M. Dupuis a laissé comme écrits:

L'Origine de tous les cultes ou religion universelle, 3 volumes in-4º

avec atlas et en 12 volumes in-8º, 1794.

Plusieurs fragments de cet ouvrage furent publiés dans le «_Journal des

Savants_» et dédiés à l'académie des inscriptions.

Plus tard ces fragments furent réunis dans l'«_Astronomie de_ _Lalande_»

et donnés séparément en un volume in-4º sous le titre:--Mémoire sur

l'origine des constellations et sur l'explication de la fable par

l'astronomie.

On raconte que dans la crainte de blesser les âmes religieuses et de

s'attirer la haine des dévots, M. Dupuis fut sur le point de détruire le

manuscrit de ce grand travail. C'est sa femme qui aurait caché le fruit

de tant de veilles, pour le soustraire aux flammes, et ne l'aurait rendu

que sous la promesse formelle de sa publication prochaine.

En effet, son apparition excita une vive curiosité; les louanges et les

critiques affluèrent à son auteur avec un entrain formidable. Il y eut

même de vives controverses, car s'il y eut des admirateurs pour son

talent littéraire, ceux-ci ne partageaient pas du tout ses idées.

Il est incontestable que cette œuvre, remplie de données les plus

hardies, a coûté à M. Dupuis un travail énorme qu'il sut présenter avec

une intelligence supérieure.

«Ce n'est plus par des raisonnements que nous chercherons à prouver que

l'univers et ses parties, considérées comme autant de portions de la

grande cause ou du grand être, ont dû attirer les regards et les

hommages des mortels. C'est par des faits et par un précis de l'histoire

religieuse de tous les peuples, que nous pouvons démontrer que ce qui a

dû être a été effectivement, et que tous les hommes de tous les pays,

dès la plus haute antiquité, n'ont eu d'autres dieux que les dieux

naturels, c'est-à-dire le monde et ses parties les plus actives et les

plus brillantes, le ciel, la terre, le soleil, la lune, les planètes,

les astres fixes, les éléments, et en général tout ce qui porte le

caractère de cause et de perpétuité dans la nature. Peindre et chanter

le monde et ses opérations, c'était autrefois peindre et chanter la

divinité.»

Voilà ce que l'auteur de l'_Origine des Cultes_ s'est efforcé de nous

démontrer dans son travail colossal.

En 1798, il fit de l'_Origine de tous les Cultes_ un «abrégé» qui devint

sous la Restauration un des principaux ouvrages de la propagande

anti-religieuse, et qui lui attira une quantité de partisans. Cet

«abrégé» eut plusieurs éditions et réimpressions sous le titre:

--Origine de tous les cultes ou religion universelle. Edition nouvelle

soigneusement revue et corrigée d'après l'édition publiée sous les yeux

de l'auteur, augmentée de ses observations sur le zodiaque de Denderah,

etc., par M. Augis. 13 vol. in-8º, avec atlas in-4º, 1835-1837. _Paris,

Rozier._

--De l'origine de tous les cultes. Nouvelle édition, 1 vol. in-12, 1869.

_Décembre-Alonnier._, 3 fr. 50

--Abrégé de l'origine de tous les cultes. 3 vol. in-32, 1879. _Librairie

de la Bibliothèque Nationale._ Forme les tomes 240 et 242 de la

Bibliothèque Nationale. 0 fr. 75

--Abrégé de l'origine de tous les cultes, suivi du christianisme par

Benjamin Constant, avec une notice et des notes critiques par B.

Saint-Marc. In-12, 1881. _Garnier._3. fr.

--L'origine de tous les cultes. Edition populaire complète, in-12,

1883._Librairie anticléricale._ 1 fr. 50

On a également de M. Dupuis:

--Dissertation sur le zodiaque de Denderah, 1806.

Comme quoi Napoléon n'a jamais existé ou, Grand erratum source d'un nombre infini d'errata à noter dans l'histoire du XIXe siècle · 第 3 / 5 题