5. Ces esprits cependant, quelque subtils et imperceptibles qu'ils
soient, se manifestent dans les formes corporelles des êtres; leur
essence étant une essence réelle, vraie, elle ne peut pas ne pas se
manifester sous une forme quelconque.
Voilà le seizième chapitre. _On ne peut ni voir ni
entendre ces esprits subtils_; c'est-à-dire qu'ils
sont dérobés à nos regards par leur propre nature.
Identifiés avec la substance des choses telles qu'elles
existent, ils sont donc aussi d'un usage général. Dans
les trois chapitres qui précèdent celui-ci, il est parlé
de choses d'un usage restreint, particulier; dans les
trois chapitres suivants, il est parlé de choses d'un
usage général; dans ce chapitre-ci, il est parlé tout
à la fois de choses d'un usage général, obscures et
abstraites; il comprend le général et le particulier.
(TCHOU-HI.)
[11] Livre _Ta-ya_, ode _Y-tchi_.