D'ici quelques jours, tu liras sur les journaux le récit de grands
événements. Tu seras fière de songer que ton fils y participe.
Je n'ai nulle crainte que le fardeau de mon commandement soit trop lourd
pour mes épaules. Je saurai en accepter les responsabilités et les
devoirs. D'ailleurs en moi, comme pour la plupart des officiers, il y a
deux hommes: le chef sérieux et juste et qui a plus que son âge; l'homme
privé souvent gosse et aimant à s'amuser. Ils savent tous deux rester à
leur place et ne pas empiéter sur leur domaine.
Mes meilleurs et mes plus tendres baisers.