_La Crise tragique de l'artillerie_
..... En ce qui touche, au contraire, la construction et la réparation
du matériel de 75, la courbe n'a pas subi d'inflexion. Le canon de 75
se compose, en effet, vous le savez, de trois parties essentielles:
l'affût, le frein et le canon proprement dit ou tube.
Si l'on prend les courbes respectives qui correspondent à ces trois
ordres si importants de réparation, on trouve que pour l'affût la
courbe monte de 100 à 220 en janvier pour atteindre 350 le 15 mai; que
pour les freins, la courbe monte, toujours du même point, à 300 au 1er
janvier 1915, à 500 au 1er avril 1915 pour atteindre 600 le 15 mai.
Enfin pour le tube même, on trouve que la courbe arrive, le 1er janvier
1915, au chiffre de 550, pour atteindre 800 au 1er avril et 1.100 le 15
mai 1915.
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De même pour les gros calibres; s'il m'est interdit d'en donner la
nomenclature, il m'est permis d'indiquer que la courbe monte à 350 au
1er janvier 1915 pour dépasser 600 au 1er avril et atteindre 800 au 1er
mai.
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_Discours de M. Millerand, ministre de la Guerre, au Sénat, le 29
juin 1915._
[Illustration]