GEORGE SAND À BOUCOIRAN

«9 mars 1835.

»Je suis très calme, j'ai fait ce que je devais faire. La seule

chose qui me tourmente, c'est la santé d'Alfred.»

Pendant un mois environ, elle fut en proie à une sorte de maladie de

langueur, puis le calme vint réellement, et bientôt l'indifférence.

Chez Musset, au contraire, l'apaisement parut se faire tout de suite,

mais ce n'était qu'une apparence trompeuse:

J'ai vu le temps où ma jeunesse

Sur mes lèvres était sans cesse

Prête à chanter comme un oiseau

Mais j'ai souffert un dur martyre

Et le moins que j'en pourrais dire,

Si je l'essayais sur ma lyre

La briserait comme un roseau[27]...

Le 21 juillet, il écrivait à son fidèle ami:

Alfred de Musset et George Sand dessins par Alfred de Musset · 第 27 / 98 题