet Ernest, et qui est-il lui-même? Quoi qu’il

en soit, je ne vois dans tout cela rien que de fort agréable, et je vais

aller jusqu’à ce qu’on m’arrête. On m’a dit qu’on danserait avec moi

après trois contredanses consacrées à tout le monde. Nous reprenons

notre conversation «Je pense beaucoup à mon échoppe, madame.--Et moi

aussi, monsieur, mais vous me faites peur.--Défendez-moi de la faire,

madame.--Oui, certes, je vous le défends bien.--Je vous remercie,

madame.--De quoi donc, monsieur?--De la permission que vous me donnez de

vous venir voir souvent.--Au fait, vous pouvez bien venir comme vingt

autres hommes qui viennent chez moi; mais renouvelez-moi le serment que

vous m’avez fait dans votre dernière lettre.» Me voici plus embarrassé

que jamais: quel serment ai-je fait? N’importe, il ne faut pas hésiter.

«Je le jure, madame, sur mon amour.» Elle rit. «Voilà une jolie manière

de m’inspirer de la confiance!--Comment cela! je jure sur ce que j’ai de

plus précieux.--C’est sur votre amour que vous jurez de ne me jamais

parler d’amour!» (Ah! c’est là ce que j’avais juré!) «Écoutez, madame,

je ne veux pas vous tromper, je dirai ce que vous voudrez, je vous

entretiendrai de ce qu’il vous plaira, mais rappelez-vous que tout ce

que je vous dirai, sur quelque sujet que ce soit, voudra dire: _Je vous

aime_.--Mais comment ferons-nous pour Ernest?--Et que m’importe

Ernest?--Il m’importe beaucoup à moi, il faut le ménager.--Oh! je le

ménagerai tant que vous voudrez.--A la bonne heure!--Oui, mais je ne le

connais pas.--Comment! vous ne le connaissez pas! il n’a pas été vous

porter une invitation?--On m’a remis l’invitation sans me dire qui

l’avait apportée.--Il m’avait dit qu’il vous connaissait beaucoup.--Je

ne connais personne qui s’appelle Ernest.» Enfin, mon cher ami,--à force

de causer, j’apprends une partie du mystère et je devine l’autre. Madame

de*** m’avait vu sept ou huit fois arrêté devant sa porte, occupé à

regarder les statues; elle a reçu deux lettres renfermant des

déclarations d’amour où il y avait cette phrase banale: «Les instants

les plus doux de ma vie sont ceux que je passe à contempler les lieux où

vous êtes.» Elle me soupçonnait amoureux d’elle, elle m’a attribué des

lettres. A quelques jours de là, comme elle sortait en voiture avec une

femme, sa compagne m’a vu et a dit: «Tiens! M. Alfred de Bussault!--Qui!

ce jeune homme?--Oui, vous ne le connaissez pas?--Non, vous le

connaissez?--Oui, un jeune artiste,--un homme de talent.--Une figure

noble et intéressante.»

--Ohé! monsieur Alfred, interrompit ici l’auditoire, qui vous a rapporté

ce dialogue?

--Personne, cela fait partie de ce que je devine.

--Ah! très-bien, je comprends.

--On ne veut pas répondre par écrit; comme on me l’a dit, on sera plus

hardie en plein salon; il faut m’inviter à une soirée; mais comment

faire? A quelques jours de là, on amène la conversation sur les jeunes

artistes; on dit qu’on a entendu dire de moi le plus grand bien. M.

Ernest,--sorte de sigisbée, de _patito_, dont on accepte l’amour, les

soins et les corvées, sans lui rien rendre, mais qui, étant toujours là,

finira peut-être par trouver un moment, M. Ernest a une manie, c’est de

se dire lié avec toutes les personnes qui jouissent de quelque

réputation, pour se donner du relief, il dit: «Ah! Bussault, je le

connais beaucoup.--Amenez-le donc à une de nos soirées; mais prenez la

chose sur vous auprès de mon mari: je lui ai refusé d’inviter quelques

personnes, et je ne tiens pas assez à voir M. Bussault pour m’exposer à

ce que monseigneur m’impose des conditions.--Très-bien, je vous

l’amènerai;--je demanderai à votre mari une invitation pour un de mes

amis.» Or, il arrive que M. Ernest, qui ne me connaît pas, a mis

simplement la lettre d’invitation chez moi, se proposant de trouver

quelqu’un qui me le présente avant le jour du bal. Une affaire de

famille l’a obligé de quitter Paris pour quelques jours. Enfin, j’ai

obtenu, pour ce soir, la permission d’aller passer un quart d’heure,

rien qu’un quart d’heure, auprès de madame de ***, qui est souffrante

et fermera sa porte. Charmante soirée!

--Je comprends alors ta préoccupation; mais tout me paraît un peu bien

invraisemblable. Franchement, découds la broderie, et dis-moi ce qu’il y

a de vrai au fond de ton histoire.

--Je le veux bien; voici l’exacte vérité, sans broderie, sans le moindre

ornement. Je pensais, en fumant, à une lettre d’invitation que j’ai

reçue pour une soirée chez madame de ***, que je ne connais pas, ce

qui m’a étonné. La soirée était pour avant-hier, et ce que je viens de

te dire est ce que je pensais qui serait peut-être arrivé si j’avais eu

un habit noir, et si, par conséquent, j’avais pu y aller.

FIN DU QUATRIÈME VOLUME.

TABLE DES MATIERES

1842

JUIN.--Un feuilleton de M. Jars, membre de la Chambre des députés.--Les

vieilles phrases et les vieux décors.--Les enseignements du théâtre.--Un

nouveau cerfeuil.--Les circonstances atténuantes.--M. Jasmin.--Un

peintre de portraits.--La refonte des monnaies.--M. Lerminier.--M.

Ganneron.--M. Dosne.--M. l’Herbette.--M. Ingres.--M. Boilay.--M.

Duvergier de Hauranne.--M. Étienne.--M. Enfantin.--M. Enouf.--M.

Rossi.--Le droit de pétition.--M. l’Hérault.--M. Taschereau.--M.

d’Haubersaert.--M. Bazin de Raucou.--Madame Dauriat.--Les tailleurs.--M.

Flourens.--Le _Journal des Débats_, Fourier et Saint-Simon.--Pétition de

M. Arago.--Le droit de visite.--Un éloge.....1

JUILLET.--Dédicace à la reine Pomaré.--Dissertation sur les

tabatières.--La cuisine électorale.--_Am Rauchen_ 26

AOUT.--Mort du duc d’Orléans.--La Régence.--Le duc de Nemours et

la duchesse d’Orléans.--M. Guizot.--Un curé de trop.--Humbles

remontrances à monseigneur Blancart de Bailleul.--Un violon de

_Stra_, dit _Varius_.--Fragilité des douleurs humaines.--Sur les

domestiques.--Correspondance.--M. Dormeuil.--Une foule d’autres

choses.--M. Simonet.--Une Société en commandite.--Quelques

annonces.--M. Trognon. M. Barbet.--M. Martin.--M. Poulle.--M.

Pierrot.--M. Lebœuf.--M. Michel (de Bourges).--M. Dupont (de

l’Eure).--M. Boulay (de la Meurthe).--M. Martin (du Nord), etc.--_Am

Rauchen._--_Wergiss-mein-nicht._ 54

SEPTEMBRE.--La justice.--Ce qu’elle coûte.--Et pour combien nous en

avons.--De quelques gargotiers faussement désignés sous d’autres

noms.--Un directeur des postes.--Un gendarme et un voyageur.--Sur

les chiens enragés.--La Régence.--Le duc de Nemours.--La Chambre des

pairs.--M. Thiers.--M. de Lamartine.--Crime d’un carré de papier.--La

Tour de François 1er et le _Journal du Commerce_.--Une montagne.....79

OCTOBRE.....107

NOVEMBRE.--Les inondés d’Étretat, d’Yport et de Vaucotte.--Le roi

Louis-Philippe et M. Poultier, de l’Opéra.--Un philosophe moderne.--Les

femmes et les lapins.--_Une mesure inqualifiable._--M. Lestiboudois.--M.

de Saint-Aignan.--Un dictionnaire.--Le véritable sens de plusieurs

mots.--A. et B.....137

DÉCEMBRE.--Économie de bouts de chandelles.--Les alinéa.--Une lettre

de faire part.--Qui est le mort?--Le _Télémaque_ et M. Victor

Hugo.--Le procès Hourdequin.--M. Froidefond de Farge.--Un poëte.--Les

philanthropes et les prisonniers de Loos.--M. Dumas, M. Jadin, et

Milord.--Une lettre de M. Gannal.--M. Gannal et la gélatine.--Une

récompense.--Le privilége de M. Ancelot.--Amours.--Les chemins de

fer.--L’auteur des GUÊPES excommunié.--Un Dieu-mercier.--Ciel dudit.--Un

marchand de nouveautés donne la croix d’honneur à son enseigne.--Le

chantage.--Histoire d’une innocente.--Histoire d’une femme du monde et

d’un cocher.--Dictionnaire français-français.--Suite de la lettre _B._

169

1843

JANVIER.....201

FÉVRIER.....224

MARS.--Le vendredi 13 janvier.--A monseigneur l’archevêque de

Paris, pour les besoins de l’Église.--La grande politique et

la petite politique.--Chandelle et lumière.--M. Lehoc.--Le

dieu Cheneau.--Les _Guêpes_ refroudroyées.--Messieurs les

savants et mesdames leurs inventions.--M. de Lamartine et les

journaux.--Sur quelques décorations.--Chiromancie.--Catholique.--M.

Jouy.--Ciguë.--Confiscation.....230

AVRIL.--A M. Arago (François).--Le dieu Cheneau.--M. de

Balzac.--Quirinus.--Un mot.--Une ordonnance du ministre de la guerre.--A

M. le rédacteur en chef du journal l’_Univers religieux_.....248

MAI.--Exécution de Besson.--Un rouleau d’or sauvé.--Invitation à

déjeuner noblement refusée.--La Trappe.--Saint Philippe et saint

Jacques.--Une idée érotique du préfet de police.--Discours de

l’archevêque de Paris et réponse du roi.--Le peuple et les badauds.--M.

Pasquier et M. Seguier.--D’un voleur qui voit la mauvaise société.--Une

profession nouvelle.--Un député aimable.--M. Arago a rompu avec les

comètes.--L’enquête de la Chambre sur les élections de Langres,

d’Embrun et de Carpentras.--Le député de Langres et le député de

Saint-Pons.....262

JUIN.--Le déluge.--On demande une famille honnête.--Suppression du mois

de mai.--La rançon du mois de mai.--_Plus de mal de mer!_--Opinion de

madame Ancelot sur une pièce de madame Ancelot.--Les douaniers de M.

Gréterin.--Utilité de la langue latine pour une profession.--M. le

préfet de police faisant de la popularité.--La liste civile.--Les hommes

du pouvoir et le peuple.--Le jury.--Les circonstances atténuantes.--Le

bagne.--Brest.--Le duc d’Aumale.--Noble impartialité des journaux.--De

la liberté des cultes en France.--M. Fould.....281

JUILLET.--La rançon acceptée.--Une nouvelle fleur.--Suppression de

l’homme.--Les défenseurs de la veuve et de l’orphelin.--Jugement

de Salomon.--Une conspiration.--Le _Napoléon_.--Les anciens et

les modernes.--MM. Ponsard, Hugo, Dumas, etc.--_Lucrèce._--M.

Odilon Barrot.--Les oiseaux sinistres.--M. Villemain.--Honneurs

clandestins.--Trouville.--Une annonce.--Les circonstances

atténuantes.--Le dieu Cheneau.--Une invitation......297

FIN DE LA TABLE DU QUATRIÈME VOLUME.

Paris.--Imprimerie A. WITTERSHEIM, 8, rue Montmorency.

NOTES:

[A] Voir les _Guêpes_ du mois dernier, page 54.

[B] _Pour_ fait ici partie d’un vers qui fait partie d’une épigramme

licencieuse. Le _Courrier français_ a mis _pour_, au contraire, dans une

phrase on ne saurait plus décente, et dont la mère peut, sans danger,

permettre la lecture à sa fille.

[C] Voir, pour les précédents Nisards, le numéro de février.

[D] Le père du roi Louis-Philippe.

[E] Louis XVI.

[F] Le roi actuel.

[G] Louis XVII, mort au Temple.

[H] Femme du comte de Provence, depuis Louis XVIII.

[I] Depuis Charles X.

[J] Le duc de Berri et le duc d’Angoulême.

[K] Voir aux notes de la _Dédicace_.

[L] Voir les notes.

[M] Voir les notes.

[N] Cela a été pris en considération, mais on a dépassé le but.

[O] En relisant les _Guêpes_ pour cette nouvelle édition,--j’avais

effacé ce chapitre, qui n’est qu’une réponse à une attaque faite un peu

légèrement en ce temps-là contre moi dans un journal. Les lecteurs des

_Guêpes_ savent mon admiration pour Balzac.--Le journal n’existait plus;

il ne m’était resté aucune aigreur contre le grand écrivain.--Mais un

hasard m’apprend que l’article du journal auquel je réponds ici a été

recueilli et figurera dans les œuvres complètes de Balzac.--Je dois

donc, à mon grand regret, conserver la réponse comme on conserve

l’attaque.

A. K.

* * * * *

On a effectué les corrections suivantes:

RERAIN=> REFRAIN {pg v1-159}

faiblessee xtrême=> faiblesse extrême {pg v1-26}

r enfermer dans une caisse=> renfermer dans une caisse {pg v1-48}

la verdure était aunie=> la verdure était jaunie {pg v1-59}

danses poohibées par la police=> danses prohibées par la police {pg

v1-169}

l’oiseau qui passse=> l’oiseau qui passe {pg v1-182}

Un pélerinage=> Un pèlerinage {pg v1-188}

Failes-_la_ asseoir et rafraîchir=> Faites-_la_ asseoir et rafraîchir

{pg v1-190}

pas camplice de l’attentat=> pas complice de l’attentat {pg v1-191}

les utensiles de cuisine=> les ustensiles de cuisine {pg v1-208}

M. Jean-Pierre Lutaudu=> M. Jean-Pierre Lutandu {pg v1-219}

corps d’ofciers=> corps d’officiers {pg v1-220}

à propos de la découverte fatie par un savant=> à propos de la

découverte faite par un savant {pg v1-220}

tragédies de M. Ladières=> tragédies de M. Liadières. {pg v1-226}

Les guêpes ­— séries 3 & 4 · 第 46 / 47 段