dans la partie de la vallée du haut Rummel voisine de la ville,
que par le Laurier-Rose qui couvre les bords des ruisseaux, et qui
fournit à la ville son principal combustible, en attendant que
la viabilité des routes mette à bas prix à sa disposition les
richesses forestières de la région montagneuse.]
[Note 9 : Nous avons groupé dans cette liste les plantes qui
croissent, à diverses localités, dans les décombres et les lieux
vagues qui avoisinent la ville.]
[Note 10 : On a dû remarquer qu’un assez grand nombre d’espèces
se trouvent, sur le versant occidental de la montagne de Sidi-Mecid,
à la fois dans les pâturages et dans les moissons. Ce fait
s’explique facilement par le mode de culture des Arabes : les
mêmes terrains ne sont cultivés par eux que d’une manière
intermittente et incomplétement défrichés ; généralement
ils respectent les touffes de broussailles et de plantes vivaces
qu’ils contournent par le sillon de la charrue ; ces touffes
forment ensuite des espèces d’îlots au milieu des champs. De
cette culture encore toute primitive, il résulte nécessairement
que les plantes des terrains cultivés peuvent se retrouver dans
les pâturages, et celles des terrains incultes dans les moissons.]
[Note 11 : Les abréviations _ab._ et _tr. ab._ indiquent que la
plante est abondante ou très abondante à la localité.]
[Note 12 : Nous avons, dans cette liste, fait suivre de la lettre _M._
le nom des plantes qui se rencontrent surtout dans les moissons.]
[Note 13 : Nous avons, dans cette liste, désigné le Djebel Itche-Ali
par l’abréviation _Itch._ et les bois des environs de Lambèse
par _L._]
[Note 14 : Dans les listes, le nom des espèces qui n’ont encore
été observées qu’en Algérie ou dans les deux États voisins,
Maroc et Tunis, est précédé du signe (*). — La rareté ou la
vulgarité des espèces est indiquée, quand il y a lieu, par les
abréviations _C._, _R._, etc., auxquelles nous avons attribué leur
valeur habituelle. — Les abréviations _ab._ et _tr. ab._ indiquent
que la plante est abondante ou très abondante à la localité citée.
Les abréviations dont nous nous sommes servi pour désigner la
distribution géographique générale des espèces sont celles
qui sont généralement adoptées : _Æg._ = Égypte. _Am._
Amérique. _Arab._ = Arabie. _As._ = Asie. _Austr._ =
austral. méridional. _Bal._ = îles Baléares. _Bor._ = boréal,
septentrional. _B. sp._ = Cap de Bonne Espérance. _Can._ =
Iles Canaries. _Cauc._ = Caucase. _Centr._ = central. _Cors._
= Ile de Corse. _Cret._ = Ile de Crète. _Cypr._ = Ile de
Chypre. _Cyr._ = Cyrenaïque. _Dalm._ = Dalmatie. _Eur._ —
Europe, indique que l’espèce est répandue dans presque toute
l’Europe. _Gall._ = France. _Georg._ = Géorgie. _Gorg._ =
Iles du Cap vert. _Graec._ = Grèce. _Hisp._ = Espagne. _It._ =
Italie. _Lus._ = Portugal. _Lib._ = Mont Liban. _Mad._ = Ile de
Madère. _Mar._ = Maroc. _Med._ = Méditerranée, indique que la
plante est commune à plusieurs points du bassin méditerranéen
tant à l’ouest qu’à l’est. _Med. occ._ = partie occidentale
du bassin méditerranéen. _Med. or._ = partie orientale du
bassin méditerranéen. _Melit._ = Ile de Malte. _Mesop._ =
Mésopotamie. _Natur._ = naturalisé. _Occ._ = occidental. _Or._
= orient. _or._ = oriental. _Palæst._ = Palestine. _Pers._ =
Perse. _Ross._ = Russie. _Rumel._ = Roumélie. _Sard._ = Ile
de Sardaigne. _Sib._ = Sibérie. _Sic._ = Sicile. _Spont._
= spontané. _Syr._ = Syrie. _Tauri._ = Crimée. _Ting._ =
Tanger. _Trip._ = Régence de Tripoli. _Tun._ = Régence de Tunis.]
[Note 15 : Le Pêcher nous avait été indiqué, par quelques
habitants, comme croissant dans les montagnes de Batna ; mais il
est probable que cette indication est erronée, et n’est due
qu’à une confusion avec le _Prunus prostrata_, qui, en raison de
la forme des feuilles et de la couleur des fleurs, peut facilement
être pris pour le Pêcher par des observateurs non exercés. Une
erreur du même genre avait été commise pour le _Prunus insititia_,
que l’on considérait comme le type sauvage de l’Abricotier.]
[Note 16 : Pour plus de brièveté, nous avons dans cette liste
désigné le versant oriental par la lettre _E._, et le versant
septentrional par la lettre _N._ ; les abréviations _inf._, _moy._,
_sup._, placées à la suite de ces lettres indiquent que la plante
croît dans la partie inférieure, moyenne ou supérieure de ces
versants. — Par l’abréviation _Pât. inf._, nous avons désigne
les pâturages de la région montagneuse inférieure, à la base
orientale du Djebel Tougour, au voisinage de la maison des gardes
environ de 1200-1300 mètres d’altitude. — Par l’abréviation
_Pât. moy._, nous avons désigné les pâturages de la région
montagneuse moyenne s’étendant de la base nord du Djebel Tougour à
la base Djebel Bordjem, environ à 1600 mètres d’altitude. — Par
l’abréviation _Roch._, nous avons désigné la bande de rochers, à
environ 1800 mètres d’altitude, étendue de l’est à l’ouest,
et coupant les versants est et nord. — Par l’abréviation _Somm._,
nous avons désigne la partie culminante de la montagne au-dessus
de 2000 mètres d’altitude. — Par l’abréviation _Bordj._,
nous avons désigné le versant méridional du Djebel Bordjem dont la
végétation ne diffère pas sensiblement de celle du Djebel Tougour.]
[Note 17 : Voyez la liste des plantes observées dans les bois des
environs de Lambèse.]
[Note 18 : Ces plantes européennes, de même que les espèces
cultivées qui réclament un terrain meuble, trouvent le
principal obstacle à leur développement dans l’efflorescence
saline qui couvre le sol à sa surface et se durcit dès qu’il
commence à perdre son humidité. Pour obvier dans la culture à
cet inconvénient, il est utile, comme M. Jamin nous l’a fait
observer, de répandre du fumier sur le sol après qu’il a reçu les
façons convenables ; on pourrait obtenir un résultat plus complet
en superposant au fumier des débris herbacés, des fragments de
roseaux ou de feuilles de Dattier qui concourraient efficacement à
s’opposer à la dessiccation du terrain. Dans un grand nombre de
cas, ce dernier procédé serait même peut-être suffisant.]
[Note 19 : Une grande partie des renseignements que nous publions
sur Biskra et ses environs sont dus à MM. BALANSA et P. JAMIN,
qui ont bien voulu, en outre, nous fournir tous les éléments de
l’article sur Saada et ses environs, localité que les circonstances
ne nous ont pas permis de visiter.]
[Note 20 : Voyez dans le _Bulletin de la Société Botanique de
France_, II, 38, le tableau officiel des principales oasis des
Ziban, et du nombre des arbres qui les composent, qui nous a été
communiqué par M. le capitaine Seroka, chef du bureau arabe de
Biskra.]
[Note 21 : Voyez les _Notes sur la culture du Dattier dans les oasis
des Ziban_, que nous avons publiées conjointement avec M. P. Jamin,
_Bulletin de la Société Botanique de France_, II, 36.]
[Note 22 : Voyez les _Notes sur les cultures des oasis des Ziban_,
que nous avons publiées conjointement avec M. P. Jamin, _Bulletin
de la Société Botanique de France_, II, 599.]
[Note 23 : Les végétaux dont le nom est précédé du signe
(†), dans cette liste et dans les suivantes, sont ceux dont
l’acclimatation n’est pas encore assurée ou n’a donné
jusqu’ici que des résultats peu favorables.]
[Note 24 : Nous devons à M. P. Jamin les renseignements que nous
publions sur les sources intermittentes qui avoisinent la fontaine
d’Aïn-Oumach.]
[Note 25 : Voyez, pour l’analyse des eaux de la Fontaine-chaude,
Guyon, _Voyage aux Ziban_, p. 265.]
[Note 26 : Guyon, _Voyage aux Ziban_, p. 180. — Jules Duval,
_Tableau de l’Algérie_, p. 278.]
[Note 27 : Pour plus de brièveté, nous avons dans cette liste
désigné les stations des espèces par les abréviations suivantes :
_All._, alluvion, c’est-à-dire terrains déposés par les eaux ou
qui sont inondés pendant la saison des pluies. — _Cot._, coteaux ou
ondulations du sol très arides, ne présentant généralement qu’un
très petit nombre de plantes annuelles, et des touffes espacées de
plantes vivaces. — _Dépr._, dépressions du sol, ordinairement
argileuses et souvent salées, où l’eau séjourne pendant plus
ou moins longtemps dans la saison des pluies. — _Hum._, lieux
humides, bords des eaux. — _Pl._, plaine, désignation générale
dans laquelle nous avons compris les terrains plats argilo-calcaires
et souvent salés, qui constituent la plus grande partie du Sahara
aux environs de Biskra. — _Rav._, ravins, ordinairement profonds,
creusés par les ruisseaux, et à sec pendant la plus grande partie
de l’année. — _Roch._, rochers. — _Sabl._, sables. — _Sal._,
terrains salés.]
[Note 28 : Nous avons, dans cette liste, désigné par _All._
les alluvions de l’Oued Abdi ; par _Roch. sup._ les rochers de
la portion de la montagne qui domine le village ; par _Roch._ les
rochers du versant de la même montagne qui regarde la vallée de
l’Oued Abdi.]
[Note 29 : Dans cette liste, nous avons désigné par _Plat._ les
plateaux entre Beni-Souik et Ménah ; — par _Rav._ le ravin de
l’Oued Bouzina ; — par _M._ la vallée de Ménah proprement dite,
à environ 900 mètres d’altitude ; les plantes dont le nom est
suivi de cette indication ont été, pour la plupart, observées
soit dans les cultures, soit au bord des eaux ; — par _Cot._
les coteaux de la vallée.]
[Note 30 : Dans cette liste, nous avons désigné par _Cot._ la partie
pierreuse et déboisée du coteau au-dessus du village de Chir ;
— par _Vall._ la portion de la vallée entre Chir et Haïdous.]
[Note 31 : Nous avons dans cette liste, pour plus de brièveté,
désigné par _M._, le Djebel Mahmel, et par _G._, le Djebel
Groumbt-el-Dib ; les lettres _n._ et _s._, placées à la suite des
lettres qui représentent le nom de ces montagnes indiquent qu’il
s’agit de leurs versants nord ou sud ; _somm._, placé de la même
manière, indique leur sommet ; — _Tl._ désigne le village de
Télet ; _Ch. inf._ et _Ch. sup._ désignent les champs qui sont sur
la pente sud au-dessous ou au-dessus de Télet ; _Tl. sup._ désigne
les parties incultes du versant méridional au-dessus de Télet,
comprises environ entre 1500 et 2000 mètres d’altitude ; —
_Plat._ indique le plateau situé à environ 2000 mètres d’altitude
à la base méridionale des Djebel Mahmel et Groumbt-el-Dib ;
— _Fedj._ représente Fedj-Geurza, c’est-à-dire la partie
supérieure de la vallée de l’Oued Abdi, où ce cours d’eau
prend sa source ; l’abréviation _cot._, placée à la suite de
_Fedj._, indique les coteaux boisés qui limitent au nord la vallée
de Fedj-Geurza et se continuent avec la pente sud du Djebel Mahmel.]
[Note 32 : Voir Guyon, _Voyage aux Ziban_, p. 144.]
[Note 33 : Nous désignons dans cette liste par _Ch._ les champs
cultivés ; — par _Pât._ les terrains en friche et les pâturages
de la vallée de l’Oued Essora, au-dessous d’Aïn-Turck,
c’est-à-dire d’une portion de cette vallée, à environ 1,200
mètres d’altitude.]
[Note 34 : Le _Pinus Halepensis_ est surtout exposé à cette
dernière cause de dépérissement, car son écorce, employée
surtout pour la tannerie et la préparation des outres, est un objet
de commerce important avec les tribus sahariennes.]
[Note 35 : Le versant nord se divise naturellement en partie
boisée et en partie déboisée, la partie boisée vers Aïn-Turck,
s’étend de la vallée de l’Essora jusqu’à environ 250 mètres
du sommet, c’est-à-dire d’environ 1200 jusqu’à 2150 mètres
d’altitude. — Nous avons désigné le versant nord par _N._ ; —
_F. inf._ indique la partie inférieure de la forêt qui s’étend
depuis l’Oued Essora jusqu’à l’altitude d’Aïn-Turck,
c’est-à-dire une zone comprise entre 1200 et 1500 mètres
d’altitude ; — _F. moy._ indique la zone moyenne de la forêt
comprise entre 1500 et 1800 mètres d’altitude ; — _F. sup._
indique la partie supérieure de la forêt comprise environ entre 1800
et 2150 mètres d’altitude ; — par l’abréviation _Turck._,
nous avons désigné les environs d’Aïn-Turck ; — _Pât. sup._
désigne les pâturages du pic principal ; — _Somm._ indique le
sommet de la montagne ; — _S._ désigne la partie supérieure de
la pente sud, que nous n’avons explorée qu’à quelques centaines
de mètres au-dessous du sommet ; — _Pât._ désigne les pâturages
des pics secondaires du Cheliah.]
[Note 36 : Dans ce tableau, nous avons, pour plus de brièveté,
désigné par _Const._ la région méditerranéenne intérieure.]
[Note 37 : Nous devons à MM. Durieu de Maisonneuve, Balansa et
Choulette de précieux renseignements sur la végétation de la
région littorale.]
[Note 38 : Consulter pour la région littorale, comme pour les
suivantes, le _Tableau résumant pour chaque région ses principales
affinités de Géographie botanique_.]
[Note 39 : Nous devons à M. Durieu de Maisonneuve de nombreux
renseignements sur la végétation de la région méditerranéenne
intérieure. — M. de Marsilly a bien voulu nous communiquer les
résultats de ses herborisations aux environs de Constantine.]
[Note 40 : MM. Balansa et du Colombier ont contribué à
l’exploration de la région des hauts-plateaux aux environs
de Batna.]
[Note 41 : Les observations météorologiques recueillies à Batna,
sous la direction de M. le général Desvaux, viennent confirmer
les données de la statistique botanique, en démontrant que le
climat de la région des hauts-plateaux de la province de Constantine
présente de grandes analogies avec celui des pays tempérés. Nous
nous bornerons à donner ici la moyenne des températures observées
à Batna en 1853.
_Températures moyennes observées à Batna en 1853_.
+----------+---------+-----------------------+-------+-------+
| | | MOYENNE DES | | |
| 1853. | NOMBRE | TEMPÉRATURES. |MAXIMUM|MINIMUM|
| — | des | | du | du |
| MOIS. |observat.| 8 h. | Midi. | 5 h. | mois. | mois. |
| | | matin.| | soir. | | |
+----------+---------+-------+-------+-------+-------+-------+
| | | ° | ° | ° | ° | ° |
|Janvier | 31 | 3,71 | 8,60 | 8,76 | 12 | 0 |
| | | | | | | |
|Février | 28 | 2,95 | 7,86 | 7,62 | 14 | 1 |
| | | | | | | |
|Mars | 31 | 3,00 | 10,45 | 10,65 | 15 | 0 |
| | | | | | | |
|Avril | 30 | 9,33 | 15,83 | 15,77 | 22 | 4 |
| | | | | | | |
|Mai | 31 | 13,87 | 20,20 | 21,30 | 30 | 6 |
| | | | | | | |
|Juin | 15 | 15,60 | 23,26 | 24,20 | 29 | 13 |
| | | | | | | |
|Juillet | 31 | 23,68 | 30,70 | 33,35 | 37,30| 18 |
| | | | | | | |
|Août | 31 | 24,42 | 29,61 | 32,40 | 36 | 21 |
| | | | | | | |
|Septembre | 30 | 19,38 | 24,10 | 25,48 | 33 | 13 |
| | | | | | | |
|Octobre | 31 | 14,81 | 19,23 | 19,71 | 25 | 9 |
| | | | | | | |
|Novembre | 30 | 8,23 | 12,73 | 15,42 | 20 | 2 |
| | | | | | | |
|Décembre | 31 | 5,52 | 8,92 | 8,95 | 14 | 3 |
| +---------+-------+-------+-------+-------+-------+
| | | | | | ° | ° |
|Année | 350 | | | | 37,30| 0 |
| | | | | | | |
| | | ° | ° | ° | | |
|Moyennes | | 11,95 | 17,45 | 18,29 | | |
|de l’année| | | | | | |
+----------+---------+-------+-------+-------+-------+-------+
Nous devons ajouter comme corollaire à ce tableau qu’à Batna,
en 1853, il a plu tous les mois de l’année, et que les mois où
la pluie a été la plus fréquente ont été mai, octobre, novembre
et décembre ; il a neigé en janvier, février, mars, novembre et
décembre ; la dernière neige est tombée dans la plaine le 27 mars,
et la première le 28 novembre.]
[Note 42 : MM. Balansa et du Colombier nous ont fourni d’utiles
documents sur la végétation de la région montagneuse. — Mon
ami M. T. Royer, ancien capitaine du génie, et M. Thoman ont bien
voulu faire tous les calculs pour la détermination des altitudes
d’après nos observations barométriques ; toutes ces altitudes ont
été calculées en prenant pour base les moyennes des observations
recueillies par nous à Philippeville et à Batna.]
[Note 43 : Les explorateurs qui ont le plus contribué à faire
connaître la végétation de la région saharienne sont MM. Balansa,
Guyon, Hénon, P. Jamin et Reboud.]
Note du transcripteur :
Page 31, " Ononix Natrix " a été remplacé par " Ononis "
Page 33, " — annua Wickstr. " a été remplacé par " Wikstr. "
Page 38, " Cerastium Atlantium " a été remplacé par " Atlanticum "
Page 62, " Kalbfussia Salzmanni Schulz. Bip. " a été remplacé
par " Schultz. "
Page 69, " qui apparait dans " a été remplacé par " apparaît "
Page 89, " Clamydophora pubescens " a été remplacé
par " Chlamydophora "
Page 90, " Dæmia cordata " a été remplacé par " Dœmia "
Page 101, " [Sinapis]— arvenis " a été remplacé par " arvensis "
Page 141, " Monocotydélones " a été remplacé par " Monocotylédones "