«C'est à vous que je voudrais confier le soin de le peindre et de le

raconter; votre esprit prématuré vous a mise à portée, dès votre

première jeunesse, de juger de son âge mûr; vous ne l'avez presque pas

quitté, vous pourriez mieux que personne, tant d'après ses récits que

d'après ceux des autres, le suivre dans tout le cours de sa vie, qui

ressemble à une longue navigation à petit vent sur une eau tranquille;

et, présenté par vous dans ses véritables traits, cet homme, si souvent

offert à la risée de ses contemporains, pourrait prétendre aux

applaudissements de la postérité.»

Le résultat fut qu'on ne donna aucune suite aux idées de Mme Durival et

que les œuvres littéraires de Panpan demeurèrent dans l'éternel oubli.

Quand l'Institut fut constitué, Boufflers fut appelé à en faire partie.

En 1805 il prononça l'éloge de son oncle le maréchal de Beauvau et aussi

celui de l'abbé Barthélemy. Il s'empressa d'envoyer ses discours à Mme

Durival et il lui disait en même temps les attaques injustes et

violentes auxquelles ses opinions l'exposaient. Il lui écrivait très

noblement:

«Vous avez paru contente de l'éloge de M. Barthélemy?. J'aime bien mieux

que vous en jugiez d'après vous que d'après quelques journalistes, qui

pourraient ou trop l'exalter ou trop le dépriser, selon qu'ils auront le

noble courage de soutenir les hommes accusés de philosophie, ou l'audace

honteuse de les insulter; ce n'est pas que je sois d'aucun parti, car

tout parti a un projet, et je n'en ai point d'autre que de vieillir

tranquillement; mais, dût-il m'en coûter le repos de ma vie, je m'en

tiens à penser selon ma raison et à parler selon ma pensée, également

éloigné de vouloir maîtriser l'opinion d'autrui, ou asservir la mienne;

du reste, je ne me mêle d'aucune querelle, quoiqu'on m'en fasse

beaucoup, et je n'y réponds que par le mépris qui est dû à des ennemis

qu'on ne connaît pas. Souvent même je jouis intérieurement de

l'absurdité de presque toutes les injures que je reçois et je me

persuade au moins que ceux de qui elles me viennent n'en pensent rien.»

Jamais le chevalier ne laisse parler son cœur comme avec Mme Durival.

Elle était la grande amie de sa mère, elle est pour lui la dernière

survivante d'une époque adorable à jamais disparue. Il aime à lui

raconter sa vie, à lui parler de son intérieur, de sa femme, et il le

fait en termes délicieux:

«Cet intérieur est plus heureux que s'il était plus brillant. En perdant

mes avantages, mes biens et mes espérances, j'ai vu que je n'avais perdu

que des apparences et que la réalité me restait. Tout notre véritable

avoir consiste dans la pensée et le sentiment, et à cet égard chaque

homme est au dedans de lui une vraie mine, plus ou moins riche...

«Toutes mes affections sont à peu près concentrées dans une personne que

vous feriez l'héritière de votre passion pour ma mère, comme j'en ai

fait l'héritière de son nom. Vous retrouveriez presque à chaque instant

la même âme, les mêmes goûts, le même esprit, la même égalité dans le

fonds, la même variété dans la forme, et ces caprices innocents, et ces

traits inattendus, et cette grâce indéfinissable, et en même temps cette

simplicité incorruptible que nous avons admirée dans votre ancienne amie

jusque dans les dernières années...

«En disant, en vérité, que notre fortune nous suffit, c'est lui faire

honneur et à nous encore davantage. Cependant Horace ne nous a pas

trompés en nous disant tant de bien de la médiocrité; il n'y a que

manière de s'y prendre avec elle pour en tirer parti; elle ressemble à

un instrument borné, mais qui suffit à un virtuose, et qui a le mérite

de garder mieux l'accord parce qu'il a moins de cordes. Une grande

fortune a trop de tenants et d'aboutissants, elle exige encore plus de

vous qu'elle ne vous donne... enfin un grand vaisseau est toujours plus

difficile à gouverner qu'une chaloupe.

«Vous parlerai-je à présent de ma demeure? J'en ai deux, l'une à la

campagne, mais c'est à peu près comme celles du rat de ville et du rat

des champs, c'est-à-dire deux trous. Dans notre appartement de ville

nous remplaçons un commissaire de quartier que l'humidité en avait

chassé. Quant à notre maison de campagne, elle conviendrait mieux à un

vicaire qu'à un curé, mais elle a du moins, à nos yeux, le mérite de

nous appartenir.

«Tout notre domaine consiste dans un assez grand jardin fruitier et

potager qui promet beaucoup au printemps, et qui, selon la triste

coutume de la nature, tient peu en automne. Mais ce jardin, tantôt béni,

tantôt maudit, nourrit ses maîtres et même il les abreuve, car j'y ai

une petite vigne avec un petit pressoir, et nous avons le bon esprit, et

peut-être la bonne bêtise, de trouver notre vin le meilleur des environs

de Paris à plus de vingt lieues à la ronde; et nous trouvons du moins

qu'il n'y a point de plus douce ivresse que de s'enivrer à son tonneau.»

Il achève de peindre sa situation morale par cette phrase exquise et

d'une si charmante philosophie:

«Voilà ma situation: si je n'ai pas davantage, c'est la faute du sort;

si je n'ai point assez, c'est la mienne.»

Pas une lettre du chevalier où il ne couvre d'éloges la vieille amie de

sa mère, où il ne rende justice pleine et entière aux rares qualités de

son esprit et de son cœur. En 1806 il lui écrit encore:

«Paris, 4 octobre 1806, rue Verte Saint-Honoré, no 36.

«... Vous vous ressemblerez donc toujours, chère et brave amie,

c'est-à-dire que vous serez toujours nouvelle et que personne autre ne

vous ressemblera jamais. Le temps a beau faire, il n'a pas plus de prise

sur votre esprit que le fer sur le diamant, et s'il y touche, c'est pour

le brillanter... Tâchez, si jamais le sort me permet de revoir ma

patrie, que j'y retrouve au moins celle qui, avec ma mère, en faisait

l'ornement. Je vous vois d'ici comme je vous ai vue pendant les deux

charmants jours que j'ai passés à Sommerviller, vous mettant tout

naturellement à la portée de chacun, et au-dessus de tous par la

simplicité de vos manières et la hauteur de vos sentiments; montrant

sans affectation et sans effort comment il faut supporter les coups de

la fortune, les peines de la vie et même l'injustice des hommes; aidant

les uns de vos conseils, les autres de vos bienfaits, répandant, pour le

bonheur de tout ce qui vous entoure, votre âme, votre esprit et le peu

qui vous reste d'argent, car on a pu vous empêcher d'être riche, mais

non pas d'être généreuse.»

A partir de 1807, Mme de Boufflers commença à souffrir de rhumatismes

très douloureux et elle se trouvait souvent dans l'impossibilité de

marcher. On lui conseilla les eaux de Plombières et elle s'y rendait

chaque année dans l'espoir de trouver un soulagement à ses maux. Le

chevalier l'y accompagnait toujours et il était impossible de voir mari

plus tendre, plus attentif pour sa vieille compagne; il ne la quittait

jamais; tantôt on le voyait lui donnant le bras pour l'aider à marcher;

tantôt, quand les souffrances étaient trop vives, il la traînait dans

une petite voiture en l'entourant de soins maternels.

Touchée d'une si persistante affection, Mme de Boufflers écrivait à son

fils le 31 juillet 1809:

«J'ai pu aujourd'hui monter sur les montagnes avec ce bon petit père qui

me portait un peu, non sur son dos, mais sur son bras, car il est d'une

complaisance extrême pour moi et l'édification de tout Plombières. Tout

le monde dit qu'on n'a jamais vu un aussi bon mari.»

En 1810, pendant son séjour annuel à Plombières, Boufflers apprit que

Mme Durival venait d'être frappée de paralysie et que la marche lui

était devenue impossible; c'est la malade elle-même qui s'était chargée

d'annoncer la triste nouvelle. Le chevalier lui écrit pour la consoler

ces lignes touchantes:

«Plombières, ce 1er septembre 1810.

«Ne vous plaignez ni du sort ni du temps, ma trop aimable amie. Je

m'attristerais pour toute autre de ce que vous me dites de vous et des

échecs que l'âge vous a portés, parce que je la croirais malheureuse;

mais vous, si vous l'étiez, vous pécheriez contre vous-même et contre je

ne sais quel bienfaiteur invisible qui, depuis que nous ne sommes plus

jeunes, se plaît à vous dédommager au centuple de tout ce que vous

perdez, et remplace pour vous des fleurs par des diamants.

«Le don de penser vaut mieux cent fois que jeunesse et richesse

ensemble, mais le don d'aimer le surpasse encore, et je vois, et je lis

avec délices, que ce vilain monstre invisible, qui rogne tout en

attendant qu'il abîme tout, vous a laissé votre cœur tout entier. La

paralysie n'a pas été jusque-là.»

On se rappelle qu'en 1786, après la mort de Mme de Boufflers, le prince

de Beauvau avait envoyé à Mme Durival, en souvenir de la fidèle amie

qu'elle venait de perdre, une boîte enrichie de diamants, précieux

souvenir de famille.

En 1810, peu après son attaque de paralysie, Mme Durival, croyant sa fin

prochaine, voulut restituer cette relique au chevalier, comme un nouveau

gage d'amitié et d'intérêt. Elle chargea son amie, Mme Noël, qui se

rendait à Paris, de la remettre à Boufflers. Ce dernier, touché d'une si

délicate attention, répond à Mme Durival:

«Ce 24 septembre 1810.

«Il faut que vous ayez presque autant d'esprit que de bonté, chère amie:

je dis _presque_, parce que ce qui vaut le mieux est sûrement ce dont

vous avez le plus. Vous avez deviné ce qui me charmerait, ce qui me

toucherait de préférence à tout le reste dans les souvenirs de notre

ancienne félicité, et vous m'envoyez ce que j'ai vu cent fois, mille

fois dans les mains de ma (j'ai pensé dire de notre) pauvre mère, et

qui a toujours l'air de m'annoncer qu'elle va reparaître d'un moment à

l'autre dans ma chambre. Je cherche des paroles pour vous exprimer ce

que je sens, vous seule pourriez me les fournir...»

«Nous avons vu, Mme de Boufflers et moi, Mme Noël avec un vrai plaisir.

Elle m'a paru digne de la fée qui a présidé à son éducation, et la

manière dont elle m'a parlé de vous m'a prouvé que son esprit s'était

élevé jusqu'à vous juger, c'est-à-dire à vous admirer, ce qui est

synonyme[212].»

[212] Ainsi que nous l'avons déjà dit, ce sont les descendants

directs de Mme Noël qui, avec la plus extrême obligeance, nous

ont confié les documents dont ils avaient hérité de Mme Durival.

Il ajoute:

«Je vous envoie mon essai _Sur le libre arbitre_, dont on a dit plus de

mal que je n'en pense, avec deux pauvres petits contes qui m'ont paru

avoir assez de succès. Le métier d'écrire, même pour vivre, serait fort

joli, si on n'avait pas d'ordinaire encore plus _d'ennemis_ écrivains

que _d'amis_ lecteurs... mais c'est l'armée de Cadmus et ces braves

gens-là voudraient s'entretuer jusqu'au dernier.»

«Portez-vous de votre mieux, chère amie; conservez soigneusement la

moitié de votre personne et tâchez de retrouver l'autre. Et pourquoi ne

viendriez-vous pas pour cela à Bourbonne, où ma femme compte aller

l'année prochaine pour mettre la dernière main à sa guérison que les

eaux de Plombières n'ont fait qu'ébaucher. Mais dans tous les cas, nous

faisons le ferme propos d'aller à Sommerviller respirer l'air de

l'amitié, que je regarde comme la médecine universelle.»

A la lettre de son mari Mme de Boufflers avait ajouté ces quelques

lignes:

«Je suis trop accoutumée à partager les sentiments de M. de Boufflers

pour ne pas me réjouir d'avance du plaisir qu'il se promet et qu'il veut

me procurer. Et comment ne pas aimer une personne qui lui conserve une

si douce amitié, et qui met tant de grâce et de délicatesse dans sa

manière de le lui prouver? Permettez-moi, madame, de joindre ma

reconnaissance à la sienne et de vous demander une petite part dans des

sentiments qui font son bonheur.»

En 1813 Mme de Boufflers éprouva une des plus douloureuses émotions de

sa vie. Elle avait pour son fils Elzéar une affection profonde et elle

souffrait cruellement quand il n'était pas auprès d'elle. Or le

malheureux jeune homme s'était épris pour Mme de Staël d'une passion si

violente qu'il passait sa vie à Coppet, aux pieds de l'enchanteresse.

Boufflers, ému de la douleur de sa femme, ne craignit pas de s'adresser

à Mme de Staël elle-même pour la supplier de renvoyer ce jeune homme à

une mère désespérée. Enfin on put arracher Elzéar aux charmes de Coppet

et le ramener sous le toit maternel. Mais une correspondance ardente

trompait les rigueurs de la séparation. Quelle fut la douleur de Mme de

Boufflers quand un matin, à cinq heures, la police fit irruption dans

son domicile, et qu'elle vit son fils arrêté et enfermé à Vincennes. Il

était accusé de correspondance avec les ennemis de l'État.

Mme de Boufflers mit en mouvement tous ses amis pour obtenir la liberté

du prisonnier.

Le chevalier, de son côté, fit les démarches les plus actives en faveur

de son beau-fils; certes il ne pouvait cacher qu'il avait été en

relation avec la «pernicieuse» Mme de Staël, mais il «engageait sa tête»

(ce n'est point, disait-il, une manière de parler) que de sa vie on

n'aurait plus un reproche à lui faire[213].

Grâce à ces démarches, le jeune homme finit, après plusieurs mois de

détention, par être rendu à sa mère.

Le 15 juin 1814, Boufflers fut nommé par le roi administrateur

adjoint de la bibliothèque Mazarine. Il ne devait pas jouir

longtemps de ces nouvelles fonctions. Sa santé devenait de jour

en jour plus critique, bientôt il lui fut impossible de quitter sa

chambre; après avoir langui quelques jours, celui qui appelait

plaisamment la vie «une maladie mortelle», et qui avait été un des

hommes les plus spirituels et les plus brillants de son temps,

s'éteignait tristement et obscurément, le 19 janvier 1815, dans

son modeste logis de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Il était

âgé de 77 ans[214].

[213] Le chevalier aimait beaucoup Elzéar de Sabran. Il disait de

lui: «Je le considère comme mon fils, il n'y manque que la

façon.»

[214] Voici l'acte de décès du chevalier:

«Du 19 janvier mil huit cent quinze à midi, acte de décès de

Monsieur Stanislas-Jean, marquis de Boufflers, ancien maréchal des

camps et armées du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de

Saint-Louis et de la Légion d'honneur, membre de l'Académie

française, décédé hier, en son hôtel, rue du faubourg

Saint-Honoré, no 114, à quatre heures du matin, âgé de

soixante-dix-sept ans, marié à dame Françoise-Éléonore Dejean de

Manville.

«Le comte Elzéar DE SABRAN; BERTSCHER;

RENDU.»

Occupé des autres jusqu'à ses derniers moments, il disait qu'il

préférait laisser à ceux qu'il aimait un doux souvenir plutôt que des

regrets douloureux et il avait demandé qu'on inscrivît sur sa tombe ces

seuls mots: «Mes amis, croyez que je dors[215].»

Ses volontés furent respectées et ces quelques mots furent gravés sur la

petite colonne qu'on éleva sur sa sépulture au Père-Lachaise, entre les

tombeaux de Delille et de Saint-Lambert.

Mme de Boufflers survécut douze ans à son mari. «Ses malheurs et ses

infirmités n'avaient pu altérer son égalité d'humeur: toujours bonne,

toujours aimable, elle conservait ce charme qui plaît et qui attire, a

écrit d'elle Mme Vigée-Lebrun.»

Elle eut la douleur, en 1826, de perdre sa fille Delphine de Custine,

minée par son amour pour Chateaubriand.

Elle la suivit de près dans la tombe, car elle succomba le 27 février

1827.

[215] Il avait autrefois composé pour lui-même cette épitaphe:

CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT;

QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT,

POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGE

QUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.

Elle avait composé pour elle-même cette épitaphe:

A la fin, je suis dans le port,

Qui fut de tout temps mon envie;

Car j'avais besoin de la mort

Pour me reposer de la vie.

Mme Durival mourut en 1819 dans sa petite campagne de Sommerviller, où

se trouve encore sa tombe.

Avec elle s'éteignait la dernière représentante de toute cette brillante

pléiade, qui avait fait autrefois l'éclat et le charme de la cour de

Lunéville, de tous ces aimables Épicuriens que nous avons suivis à

travers leur existence, et que nous avons vus peu à peu vieillir,

s'attrister et disparaître dans l'éternel repos.

En cherchant à reconstituer les gracieuses figures de Mmes de Boufflers,

de Boisgelin, de Sabran, de Lenoncourt, de Brancas, de Durival, etc.,

les spirituelles physionomies du chevalier, de Panpan, de Saint-Lambert,

de Cerutti, etc., nous avons eu particulièrement pour but de faire un

tableau de la vie intime d'une certaine classe de la société au

dix-huitième siècle, et pour lui donner un cachet de sincérité

indiscutable, nous avons voulu que tous nos personnages fussent «peints

par eux-mêmes». Nous nous sommes donc volontairement effacé et nous leur

avons laissé la parole le plus souvent possible. Mais en pénétrant dans

leur vie de chaque jour, en prenant part à leurs joies, à leurs peines,

à leurs faiblesses, nous avons fini par croire que nous vivions nous

aussi dans leur intimité, et nous les avons bientôt considérés comme

des amis, des amis très chers, très attachants.

C'est avec une mélancolie profonde que nous disons un éternel adieu à

toute cette petite société que nous avons eu tant de charme à évoquer et

dont la fréquentation, depuis quelques années, a fait toute la douceur

et tout l'agrément de notre vie.

Puissions-nous l'avoir sauvée de l'oubli et avoir inspiré pour elle à

nos lecteurs quelque sympathie!

TABLE DES MATIÈRES

AVERTISSEMENT I

PRÉFACE V

CHAPITRE PREMIER

1766-1767

La Lorraine après la mort de Stanislas.--Départ des principaux

personnages de la Cour.--Le maréchal de Bercheny, le comte

de Tressan, l'abbé Porquet, la marquise de Lenoncourt, etc.,

quittent Lunéville 1

CHAPITRE II

1766-1767

Départ de Mme de Boufflers pour le Languedoc.--Son séjour à

Toulouse.--Correspondance avec Voltaire.--Mme de Boufflers

à Paris.--Elle va prendre les eaux de Plombières.--Projets de

voyage en Suisse 16

CHAPITRE III

1768-1770

Séjour de Mme de Boufflers à Paris.--Ses relations: la maréchale

de Mirepoix, la maréchale de Luxembourg, la comtesse de Boufflers,

la vicomtesse de Cambis, la comtesse de Boisgelin, Saint-Lambert,

le prince de Bauffremont, Mme du Deffant, etc.--Évolution

de la société 33

CHAPITRE IV

1768-1770

Séjour de Mme de Boufflers à Paris.--Sa correspondance avec

Panpan 50

CHAPITRE V

1767-1771

Le chevalier de Boufflers à Paris.--Ses succès.--Ses poésies

légères.--Son adoration pour sa mère.--Ses relations avec le

duc et la duchesse de Choiseul 77

CHAPITRE VI

1769-1770

Mariage du duc de Chartres.--Présentation de Mme du Barry.--Mme

de Mirepoix consent à voir la favorite.--Elle se brouille

avec son frère.--Mme du Deffant et la marquise de Boufflers.--«Les

oiseaux de Steinkerque».--Saint-Lambert.--Le poème des

_Saisons_.--Clément au Fort l'Évêque 96

CHAPITRE VII

1770

La marquise de Lenoncourt quitte Paris.--Mme de Boufflers songe

à suivre son exemple 111

CHAPITRE VIII

1770-1771

Départ du chevalier de Boufflers pour la Hongrie.--Son séjour

au camp des Confédérés.--Ses déceptions.--Son retour à Vienne 130

CHAPITRE IX

1771

Exil du duc de Choiseul.--Réception du prince de Beauvau à

l'Académie.--Disgrâce du prince.--Mme de Boufflers et le

prince de Bauffremont.--Voyage de M. de Bauffremont à

Chanteloup.--Mme de Boufflers à Montmorency.--M. de Bauffremont

achète une propriété dans la vallée.--Tressan vient également

s'y installer 150

CHAPITRE X

1771

Retour de Mme de Boufflers en Lorraine.--Joie de tous ses amis.--La

demeure de Panpan à Lunéville.--Mme Durival à Sommerviller.--La

duchesse de Brancas et le château de Fléville.--L'abbé

Quénard.--Cerutti.--Son intimité avec Panpan et

Mme Durival 169

CHAPITRE XI

1771-1772

Correspondance de Mme de Boufflers avec Panpan 185

CHAPITRE XII

1773-1774

Voyage de Mme de Boufflers à Paris.--Les assiduités du prince

de Bauffremont.--Correspondance avec Panpan.--Mort de

la princesse de Talmont.--Dîner du jour de l'an chez

Mme du Deffant.--Surprise à Mme de Luxembourg.--Mort de

Louis XV.--Réconciliation de M. de Beauvau et de Mme de

Mirepoix.--Mort du marquis de Boufflers.--Maladie grave

du chevalier 208

CHAPITRE XIII

1775-1777

Mme de Boufflers et Mme de Lenoncourt à Nancy.--Leur désir

d'avoir Panpan auprès d'elles.--Résistance de Panpan.--Mauvaise

santé de Mme de Lenoncourt. 230

CHAPITRE XIV

1775-1776

Correspondance du chevalier de Boufflers avec Mme de Boisgelin 247

CHAPITRE XV

1775-1778

Difficulté de retrouver l'acte de naissance du chevalier de

Boufflers.--Épidémie d'influenza à Paris.--Le remède de

Tressan.--Mme de Mirepoix se casse la jambe.--Mme de Boufflers

loue la Malgrange à son fils.--Le chevalier sous-loue un

pavillon à M. de Bauffremont.--Le prince de Beauvau à

Plombières.--Son séjour à Ferney.--Voltaire à Paris.--Sa mort 266

CHAPITRE XVI

1778

Le chevalier de Boufflers et Mme de Sabran 286

CHAPITRE XVII

1778-1779

Maladie grave de Mme de Boufflers.--Correspondance avec

Panpan.--Supplique de Panpan pour obtenir une pension 310

CHAPITRE XVIII

1779-1781

Maladie du prince de Beauvau.--Il demande à Mme de Boufflers

de venir le voir.--Panpan accompagne la marquise à

Paris.--Agréable séjour dans la capitale.--Guérison de M.

de Beauvau.--Réconciliation de Panpan et de Saint-Lambert 333

CHAPITRE XIX

1779-1780

L'abbé Porquet.--Visite de Mme de Boufflers à Franconville.--Tressan,

Saint-Lambert et Mme d'Houdetot.--Tressan est

nommé à l'Académie.--Mmes de Boufflers et de Mirepoix chez le

duc de Nivernais.--Maladie de Manon.--Départ de Mme de

Boufflers et de Panpan pour la Lorraine 353

CHAPITRE XX

1779-1780

Séjour du chevalier de Boufflers à Douai et à Boulogne 370

CHAPITRE XXI

1780

Goût persistant de Panpan pour la poésie.--Ses vers à Mme de

Boufflers, Mme de Boisgelin, etc.--Joute poétique avec

Mme Durival 389

CHAPITRE XXII

1781-1783

Vie de Mme de Boufflers en Lorraine.--Correspondance avec

Panpan.--Réception de Tressan à l'Académie.--Le chevalier

vient avec son régiment à Joinville.--Ses visites à Nancy et

à la Malgrange 404

CHAPITRE XXIII

1781-1783

La vie à Fléville.--Cerutti à Paris.--Mme Durival perd

sa mère.--Sa douleur 418

CHAPITRE XXIV

1782-1784

Correspondance de Mme de Boufflers avec Panpan.--Mort de

Tressan.--Le magnétisme.--Mesmer.--Les ballons.--Mort

de Mme de Brancas 431

CHAPITRE XXV

1783-1786

Difficultés entre Mme de Sabran et le chevalier de Boufflers.--Mme

de Boufflers et le prince Henri.--Dernière lettre de Mme

de Boufflers.--Départ du chevalier pour le Sénégal.--Son

séjour.--Mort de Mme de Boufflers 449

ÉPILOGUE

CHAPITRE PREMIER

1786-1787

Règlement des affaires d'intérêt.--Séjour de Boufflers à

Paris.--Son départ pour Lorient.--Séjour au Sénégal.--Retour

en France 471

CHAPITRE II

1786-1788

Lettre du prince de Beauvau à Mme Durival.--Panpan obtient

une pension.--Mort de Marianne, de Mme de Bassompierre.--Craintes

de Panpan pour ses pensions.--Sollicitude de Mme de

Boisgelin.--Voyage du chevalier en Lorraine.--Il est nommé à

l'Académie française 487

CHAPITRE III

1788-1793

Pénible situation de M. de Boisgelin.--Ses démêlés avec

Martin.--Cerutti prend parti pour les idées nouvelles.--Sa

mort.--Le prince de Beauvau pendant la Révolution.--Sa

correspondance avec sa nièce.--Mort du prince.--Douleur de

Mme de Beauvau 496

CHAPITRE IV

1794-1803

M. et Mme de Boisgelin devant le tribunal révolutionnaire.--Leur

mort.--Les derniers jours de Panpan.--Mort de l'abbé

Porquet.--Saint-Lambert et Mme d'Houdetot.--Mort de

Saint-Lambert 514

CHAPITRE V

1789-1800

Le chevalier de Boufflers et Mme de Sabran pendant la

Révolution.--Leur séjour à Wimislow.--Leur retour à Paris

en 1800 525

CHAPITRE VI

1800-1825

Correspondance du chevalier avec Mme Durival.--Arrestation

d'Elzéar de Sabran.--Mort du chevalier.--Mort de Mme de

Boufflers.--Mort de Mme Durival 537

PARIS.--TYP. PLON-NOURRIT ET Cie, 8, RUE GARANCIÈRE.--9352.

La Marquise de Boufflers et son fils, le chevalier de Boufflers · 第 30 / 30 段