LA PROTECTION DU GROS GIBIER EN AFRIQUE ORIENTALE.

M. Palluaud, de retour d'une mission dans l'Afrique orientale anglaise et

allemande, faisait connaître tout récemment à la Société de Géographie

comment les Anglais et les Allemands ont limité la destruction des

grands animaux qui pullulent dans la région du lac Victoria-Nyanza.

En premier lieu, la chasse est interdite sur certains territoires; puis,

les permis de chasse, au moins sur territoire anglais, coûtent 1.200

francs et ne donnent que le droit de tuer deux bêtes de chaque espèce.

Il est même défendu de tirer la girafe, qui se fait de plus en plus

rare.

Seule la chasse au lion est libre; mais il est vraisemblable qu'on n'en

abuse pas.

Contrairement à ce qu'on croit généralement, le lion, cependant,

n'attaque pas volontiers l'homme. Il lui préfère les antilopes et les

ânes; et, en réalité, il est moins dangereux pour l'homme que

l'hippopotame, le rhinocéros ou le buffle qui charge en troupe.

L'Illustration, No. 3241, 8 Avril 1905 · 第 22 / 35 题