Ces jours derniers est mort un homme qui avait été mêlé, au cours de sa
longue et laborieuse carrière, à toutes les grandis affaires où
l'industrie nationale était engagée comme aux affaires politiques, et
qui disparaît laissant à tous le souvenir d'une belle et loyale
existence de travailleur. Ne en 1809, Béhic entra tout jeune dans
l'administration des finances. A l'âge de vingt et un ans, il fit la
campagne d'Afrique comme payeur de l'armée. Il passa ensuite à
l'inspection des finances. Elu député d'Avesnes en 1846, représentant du
peuple à l'Assemblée législative de 1849, il passa ensuite au Conseil
d'État où il demeura jusqu'en 1851. Il n'était pas rentré dans la
politique depuis plus de dix ans, il était simplement conseiller général
des Bouches-du-Rhône, quand Napoléon III le nomma ministre de
l'agriculture, du commerce et des travaux publics. Il resta quatre ans
ministre et, en 1867, quand il quitta le pouvoir, il fut nommé
grand-officier de la Légion d'honneur. En 1876, il fut élu sénateur de
la Gironde.